43e session du Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO : Une réunion préparatoire à Ouagadougou le 10 juin 2019

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En prélude à la 4e réunion des experts africains du Groupe 5a de l’UNESCO à Ouagadougou, le 10 juin prochain, les membres du comité d’organisation ont animé une conférence de presse, le mercredi 5 juin 2019 dans la capitale burkinabè. La 43e session du Comité du patrimoine mondial (CPM) de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) se tiendra, du 30 juin au 10 juillet 2019 à Bakou, en Azerbaïdjan. A cet effet, le Burkina Faso qui occupe les postes de vice-présidence et de secrétariat du Groupe africain du CPM organisera la 4e réunion des experts africains du Groupe 5a (Angola, Burkina Faso, Ouganda, Tanzanie et Zimbabwe), du 10 au 14 juin prochain à Ouagadougou. La teneur de ces deux événements majeurs de l’UNESCO a été livrée aux journalistes, le mercredi 5 juin 2019 dans la capitale burkinabè. Selon le Secrétaire général (SG) du ministère de la Culture, des Arts et du Tourisme, Dr Lassina Simporé, le Burkina Faso est le seul pays africain qui sera en compétition à la 43e session du CPM avec la série de sites de métallurgie ancienne d’extraction du fer ( Ronguin, Kaya dans le Sanmatenga, Kindbo dans le Zondoma, Douroula dans le Mouhoun et Békuy dans les Hauts-Bassins) pour l’inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO. L’inscription de ce dossier, a-t-il notifié, si elle venait à aboutir, portera, avec les ruines de Lorépéni dans le Sud-Ouest, et l‘extension du complexe du parc W, à trois, le nombre des biens culturels burkinabè figurant sur la prestigieuse liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Le Burkina Faso a-t-il des chances de voir son bien retenu ? Quels sont les objectifs de la 4e réunion des experts à Ouagadougou ? Qui sont les participants à cette rencontre? Pour inscrire un bien sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, a indiqué M. Simporé, il faut que le pays dispose d’abord d’une liste indicative constituée de biens majeurs. Le Burkina Faso, a-t-il expliqué, a actuellement six biens majeurs parmi lesquels les sites de métallurgie ancienne d’extraction du fer. «L’UNESCO n’inscrit pas de sites similaires sur sa liste. Quand on observe donc la liste des 1000 sites déjà inscrits, l’on ne retrouve aucun bien de ce genre. Cela constitue donc une chance pour le Burkina Faso», s’est-il réjoui. Il a ajouté que les principaux enjeux d’une inscription sur la liste du patrimoine mondial sont, entre autres, la réduction de la dégradation ou l’empêchement de la disparition d’un bien du patrimoine culturel et la sauvegarde des biens uniques et irremplaçables. En ce qui concerne la deuxième question, Dr Lassina Simporé a répondu que cette réunion vise essentiellement une meilleure préparation des dossiers de la 43e session du CPM pour permettre aux experts africains de contribuer efficacement aux discussions concernant la mise en œuvre de la Convention de 1972 et de discuter de la stratégie que la région présentera lors de cette session. «Les experts de 13 pays à savoir l’Afrique du Sud, l’Angola, le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Nigeria, l’Ouganda, le Sénégal, le Togo et le Zimbabwe et les représentants de l’Unité Afrique du Centre du patrimoine culturel de l’UNESCO, le Fonds du patrimoine mondial africain basé en Afrique du Sud, le Bureau régional UNESCO de Dakar, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), la commission de l’UEMOA et celle de la CEDEAO participeront à la rencontre de Ouagadougou», a précisé M. Simporé.

