Statut du personnel du Cadre paramilitaire des eaux et forêts
Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 29 mai 2019, en séance ordinaire, de 09 H 50 mn à 15 H 30 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.
I. DELIBERATIONS
I.1. AU TITRE DE LA REFORME DES INSTITUTIONS ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION, LE CONSEIL A ADOPTE SIX (06) RAPPORTS.
I.1.1. Pour le compte du ministère de l’Economie, des finances et du développement :
– une ordonnance portant autorisation de ratification de l’accord de prêt entre le Burkina Faso et le Fonds africain de développement pour le financement du projet d’appui à la création d’une banque d’agrobusiness (PACBA).
Le PACBA comporte deux composantes à savoir, un appui à l’amélioration de l’accès au financement agricole et un appui à la sécurisation de l’écosystème agricole.
D’un coût global de 5,988 milliards de F CFA, ce projet est financé à 98% par un prêt contracté auprès de la Banque Africaine de Développement (BAD) et à 2% sur ressources propres de l’Etat.
– un rapport relatif au Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) 2020-2022.
Le DPBEP est un outil de cadrage macroéconomique, budgétaire et financier qui s’appuie sur des hypothèses économiques, précises et justifiées. Il contribue à une meilleure prévision sur trois (03) ans des ressources mobilisables et leur allocation en cohérence avec les orientations stratégiques des politiques publiques et les priorités du gouvernement.
Les choix stratégiques pour la politique budgétaire de la période 2020-2022 se traduisent par le renforcement de la sécurité et de la cohésion sociale, la promotion de la bonne gouvernance, le développement du capital humain et la dynamisation des secteurs porteurs pour l’économie.
Le DPBEP 2020-2022 respecte la plupart des grands équilibres et des engagements convenus dans le cadre communautaire tout en faisant ressortir la nécessité d’efforts continus en ce qui concerne l’amélioration de certains indicateurs.
Le Conseil a marqué son accord pour la transmission du DPBEP 2020-2022 à l’Assemblée nationale.
– un décret portant composition et description des uniformes et équipements spécifiques du douanier, description des galons et appellations correspondant au grade du douanier.
L’adoption de ce décret permet l’application des articles 16, 66 et 184 conformément à la loi n°104-2015/CNT du 23 décembre 2015 portant statut du personnel du Cadre paramilitaire des douanes.
I.1.2. Pour le compte du ministère de la Femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire :
– un décret portant organisation du ministère de la Femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire.
L’adoption de ce décret permet de doter ledit ministère d’un nouvel organigramme conformément au décret n°2019-00139 / PRES / PM / SGG-CM du 18 février 2019 portant attributions des membres du gouvernement et au décret n°2016-027 / PRES / PM / SGG-CM du 23 février 2016 portant organisation-type des départements ministériels.
I.1.3. Pour le compte du ministère du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat :
– un décret portant modification du décret
n°2016-0399 / PRES / PM / MCIA du 23 mai 2016 portant organisation du ministère du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat.
Ce nouvel organigramme a comme innovation la scission de la Direction générale du contrôle économique et de la répression des fraudes (DGCRF) en deux entités : la Direction générale de la règlementation et du contrôle des prix (DGRCP) et la Brigade mobile de contrôle économique et de la répression des fraudes (BMCRF).
I.1.4. Pour le compte du ministère de l’Environnement, de l’économie verte et du changement climatique :
– un rapport relatif à deux (02) décrets d’application de la loi n°063/2015/CNT du 15 septembre 2015 portant statut du personnel du Cadre paramilitaire des eaux et forêts.
Il s’agit :
• du décret portant définition des uniformes, des galons et des équipements des personnels du Cadre paramilitaire des eaux et forêts ;
• du décret portant modalités de port de galons et des conditions d’avancement dans les grades des personnels du Cadre paramilitaire des eaux et forêts.
