Après leur premier Conseil des ministres, les membres du gouvernement Rimtalba II, conduits par le Premier ministre himself, ont troqué le Faso Dan Fani, le Koko Dunda et les dossiers contre des pelles, des maillets et des pavés, le samedi 24 janvier 2026, pour prendre part aux travaux d’aménagement du boulevard Thomas-Sankara, sous la houlette de l’Agence Faso Mêbo.
Sur les abords de cette infrastructure emblématique rebaptisée en hommage au Père de la Révolution d’août 1983 et pendant plus d’une heure, l’Exécutif a participé activement à la pose de pavés sur plus de 150 m², tout en apportant une contribution matérielle de 102 tonnes de ciment pour la poursuite du chantier. Un geste fort, à la fois symbolique et concret, qui illustre une volonté affirmée de joindre l’acte à la parole.
Cette présence sur le terrain s’inscrit dans une continuité assumée. En effet, ce n’est pas la première fois que les membres de l’Exécutif s’engagent concrètement aux côtés du peuple dans l’effort national de construction de la Patrie. Le 31 mai 2025, ils avaient déjà contribué à hauteur de 150 tonnes de ciment et participé à la pose de pavés sur l’avenue du Burkina, pour soutenir cette initiative d’intérêt général. Cette constance dans l’engagement traduit une ligne de gouvernance fondée sur l’exemplarité comme socle de l’action publique.
Dans la dynamique de la Révolution progressiste populaire (RPP), cette initiative est symbolique avec à la clé, un message de la gouvernance par l’exemple. Elle rappelle que la construction de la Patrie ne relève pas uniquement des textes, des plans et des institutions, mais aussi de l’engagement quotidien, visible et partagé. En descendant sur le terrain, les dirigeants envoient un signal fort qu’aucun Burkinabè ne doit être spectateur du destin national.
La création récente du ministère de la Construction de la Patrie vient d’ailleurs renforcer cette vision portée par le chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré. Elle consacre institutionnellement l’idée selon laquelle, le développement du Burkina Faso repose d’abord sur ses filles et ses fils, mobilisés autour des valeurs de travail, de solidarité et de responsabilité collective. Faso Mêbo, en tant que chantier du peuple, devient ainsi un espace concret d’appropriation citoyenne.
L’action du gouvernement se veut donc un appel à tous les citoyens, de l’intérieur comme de la diaspora, à apporter leur pierre à l’édifice, selon leurs moyens et leurs compétences. Construire soi-même son pays n’est pas un slogan, mais une exigence historique. Demain, la plus grande fierté sera de pouvoir dire, sans détour : j’y ai contribué.
Dans cet élan collectif, l’exemple venu d’en haut vient renforcer l’engagement à la base. En effet, les différents départements ministériels, les institutions et les structures déconcentrées mettent régulièrement la main à la patte, en faisant des dons ou en contribuant à la confection et la pose des pavés. C’est à cette condition que la vision du président du Faso et de la Révolution progressiste populaire se traduira durablement en routes pavées, en villes assainies, mais surtout en une Patrie unie, plus forte, bâtie par et pour les Burkinabè.
Par Assetou BADOH