Kowoma Marc DOH kowomadoh@gmail.com

Semaine africaine de l’UNESCO : Le Burkina Faso présent à l’édition 2019

Le Groupe Afrique de l’UNESCO a célébré du 20 au 24 mai 2019 à la Maison de l’UNESCO à Paris, la Semaine africaine sur le thème : «Paix, innovation et développement durable en Afrique». Initiée dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de l’Afrique le 25 mai, la Semaine africaine a été marquée cette année par différentes activités et festivités qui mettent en valeur la richesse du patrimoine et de la diversité culturelle africaine et prônent le rapprochement entre les peuples. Expositions, conférences, projections de films, gastronomie et bien d’autres activités ont meublé les quatre jours de cette manifestation. Le Burkina Faso y était doublement représenté à travers le stand de Madame Marguerite SANKARA qui a mis à la disposition du public des produits artisanaux du pays et le stand des œuvres de l’artiste-peintre Salifoura tenu par Madame Joëlle BOURGEAT. Portraits de deux ambassadrices du Burkina Faso à la Semaine Africaine de l’UNESCO 2019. Madame Marguerite SANKARA, Ambassadrice de l’artisanat burkinabè en France Véritable ambassadrice du savoir-faire burkinabè, Madame Marguerite SANKARA fait la promotion des produits artisanaux «Made in Burkina Faso» dans l’hexagone depuis plus de 30 ans. Dès son arrivée, elle s’y est toujours distinguée à travers des expositions dans certaines villes. A la Semaine africaine, il y avait sur son stand, des pagnes et des habits Faso dan Fani, le foulard «Liwli pendé», des paniers, des chapeaux mossi, du beurre de karité, des objets en bronze, des produits à base de moringa, des colliers, des bracelets, etc. De la première Semaine africaine organisée au siège de l’UNESCO à Paris à l’édition 2019, Madame SANKARA a toujours été présente et pour elle, c’est «un honneur de représenter son pays», avoue-t-elle. Hormis ces manifestations annuelles, Marguerite SANKARA ne s’est jamais lassée de représenter le Burkina dans des foras ou activités culturelles en France. Elle a exposé au SIAO 2012 organisé à Paris, plusieurs fois au Grand Prix d’Afrique à l’hippodrome de Vincennes, à Rouen et devrait honorer d’autres invitations dans les mois à venir. Parallèlement, notre «ambassadrice» dirige une association dénommée «SONGRE» qui vient en aide aux enfants démunis de sa province, le Passoré. Avec l’aide de partenaires et de bonnes volontés, elle lutte contre la déscolarisation et le travail des enfants, l’exode de ces derniers des campagnes vers les grandes villes. C’est dans ce sens qu’elle a pu construire deux salles de classe qui abritent 62 élèves à Nambéguian près de Yako dans le Passoré. En sus, elle prend en charge les frais de scolarité et les fournitures scolaires de ces enfants sans oublier un soutien inestimable aux femmes en contribuant à réduire la pénibilité du quotidien de ces dernières par la construction de forages d’eau. Madame Marguerite SANKARA pense que le développement du Burkina Faso incombe à tous ses fils. «Même loin de la mère Patrie, chacun peut apporter sa pierre à la construction du Faso», affirme-t-elle. Elle n’entend pas s’arrêter en si bon chemin et espère jouer sa partition aussi longtemps que possible.

Service presse de l’ambassade du Burkina à Paris

Mise en œuvre des recommandations du forum des femmes : Les députées échangent avec Alassane Bala Sakandé