L’adoption de ces décrets permet de définir les différents attributs, les uniformes et les équipements propres à ce corps, d’instaurer une discipline organisationnelle dans la hiérarchie et de préciser les conditions d’avancement en grades.
II. COMMUNICATIONS ORALES
II.1. Le ministre des Affaires étrangères et de la coopération a fait au Conseil une communication relative au bilan de la tenue, du 22 au 24 mai 2019 à Bobo-Dioulasso, de la réunion du Comité conjoint de suivi et d’évaluation des décisions et recommandations du Traité d’amitié et de coopération Burkina-Côte d’Ivoire.
Au cours de cette réunion, les parties burkinabè et ivoirienne ont procédé à l’évaluation de la mise en œuvre de certaines décisions et recommandations dans tous les domaines d’intérêt concernant les deux pays. Les experts ivoiriens et burkinabè ont également examiné les projets d’accord qui pourraient être soumis à signature dans le cadre du TAC 8.
II.2. Le ministre de l’Éducation nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales a fait au Conseil une communication relative aux préparatifs des examens et concours scolaires de la session de 2019.
Les examens de la session de 2019 se dérouleront du 06 au 20 juin 2019. Le Brevet d’études du premier cycle (BEPC), le Brevet d’études professionnel (BEP) et le Certificat d’aptitudes professionnelles (CAP) débuteront le 06 juin 2019. Le Certificat d’études primaires (CEP) est prévu pour le 11 juin 2019.
Les dispositions sont prises pour que les élèves des classes d’examen des établissements récemment fermés puissent composer dans des centres délocalisés. Une session spéciale d’examens sera organisée au profit des élèves n’ayant pas pu participer à la session normale de 2019.
II.3. Le ministre de la Communication et des relations avec le parlement a présenté au Conseil les rapports des commissions mixtes chargées du suivi du processus de transformation de la Radiodiffusion-télévision du Burkina (RTB) et des Editions Sidwaya en société d’Etat.
Au regard des implications sur les ressources humaines de ces Etablissements publics de l’Etat (EPE), le Conseil a instruit les ministres en charge du dossier d’approfondir les réflexions pour une mutation réussie de la RTB et des Editions Sidwaya.
III. NOMINATIONS
III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES
A. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DU DEVELOPPEMENT
– Monsieur Rémy Léopold MALGOUBRI, Mle 29 799 U, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 11ème échelon, est nommé Caissier central de la Caisse des dépôts et consignations.
B. AU TITRE DU MINISTERE DES INFRASTRUCTURES
– Monsieur Adrien LANKOANDE, Mle 22 376 G, Ingénieur géomètre, 1ère classe, 17ème échelon, est nommé Directeur général de l’Ecole nationale des travaux publics.
C. AU TITRE DU MINISTERE DES DROITS HUMAINS ET DE LA PROMOTION CIVIQUE
– Monsieur Mathias SAM, Mle 75 668 B, Conseiller en droits humains, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Chargé de missions ;
– Monsieur Mamadou BENON, Mle 23 629 R, Administrateur civil, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Conseiller technique ;
– Monsieur Ziwindgniga Joël Aristide DJIGUEMDE, Mle 212 332 K, Conseiller en droits humains, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Conseiller technique;
– Monsieur Poné Paulin ZOMBRE, Mle 40 771 U, Inspecteur de l’enseignement du premier degré, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Conseiller technique ;
– Monsieur Ousseni DOMBA, Mle 39 213 F, Conseiller en droits humains, 1ère classe, 11ème échelon, est nommé Inspecteur général des services ;
– Madame Claudine MALGOUBRI/REMAIN, Mle 39 893 V, Professeur des lycées et collèges, 1ère classe, 8ème échelon, est nommée Inspecteur technique des services ;
– Monsieur Tasséré BAMBARA, Mle 21 116 A, Conseiller en droits humains, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Inspecteur technique des services.