Le président de l’Assemblée nationale, Alassane Bala Sakandé, a successivement reçu en audience, le jeudi 6 juin 2019 à Ouagadougou, les femmes députées, une délégation de la Fédération burkinabè de karaté do et le Syndicat des secrétaires du Burkina Faso (SYNASEB). Les femmes membres du Parlement burkinabè sont préoccupées par la mise en œuvre des recommandations du forum des femmes, tenu le 15 février 2019 à Ouagadougou. Elles ont rencontré le président de l’Assemblée nationale, Alassane Bala Sakandé, le jeudi 6 juin 2019. A l’issue de l’entretien, la porte-parole des députées, par ailleurs 4e vice-présidente du parlement, Elise Thiombiano, s’est confiée : «Le forum des femmes, tenu le 15 février 2019, a formulé des recommandations et nous sommes venues échanger avec le président de l’Assemblée nationale, Alassane Bala Sakandé, sur la suite réservée à ces conclusions». Selon la députée, à la fin de la rencontre qui a regroupé des délégations de femmes venues de toutes les régions du pays, un rapport contenant les principales attentes des femmes du Burkina Faso avait été transmis au chef du Parlement. «Mais nous avons estimé qu’il était opportun de le rencontrer physiquement et discuter des possibilités de mise en œuvre effective de ces recommandations», a-t-elle indiqué. Les femmes ont également évoqué avec le chef du Parlement la loi sur le quota genre qui connaîtra bientôt une révision en vue de corriger les «imperfections» constatées dans son application. «Nous avons prévu organiser des ateliers dans deux régions pour partager davantage le contenu de cette rencontre avec nos sœurs, étant donné que toutes ne pouvaient pas faire le déplacement de Ouagadougou», a fait savoir Mme Thiombiano. Elle a poursuivi, que ces ateliers régionaux seront mis à profit pour aborder l’épineuse question de la loi sur le positionnement des femmes sur les listes des partis politiques et surtout voir comment harmoniser l’initiative du Parlement avec les textes en cours d’élaboration au ministère de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Cohésion sociale. A en croire les «honorables», le président de l’Assemblée nationale est resté dans sa dynamique, celle de soutenir les femmes. «Il s’est investi personnellement dans l’organisation du forum qui a été un succès. Il a réaffirmé sa disponibilité à accompagner la mise en œuvre des recommandations faites par les femmes et même à envisager des projets de lois visant à faciliter l’application de certaines telles que l’élection d’au moins une femme députeé par province», a laissé entendre la cheffe de délégation. A la suite des femmes députées, c’est à une délégation de la Fédération burkinabè de karaté do que Bala Sakandé a ouvert ses portes. Conduite par son président, Oumarou Yugo, la fédération est venue présenter des médailles obtenues récemment lors d’une compétition régionale, tenue à Abidjan en Côte d’Ivoire. La rencontre avec le Syndicat national des secrétaires du Burkina Faso (SYNASEB) a mis fin aux audiences de cette journée.

Selon le secrétaire général dudit syndicat, Bourama Ouattara, avec le président Bala Sakandé, il a été question des difficultés auxquelles le corps des secrétaires est confronté, notamment celle en lien avec la carrière professionnelle. «Nous avons essayé en vain de rencontrer le ministre en charge de la fonction publique et nous estimons que c’est un mépris qui ne peut être toléré», s’est-il indigné.

Beyon Romain NEBIE nbeyonromain@yahoo.fr

Ouagadougou, capitale des quatre pattes ?

Dans la capitale du pays des Hommes intègres, les animaux divaguent en toute indépendance et c’est une lapalissade de dire qu’ils dérangent. Depuis que les ânes et les moutons ont été élevés au rang de «Ouagalais », la citoyenneté marche à quatre pattes dans une cité qui n’a plus droit de cité. La divagation des animaux ne fait plus partie des trois luttes, des trois principaux maux nationaux. Elle est devenue un droit animal national banal non écrit ni dit mais accepté par des hommes plus tolérants qu’indolents. Désormais, il faudra intégrer les animaux dans le cercle mal fermé d’une intégrité « humainement » discutable. Mais si seulement ces nouveaux usagers hors pairs avaient au moins leurs papiers de divagation délivrés par qui de droit. Si seulement ils avaient leur laisser-passer de racaille dans la pagaille, nous ne piperions mot. Quand la cité commence à marcher à quatre pattes, il faut « bêtement » reconnaître que le monde à l’envers est possible et existe même. Quand les valeurs tant prônées hier sont révolues et obsolètes, l’honneur devient un vulgaire leurre en lambeaux. Quand des animaux toutes espèces confondues bêlent et hennissent en sautillant en pleine ville-capitale, qu’est-ce qui est encore vraiment capital dans ce monumental capharnaüm ? En attendant le vote des bêtes domestiques, les bœufs, les moutons, les ânes, les porcs et les chiens refusent de poiroter dans un enclos à l’ère de la liberté sans autorité. C’est une belle avancée pour le règne animal, car après avoir réussi à voyager avec les hommes, les animaux réclament le droit de divagation en circulation et ce, sans concession. Désormais à la libre circulation des biens et des personnes, il faudra ajouter un alinéa : la libre circulation des bêtes. Après tout, l’homme est un « animal social » et c’est sa capacité à favoriser un « vivre-ensemble » sincère avec les autres animaux qui fera de lui un animal humain sans animosité, plus évolué que le bipède pensant mal pensé. Hier, un bataillon d’ânes a failli renverser un corbillard en plein cœur de Ouagadougou, à Ouaga 2000. Pendant que nous étions dans le cortège de la douleur, d’imbéciles équidés à l’euphorie débordante ont débouché au galop sur la voie publique. Entre rancœur et dépit, le cortège s’est ébranlé un instant avant de reprendre sa procession lugubre. Au prochain feu, c’est une horde de moutons pourchassée par une meute de chiens enragés qui patrouillaient en pleine chaussée. Ils jouaient au trouble-fête entre les roues du même cortège. Au-delà de la peine qui nous animait, je me suis demandé où nous allions, où nous irons avec ça ! Pendant que le cortège était en branle, un chauffeur de camion qui ne devait même pas être là à cette heure-là, fit sortir avec insistance sa main pour demander à une partie du cortège de le laisser passer. Là, mon cœur a failli faire tonneau. Il y a des concitoyens dont la dignité ne dépasse pas le sabot d’un équidé. A qui appartiennent ces bêtes qui arpentent nos avenues et créent la chienlit dans la cité ? Y a-t-il quelqu’un pour répondre et qui est-ce ? Si c’est cela le « vivre-ensemble » tant clamé, il faut prendre au moins le temps d’assembler ce qui se ressemble. Sinon, la cohésion tant cherchée risque d’être un hybride mastodonte impotent qui arrive en claudiquant. Si nous ne sommes pas capables de dresser nos animaux domestiques à la maison, à quoi ressemblent nos enfants ? Si nous sommes incapables de les mettre en enclos, quoi d’autre pouvons-nous vraiment garder en lieu sûr ? Au-delà des faits, la divagation des animaux est l’expression même du relâchement civique au point culminant de l’échelle des responsabilités. La transhumance animale en pleine ville est le baromètre qui ne trompe pas sur notre acception et notre perception du développement. Mieux, cette divagation est le signe que le chant du cygne retentit. Mais encore faut-il l’entendre pour prétendre le comprendre. Finalement, où sont les Burkinabè qui menaient des battues républicaines dans le bastion des chiens errants de la capitale ? Où est passée l’autorité qui mettait en fourrière ces animaux contre paiement de pénalités conformément aux textes? A qui appartiennent ces animaux que l’on peine à « déclasser » de la circulation ? Le jour où vous touchez à un seul poil de ces animaux, des citoyens plus éclairés que des lampes tempêtes sont capables de battre le macadam pour réclamer justice devant l’autorité. Le jour où vous heurterez un de ces animaux du désordre, vous pourrez subir la furie de l’incurie en mal d’écurie. Et vous comprenez que l’incivisme est de plus en plus un patrimoine national « classé » que l’on ne pourra jamais déclasser sans reclasser les mentalités mal placées. En attendant le vote des bêtes domestiques, personne ne se sent obligé de changer ou de faire changer. Ouagadougou n’est pas que la capitale des deux roues; elle est désormais la capitale des quatre pattes et ce n’est pas au sens figuré. C’est au sens propre, même si ça sent la crotte dans la grotte.