III.2. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION
A. MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE, DE L’ALPHABETISATION ET DE LA PROMOTION DES LANGUES NATIONALES
Le Conseil a adopté huit (08) décrets.
Le premier décret nomme Monsieur Iréné KABORE, Mle 28 709 X, Instituteur certifié, Administrateur représentant le personnel au Conseil d’administration de l’Ecole nationale des enseignants du primaire (ENEP) de Dori pour un premier mandat de trois (03) ans.
Le deuxième décret porte renouvellement du mandat de Monsieur Joseph YAMEOGO, Mle 22 730 M, Inspecteur de l’enseignement du premier degré, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Education nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales au Conseil d’administration de l’Ecole nationale des enseignants du primaire (ENEP) de Dori pour une seconde période de trois (03) ans.
Le troisième décret porte nomination des personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration de l’Ecole nationale des enseignants du primaire (ENEP) de Fada N’Gourma pour un premier mandat de trois (03) ans.
Administrateur représentant les syndicats du secteur de l’éducation :
– Monsieur Tangandé Abdoul-Karim BIKIENGA, Mle 49 188 H, Inspecteur de l’enseignement du premier degré.
Administrateur représentant le personnel de l’ENEP de Fada N’Gourma :
– Monsieur Thomas YONLI, Mle 39 759 P, Conseiller pédagogique itinérant.
Le quatrième décret renouvelle le mandat des personnes ci-après Administrateurs représentant l’Etat, au Conseil d’administration de l’Ecole nationale des enseignants du primaire (ENEP) de Fada N’Gourma pour une seconde période de trois (03) ans.
Au titre du ministère de l’Education nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales :
– Monsieur Louis SAWADOGO, Mle 26 461 X, Inspecteur de l’enseignement du premier degré.
Au titre du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale :
– Monsieur Séhidou OUEDRAOGO, Mle 40 284 V, Conseiller en gestion des ressources humaines.
Le cinquième décret porte nomination de Monsieur Etienne OUEDRAOGO, Mle 33 205 Z, Inspecteur de l’enseignement du premier degré, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Education nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales au Conseil d’administration de l’Ecole nationale des enseignants du primaire (ENEP) de Dédougou pour un premier mandat de trois (03) ans.
Le sixième décret nomme Monsieur Etienne OUEDRAOGO, Mle 33 205 Z, Inspecteur de l’Enseignement du premier degré, Président du Conseil d’administration de l’Ecole nationale des enseignants du primaire (ENEP) de Dédougou pour un premier mandat de trois (03) ans.
Le septième décret porte nomination des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Ecole nationale des enseignants du primaire (ENEP) de Bobo-Dioulasso pour un premier mandat de trois (03) ans.
Au titre du ministère de la Jeunesse et de la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes :
– Madame Nomwendé Véronique LIRA/WANGRAWA, Mle 225 071 U, Administrateur des services financiers.
Administrateur représentant le personnel de l’ENEP de Bobo-Dioulasso :
– Monsieur Tuembé Nicolas DOYE, Mle 32 607 U, Conseiller pédagogique itinérant.
Le huitième décret nomme Monsieur Modeste KABORE, Mle 83 956 T, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de la Jeunesse et de la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes au Conseil d’administration de l’Ecole nationale des enseignants du primaire (ENEP) de Gaoua pour un premier mandat de trois (03) ans.
B. MINISTERE DES INFRASTRUCTURES
Le Conseil a adopté trois (03) décrets.
Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du Laboratoire national du bâtiment et des travaux publics (LNBTP) pour un premier mandat de trois (03) ans.
Au titre du ministère des Infrastructures :
– Monsieur Moumouni ILBOUDO, Mle 216 124 W, Ingénieur en génie civil.
Au titre du ministère de l’Urbanisme et de l’habitat :
– Madame Aïssetou Raymonde NANEMA, Mle 110 951 N, Architecte urbaniste;
– Monsieur Serge KIEMTORE, Mle 2 310 574 B, Technicien supérieur en génie civil.
Le deuxième décret renouvelle le mandat de Monsieur Michel KAFANDO, Mle 39 679 C, Inspecteur du trésor, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère des Infrastructures au Conseil d’administration du Laboratoire national du bâtiment et des travaux publics (LNBTP), pour une dernière période de trois (03) ans, à titre de régularisation.
Le troisième décret nomme Monsieur Michel KAFANDO, Mle 39 679 C, Inspecteur du trésor, Président du Conseil d’administration du Laboratoire national du bâtiment et des travaux publics (LNBTP), pour un dernier mandat de trois (03) ans, à titre de régularisation.
C. MINISTERE DE L’URBANISME ET DE L’HABITAT
Le Conseil a adopté deux (02) décrets.
Le premier décret nomme Monsieur Bali TRAORE, Mle 70 06 C, Ingénieur en constructions civiles, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Urbanisme et de l’habitat au Conseil d’administration de l’Agence de Conseil et de maîtrise d’ouvrage délégué en bâtiment et aménagement urbain (ACOMOD-BURKINA) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Claude Marcel KYELEM.
Le second décret nomme Monsieur Bali TRAORE, Mle 70 06 C, Ingénieur en constructions civiles, Président du Conseil d’administration de l’Agence de Conseil et de maîtrise d’ouvrage délégué en bâtiment et aménagement urbain (ACOMOD-BURKINA) pour un premier mandat de trois (03) ans.
Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement,
Porte-parole du gouvernement,
Rémis Fulgance DANDJINOU
Officier de l’ordre national
Arsenal juridique burkinabè
L’Assemblée nationale a examiné et adopté à l’unanimité, en séance plénière, le mercredi 29 mai 2019 à Ouagadougou, la loi portant Code de procédure pénale au Burkina Faso.
Après le Code pénal, le 31 mai 2018, les députés ont adopté à l’unanimité (111 votants), le Code de procédure pénale (CPP), le mercredi 29 mai 2019, pour compléter l’arsenal juridique burkinabè. Riche de sept livres, 16 titres et 54 chapitres, le nouveau CPP, qui remplace un autre vieux de 50 ans (1968), comporte plusieurs innovations, à entendre le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, René Bagoro, qui a défendu le projet de loi. En effet, a-t-il expliqué, il assouplit la procédure de convocation et allège les procédures judiciaires. «Certaines infractions liées notamment aux actes de terrorisme, au financement du terrorisme, au grand banditisme et à la corruption seront désormais jugées par la chambre correctionnelle au niveau du Tribunal de grande instance (TGI), quitte à ce qu’il y ait appel devant la Cour d’appel», a-t-il dit. De plus, a indiqué le ministre Bagoro, certaines appellations ont changé, et on ne parlera plus d’inculpé mais de mis en examen et la chambre d’accusation s’appellera chambre d’instruction, «parce que cela correspond au principe de présomption d’innocence». De même, la détention provisoire est limitée dans des délais précis, le juge d’instruction ne pouvant plus détenir indéfiniment une personne. Le ministre, Garde des Sceaux estime que cette série de réformes, incluant l’adoption du Code pénal, permettra à la justice burkinabè d’avoir des textes plus souples, mais plus efficaces et surtout respectueux même des droits des individus, résorbant du coup les difficultés qu’éprouvaient les juges à faire dérouler la procédure. Cela est d’autant plus réa-liste, que la loi portant organisation judiciaire, a procédé à la suppression de certaines juridictions à fonctionnement à minima comme les Tribunaux d’instance de Ouagadougou et Bobo-Dioulasso et les Tribunaux pour enfants dont les compétences ont été reversées aux TGI, en vue de capitaliser les moyens et ressources humaines. Il est également prévu, selon le ministre, la création d’une structure chargée de la gestion des scellés et avoirs saisis en collaboration avec le parquet et autres acteurs afin d’éviter la détérioration des objets sous scellé en cas de longue procédure. Au terme de l’adoption de la loi, le président de l’Assemblée nationale, Alassane Bala Sakandé, a félicité la Commission des affaires générales, institutionnelles et des droits humains (CAGIDH) et le gouvernement pour le travail « sérieux » qui a été fait en amont.