Clément ZONGO clmentzongo@yahoo.fr

Relecture du code pénal: Mettre fin à la «démoralisation» des troupes

L’hebdomadaire conseil des ministres s’est tenu le jeudi 6 juin 2019 au palais de Kosyam. Parmi les dossiers à l’ordre du jour, le gouvernement a adopté un projet de loi de relecture du code pénal. Le gouvernement a passé un cap dans sa volonté de punir les actes de nature à démoraliser les Forces de défense et de sécurité (FDS) engagées sur le terrain. Le dossier a été à l’ordre du jour du conseil des ministres du 6 juin 2019 et un projet de loi modificatif de l’actuel code pénal, adopté le 31 mai 2018, sera transmis à l’Assemblée nationale avant la fin juin, à l’occasion de sa session extraordinaire. Le ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Porte-parole du gouvernement, Rémis Fulgance Dandjinou, l’a expliqué à l’issue des travaux du conseil. «L’actualisation du code pénal vise à renforcer la lutte contre le grand banditisme, les moyens d’action des FDS en les protégeant contre certaines publications qui peuvent être de nature à les démoraliser ou à saper l’efficacité de leur intervention ou leur opération et à protéger la dignité et l’honneur des victimes dans certains crimes et délits ainsi que leurs proches», a indiqué M. Dandjinou. Le ministre a précisé que l’idée qui a sous-tendu le processus de modification est de garantir la liberté d’expression tout en protégeant l’opérationnalité des forces de l’ordre sur le terrain. «On a vu par exemple des scènes de crimes terroristes publiées sur les réseaux sociaux. Le nouveau code doit permettre d’avoir un minimum de quiétude dans le travail de nos FDS», a souligné Rémis Dandjinou. Il a fait cas également d’un décret modificatif du décret du 30 décembre 2011 portant conditionnement et étiquetage des produits du tabac au Burkina Faso. De ses explications, on retient que le nouveau texte définit le positionnement des messages sanitaires sur les conditionnements de tabac et les différents types de conditionnement, et cela, en accord avec l’industrie du tabac. L’on retiendra que le précédent décret qui fait l’objet de modification n’a jamais été respecté, malgré le lobbying des organisations de lutte contre la consommation du tabac. Par ailleurs, le gouvernement a adopté un décret portant déclaration d’utilité publique urgente du projet de construction du boulevard périphérique de Ouagadougou, voie de contournement Nord et Sud. Selon le porte-parole du gouvernement, l’adoption de ce décret va permettre d’engager la procédure de la commission ad hoc pour poursuivre les autres étapes afin que les travaux puissent effectivement commencer. Le ministre est par la suite revenu sur certains sujets d’actualité. A propos de la levée de la mesure de suspension des autorisations d’achat d’armes à feu civiles, M. Dandjinou a soutenu que le département de la Sécurité avait senti, à un moment donné, la nécessité de clarifier certaines questions. «Il a estimé aujourd’hui qu’il pouvait autoriser de nouveau. Cette mesure touche un certain nombre d’acteurs que sont les chasseurs», a-t-il relevé. Concernant le décret régissant les motivations des agents du ministère en charge des finances, le ministre a dit n’avoir pas vérifié si le texte correctif a été pris, mais il a supposé que cela l’a été. Quant à une précédente annonce du gouvernement sur la vérification des diplômes des agents de la Fonction publique, Remis Dandjinou est resté évasif. «Très prochainement ; ça va être finalisé, donc on attend la finalisation», a-t-il dit, insistant sur le fait qu’il ne s’agit pas d’une chasse aux sorcières.