Jean-Marie TOE
Employabilité des jeunes dans la Sissili
Le ministre de la Jeunesse et de la Promotion de l’entrepreneuriat des jeunes, Salifo Tiemtoré, a présidé, le mardi 28 mai 2019, une cérémonie de remise officielle d’une unité de fabrique d’aliments de bétail et de volaille à Léo, dans la province de la Sissili.
Dans le cadre du Programme spécial de création d’emplois pour les jeunes et les femmes (PSCE/JF), l’Union des groupements d’éleveurs «KAWRAN» de Léo, dans la Sissili, a bénéficié d’une unité de fabrique d’aliments de bétail et de volaille. Le ministre de la Jeunesse et de la Promotion de l’entrepreneuriat des jeunes, Salifo Tiemtoré, a remis officiellement, le 28 mai 2019, ladite unité composée d’un broyeur, d’un mélangeur et d’un compteur. Ces équipements, selon lui, qui fonctionnent essentiellement avec l’énergie solaire et le gasoil, ont coûté 14 239 798 F CFA. L’unité a une capacité de transformation d’au moins une tonne de fougères par jour et permettra à la soixantaine de membres de l’association de renforcer ses capacités productives et de résoudre, un tant soit peu, le problème de transhumance, a-t-il souligné. Cette cérémonie, a renchéri M. Tiemtoré, symbolise l’engagement et la détermination du gouvernement à lutter contre le chômage des jeunes et des femmes. «Permettre aux jeunes et aux femmes de fonder leur réussite sociale sur l’emploi décent est une évidente obligation si l’on veut qu’ils exercent des actions de développement toujours plus efficaces pour la construction d’une société d’espérance», a-t-il ajouté. Au-delà de cette infrastructure, a mentionné le ministre, il convient de noter que plusieurs actions ont été entreprises en faveur de l’épanouissement et de l’emploi des jeunes de la province de la Sissili.
Il s’agit, entre autres, de la formation de 90 jeunes à
l’entrepreneuriat en 2017, du financement et de la formation de 135 jeunes et femmes à l’éducation financière dans le cadre du Programme d’autonomisation économique des jeunes et des femmes (PAE/JF) et de l’octroi de kits d’installation à 31 jeunes formés aux métiers.
47 unités économiques à travers le pays
M. Tiemtoré a rappelé que le PSCE/JF, tenant compte des potentialités écono-miques de chaque province, a construit 29 unités de fabrique d’aliments de bétail et de volaille dans 29 provinces du pays et trois unités artisanales de fabrication de viande séchée (kilichi) dans le Séno, le Gourma et le Kourittenga. Il y a également, a-t-il poursuivi, la réalisation de trois unités d’étuvage de riz dans le Sourou, la Comoé et le Nahouri, trois unités de production artisanale de soumbala dans les Balé, le Zondoma et la Bougouriba, trois unités de fabrique de produits laitiers dans le Bazèga, la Gnagna et l’Oudalan, trois unités d’extraction de beurre de karité dans le Nayala, le Ziro et le Ioba et trois unités de transformation de manioc dans le Mouhoun, le Kénédougou et le Poni. Le montant glo-bal de ces 47 unités économiques dans les 45 provinces du pays s’élève à 697 494 116 F CFA. Le maire de la commune de Léo, Abdoul Manane Nébié et les responsables coutumiers tels Sa Majesté le chef de Léo et le chef peulh ont tous salué l’initiative et les efforts du gouvernement en faveur des jeunes et des femmes en vue de leur épanouissement. Tout en encourageant surtout les jeunes à œuvrer davantage pour le développement de la localité, ils ont tous reconnu que cette unité permettra certainement d’améliorer leurs conditions de vie. Le représentant des bénéfi-ciaires, Alidou Barry, a rassuré le ministre Tiemtoré du bon fonctionnement de l’unité. Il a, par ailleurs, solli-cité l’appui du gouvernement pour la sécurisation du site à travers la construction d’une clôture et la réalisation d’un forage. Et le mi-nistre de réagir : «Nous allons de plus en plus penser à des projets complets en intégrant ces différents volets que les jeunes ont signalés. Nous allons rechercher auprès de nos partenaires la possibilité de nous accompagner dans ce sens».
Kowoma Marc DOH
kowomadoh@gmail.com
Opération Doofu: Les forces armées nationales soutiennent des producteurs
Dans le cadre des activités civilo-militaires de l’opération « Doofu », une initiative de lutte contre le terrorisme dans les régions du Centre-Nord, du Nord et du Sahel, les Forces armées nationales ont offert le jeudi 30 mai 2019, lors d’une cérémonie à Kaya, des intrants, des semences et des aliments pour bétail aux producteurs des régions couvertes par l’opération.
20 tonnes de semences, 71 tonnes d’engrais et 40 tonnes d’aliments pour bétail ont été ainsi remis aux producteurs. A travers ce don, «les forces armées nationales, soutenues par le ministère de l’Agriculture et des Aménagements hydro-agricoles ont voulu exprimer leur solidarité aux agriculteurs et aux éleveurs sans aucune distinction d’ethnie ni de religion », a relevé le chef de la cellule des actions civilo-militaires de l’opération « Doofu », le capitaine Sanou Christophe Pascal Bakary. Pour lui, cette cérémonie symbolise le lien indéfectible qui existe entre les forces armées nationales et le peuple burkinabè, particulièrement entre les troupes de l’opération « doofu » et les populations des régions du Centre-Nord, du Nord et du Sahel. » En plus du don, les forces armées nationales ont apporté, selon le chef d’état-major général des armées, le général de brigade, Moïse Miningou, de l’assistance médicale aux populations des régions couvertes et sensibiliser les populations sur les questions de sécurité.
Saluant la marque de solidarité de l’armée à l’endroit des producteurs, Salfo Ouédraogo, membre de la Chambre régionale d’agriculture (CRA) et porte-parole des bénéficiaires a rassuré du bon usage qui sera fait du don.
En réponse à l’insécurité grandissante, l’opération « duufo » a débuté le 11 mai 2019 avec pour objectif d’extirper les forces du mal qui sement la terreur au sein des populations dans les trois régions. Selon le général Miningou, l’opération devrait à terme semer les graines de la prospérité, de l’espoir, de la solidarité et du vivre ensemble au sein des populations. C’est pourquoi, il a salué la collaboration des populations qui a permis d’obtenir en 20 jours des résultats appréciables. Aux populations déplacées, il les a rassurés qu’elles peuvent en toute quiétude regagner leur habitations et vaquer librement à leurs travaux champêtres.
Augustin Irwaya OUEDRAOGO
Journée mondiale sans tabac 2019: le message du ministre de la santé
Mesdames et Messieurs,
Le Burkina Faso à l’instar des autres pays, célèbre le 31 mai de chaque année la Journée mondiale sans tabac. La célébration de cette journée est une occasion pour sensibiliser nos populations aux effets nocifs et mortels de l’exposition au tabagisme ou à la fumée du tabac et de décourager la consommation du tabac sous quelque forme que ce soit.
Pour cette année 2019, le thème retenu est : « le tabac et la santé pulmonaire ». En choisissant ce thème, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) veut attirer l’attention des communautés nationales et internationales sur l’effet négatif que le tabac a sur la santé pulmonaire, allant du cancer aux maladies respiratoires chroniques et le rôle fondamental des poumons dans la santé et le bien-être de tous.