Fabé Mamadou OUATTARA

11es UACO L’équipe scientifique installée

Le Conseil scientifique des 11es Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO) a été installé dans ses fonctions par le ministre en charge de la communication, Remis Fulgance Dandjinou, le lundi 3 juin 2019, dans la capitale burkinabè. Ils sont 11 leaders du secteur de l’information et de la communication au Burkina Faso à assurer le Conseil scientifique des 11es Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO). Ils ont été installés dans leurs fonctions, le lundi 3 juin 2019 à Ouagadougou, par le ministre de la Communication et des relations avec le Parlement, Remis Fulgance Dandjinou. Pour le ministre, les UACO sont un grand rendez-vous de la promotion de la communication sur le continent. «C’est un cadre international d’échanges et de partages d’expériences regroupant les experts et des professionnels de l’information et de la communication autour des enjeux et des défis du secteur», a indiqué le ministre Dandjinou. Et le conseil scientifique, aux dires du ministre, se veut l’unité centrale chargée de la conception et de la mise en œuvre du contenu scientifique de l’évènement. Il veille non seulement à la qualité des thèmes et sous-thèmes qui seront abordés, mais aussi à la cohérence des programmations des communications. D’où le choix justifié de 11 fins limiers de la communication et du journalisme au Burkina Faso. «Le conseil scientifique est d’une grande importance pour le succès des UACO. Il est de vigilance scientifique», a dit Remis Dandjinou. Pour l’édition de 2019, le thème central est : «La communication géopolitique de l’Afrique et des pays africains : construire une autre image». De 2004 à 2017, le gouvernement s’est dit satisfait du déroulement de cette rencontre africaine, car a précisé M. Dandjinou, les UACO ont pu traiter à cette période de 15 thématiques pertinentes et plus d’une cinquantaine de sous-thèmes. «Les UACO se sont bonifiées au fil des ans, et l’engouement suscité est certain, mais chaque édition est un défi au plan organisation», a prévenu le porte-parole du gouvernement. Wanlé Gérard COULIBALY

La finale de la honte !

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La sentence est tombée hier, 5 juin 2019 à Paris ! Le Comité exécutif (ComEx) de la Confédération africaine de football (CAF), en réunion d’urgence, a décidé que la finale-retour de la Ligue des champions africaine, Espérance Sportive de Tunis-Wydad Athlétic club de Casablanca (WAC), sera rejouée sur un terrain neutre, après la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2019. Le score du match aller (1-1) est conservé et les Tunisiens devront rendre les médailles et le trophée de vainqueur. C’est la conséquence du spectacle désolant que le football africain a donné à voir le 31 mai 2019 à Radès, en Tunisie. En effet, ce jour-là, au stade de Radès de Tunis, le match entre l’Espérance sportive et le WAC a été interrompu à la 58e mn, pendant que l’Espérance menait 1-0. En cet instant précis, les visiteurs inscrivent un but, synonyme d’égalisation et qui maintenait ipso facto un suspense, puisqu’au match aller disputé le 24 mai à Rabat, la confrontation s’était soldée par un score de 1-1. Pendant que les Marocains jubilaient, coup de tonnerre, l’arbitre gambien, Bakary Papa Gassama, invalide le but, pour position avancée du buteur. Place donc au triste spectacle de joueurs qui prennent à partie l’arbitre, d’échauffourées par-ci, par-là et d’un président de la CAF, Ahmad Ahmad, himself, qui descend sur la pelouse pour parler aux arbitres. Il n’en fallait pas plus pour que les Marocains protestent énergiquement auprès de l’arbitre pour exiger la VAR, l’assistance vidéo. Mais impensable, inimaginable, pour une finale, la VAR qui était pourtant annoncée n’était pas opérationnelle. Que peut donc faire l’arbitre face à cette requête justifiée des Marocains ? Des pourparlers s’engagent, des échauffourées aussi. Le président de la CAF, Ahmad Ahmad et les téléspectateurs du monde entier sont médusés par le refus catégorique des Marocains de reprendre la partie. Celle-ci ne reprendra plus, après 1h30 d’arrêt. L’Esperance de Tunis est alors sacrée championne. Pourtant, lors de la finale-aller, disputée une semaine plus tôt, les Marocains s’étaient vu refuser deux buts, et la Fédération royale marocaine de football était montée au créneau, protestant énergiquement et déposant une réclamation auprès de la CAF contre l’arbitrage de l’Egyptien Gehad Grisha. La CAF a reconnu la pertinence de la réclamation marocaine après le visionnement des faits de jeu incriminés. Conséquence, l’arbitre a été suspendu pour 6 mois. Après la réunion du ComEx de la CAF, le WAC semble donc avoir été rétabli dans ses droits. Cependant la véritable inquiétude qui hante les acteurs du football africain est de savoir si la VAR qui sera utilisée à partir des quarts de finale de la CAN qui débute le 21 juin prochain en Egypte tiendra la route. En effet, si la CAF est incapable de faire fonctionner l’assistance vidéo en un ou deux matchs, pourra-t-elle le faire pour les matchs des quart, demi et finales de la compétition ? C’est dire donc qu’en cas de dysfonctionnement, les contestations seront légion et la CAF doit revoir sa copie puisque l’utilisation de la VAR commence à entacher sérieusement l’image du continent et de son football. Lorsque l’on veut faire appel à des technologies pour améliorer les choses, il faut se donner les moyens. Il faudra donc à l’instance dirigeante du football africain d’être réaliste et de prendre la bonne décision les jours à venir. L’image du continent a été déjà trop écornée. En attendant, la finale de la honte se rejouera après la CAN. Barthélemy KABORE & Jean-Marie TOE