Le tabac, faut-il le rappeler, est le seul produit au monde qui tue la moitié de ses consommateurs réguliers selon l’Organisation mondiale de la santé.
Selon l’OMS, le tabac tue près de 6 millions de personnes chaque année dans le monde, parmi lesquelles plus de 600 000 sont des personnes exposées à la fumée du tabac. Le nombre des victimes pourrait atteindre 8 millions d’ici à 2030, dont plus de 80 % dans les pays à revenus faibles ou moyens comme le Burkina Faso, si rien n’est fait.
Malheureusement, au Burkina Faso, le tabagisme demeure un réel problème de santé publique. En effet, selon le rapport de l’enquête STEPS 2013, 19,8% de la population générale de 25 à 64 ans consomment le tabac et les sujets jeunes de 25 à 34 ans de sexe masculin sont les plus touchés dans une proportion de 32,6%.
Mesdames et Messieurs,
Le fait d’être exposé à la fumée du tabac sans en être consommateur, est un danger permanent pour les non-fumeurs. Elle a de nombreuses répercussions sur la santé pulmonaire et générale. On peut retenir entre autres :
- Le cancer du poumon
- Les maladies respiratoires chroniques
- Les problèmes respiratoires chez les enfants
- La tuberculose
- La pollution de l’air
14e Conférence au sommet de l’OCI : Le président du Faso à Djeddah
(Ouagadougou, 27 mai 2019). Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré prendra part à Djeddah en Arabie Saoudite à la 14e Conférence au sommet de l’Organisation de la Coopération islamique (OCI), prévue les 31 mai et 1er juin 2019.
La rencontre va aborder des grandes questions actuelles parmi lesquelles la situation en Palestine, le terrorisme et le développement. Elle examinera aussi des points liés aux intérêts des pays islamiques, en mettant l’accent sur l’engagement des pays membres de l’OCI à consolider leur unité et leur solidarité, et à développer leurs relations pour la stabilité, condition sine qua non pour le progrès économique et social.
L’Organisation de la coopération islamique a pour vocation de promouvoir la coopération au sein du monde islamique dans les domaines économiques, sociaux et culturels, mais aussi de sauvegarder les lieux saints de l’Islam. Créée en 1969, elle regroupe 57 Etats membres. Le Burkina Faso est membre depuis 1975.
Le président du Faso quitte Ouagadougou demain jeudi 30 mai 2019.
Direction de la communication de la présidence du Faso
Le ministre René Bagoro s’exprime à propos de l’évacuation sanitaire de Djibrill Bassolé
Le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, René Bagoro s’est prononcé, le mercredi 29 mai 2019 à Ouagadougou, sur les accusations portées contre le chef de l’Etat qui refuserait l’évacuation sanitaire du général Djibrill Bassolé.
Ces derniers jours, des voix se sont levées pour accuser le chef de l’Etat, de refuser l’évacuation sanitaire du général Djibrill Bassolé, jugé dans le cadre du procès du putsch manqué de septembre 2015. La polémique n’a pas lieu d’être, selon le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, René Bagoro qui s’est prononcé sur le sujet ce mercredi 29 mai 2019. A l’entendre, Djibrill Bassolé comparait devant la chambre de première instance du tribunal militaire. S’il doit s’absenter pour des raisons quelconques, a poursuivi René Bagoré, c’est le tribunal qui doit décider. « Le tribunal a été saisi de l’évacuation, mais il se trouve que les avocats sont en mouvement et qu’ils refusent d’aller aux audiences pénales comme celle devant le tribunal militaire. Le jour où les avocats reprendront le chemin des audiences, le tribunal statuera, puisqu’il ne peut se réunir sans les avocats pour statuer. Ce n’est donc pas un refus, ni un blocage par le chef de l’Etat, encore moins par le ministre de la Justice, a conclu René Bagoro.
Jean-Marie TOE