Assemblée nationale: la majorité parlementaire juge le bilan satisfaisant

La majorité parlementaire a animé, le mercredi 5 juin 2019, une conférence de presse sur la première session ordinaire de l’Assemblée nationale. Le bilan du travail parlementaire ayant permis l’adoption de 42 projets de lois est «satisfaisant» pour l’alliance. Les députés des groupes parlementaires du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) et Burkindlim qui forment la majorité parlementaire sont satisfaits du bilan de la première session ordinaire de l’Assemblée nationale, clôturée le 3 juin 2019. Ils l’ont fait savoir au cours d’une conférence de presse, tenue le mercredi 5 juin dernier au siège du parlement à Ouagadougou, pour faire le point du travail parlementaire des trois mois écoulés. Selon le président du groupe parlementaire MPP, Alexandre Siguian Tapsoba, ce sont au total 42 projets de lois qui ont été adoptés au terme des 90 jours de session. Les plus emblématiques sont, entre autres, les projets de lois portant sur la mise en œuvre du Traité sur le commerce des armes, l’organisation judicaire et le Code de procédure pénale. Sans oublier les textes sur la réglementation de l’état d’urgence et de l’état de siège au Burkina Faso. Quant aux conventions de rectification d’accords de prêts, leur montant cumulé s’élève à plus de 768 milliards F CFA destinés à renflouer les caisses de l’Etat burkinabè principalement pour le financement des projets de développement au profit des populations. Au nombre de ces projets, Alexandre Tapsoba a cité la construction de la route Tougan-Ouahigouya, l’implantation d’une usine de transformation de tomates et de mangues, le Projet d’appui à l’enseignement supérieur (PAES) et le programme de développement des économies locales dans sept régions du pays dont celles du Sahel, du Nord, de l’Est et de la Boucle du Mouhoun touchées par les attaques terroristes. Dans l’exercice du contrôle de l’action gouvernementale, l’exécutif a été interpellé par les députés à travers des questions orales et des questions d’actualité. Les missions parlementaires effectuées dans des pays amis du Burkina Faso ainsi que la participation de députés aux travaux des Parlements communautaires viennent compléter la liste des résultats engrangés pendant la session des lois qui vient de s’achever. «Pas de vote mécanique» Ces acquis ont été obtenus dans un contexte particulier, de l’avis du principal animateur de la rencontre. «Cette session a été assez éprouvante mais passionnante. Le combat pour la démocratie n’ayant pas de prix, nous continuerons de jouer notre partition pour que le Burkina Faso retrouve sa quiétude et poursuive sa marche vers le progrès», a indiqué M.Tapsoba. A l’occasion, les journalistes ont soulevé des préoccupations relatives à l’actualité. Quelles sont les dispositions prises par les députés de la majorité pour l’appropriation des lois par les populations ? Répondant à cette question, Me Bénéwendé Stanisalas Sankara, membre du groupe Burkindlim, par ailleurs premier vice-président de l’Assemblée nationale, a fait savoir qu’au nom d’une certaine redevabilité instituée sous la législature en cours, chaque député a l’obligation de retourner dans sa circonscription pour rendre compte aux populations qui l’ont mandaté. «Aussi, la retransmission en direct des plénières sur les médias participent de cette mission de vulgarisation des lois», a-t-il ajouté. A la question de savoir si les projets transmis par le gouvernement ne passent pas comme une lettre à la poste, le député Lassina Ouattara du MPP a répondu par la négative. «Le rôle de l’Assemblée nationale n’est pas de rejeter des projets de lois, mais plutôt de les affiner. Cependant, s’il y a lieu de rejeter un texte pour des raisons objectives, nous la rejetterons», a expliqué M. Ouattara. Et le président du groupe parlementaire Burkindlim, Emmanuel Lankoandé, de renchérir : «On peut tout reprocher à la VIIe législature sauf le vote mécanique des lois à l’hémicycle». Pour ce dernier, il suffit de voir le niveau des débats et les qualités des hommes qui l’animent pour s’en convaincre. Sur la question de la fronde sociale, les conférenciers estiment que l’exécutif et les partenaires sociaux doivent impérativement se retrouver autour de la même table pour un dialogue franc et sincère. Beyon Romain NEBIE nbeyonromain@yahoo.fr

Investigation économique

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La fondation Konrad Adenauer Stiftung a organisé, du 27 mai au 1er juin 2019 à Grand-Bassam, en République de Côte d’Ivoire, un atelier sous régional à l’intention de 23 hommes de médias de cinq pays. Cette session avait pour but de les outiller davantage à l’investigation économique. Cet atelier sous régional fait suite à un appel à candidature lancé par la fondation Konrad Adenauer Stiftung dans le cadre d’un programme dénommé «Dialogue politique en Afrique de l’Ouest». Il vise, aux dires des organisateurs, à améliorer les capacités des professionnels des médias en presse écrite ou en ligne dans le domaine de l’investigation économique dans cinq pays de l’Afrique de l’Ouest. Il s’agit du Togo, du Bénin, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée et du Burkina Faso. Pour Florian Karner, représentant-résident de Konrad Adenauer Stiftung, les journalistes sont un levier important de la démocratie et de la bonne gouvernance. La presse, a-t-il dit, doit jouer son rôle de contrôle de la gestion de l’Etat par les pouvoirs publics, voire des ressources publiques par une meilleure information de la population. Son constat révèle cependant que la presse est souvent focalisée sur les questions politiques et très peu d’articles sont consacrés à l’économie. Et même que, à ses dires, lorsqu’il y a des articles abordant des questions économiques, ils ne sont pas traités en profondeur. C’est en cela que Konrad Adenauer Stiftung a initié cette session de formation au profit de 23 journalistes ayant présenté les meilleurs dossiers. Le programme de cette formation fait une part belle aux discussions sur le code de conduite, aux normes internationales et aux normes de déontologie journalistiques, et de façon spécifique, les normes sur la couverture des sujets d’ordre économique. Tout comme Florian Karner, le président de l’Autorité nationale de la presse (ANP) de Côte d’Ivoire, Raphaël Lakpé, a insisté sur le rôle du journaliste d’investigation qu’il a présenté comme étant l’un des «outils efficaces de lutte contre la corruption et un moyen de parvenir à un journalisme de qualité qui contribue à la démocratie, au développement….». Le président de l’ANP se dit convaincu que le journalisme d’investigation peut produire des «résultats extraordinaires», dans l’effort, pour faire éclater la vérité «dans notre société minée par toutes sortes de maux tels que les conflits géopolitiques, les crimes économiques et financiers, la circulation des biens prohibés et les contentieux historiques mal élucidés». A l’issue de cette session, les dix meilleurs participants bénéficieront d’une subvention pour la rédaction d’un article d’investigation. Ces articles vont par la suite être compilés dans un manuel et rendus publics. Frédéric OUEDRAOGO De retour de Grand Bassam