
Le ministère de la Justice a organisé un dialogue intergénérationnel pour clore les activités de la première phase des journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne, jeudi 9 avril 2026, à Ouagadougou.
Le Burkina Faso veut renforcer le lien entre les générations pour bâtir une nation plus résiliente et souveraine, dans laquelle la transmission des valeurs suit un processus socioculturel durable. Pour ce faire, le ministère de la Justice a initié un dialogue intergénérationnel dans le cadre de la première phase de la troisième édition des Journées nationales d’engagement citoyenne et de participation citoyenne (JEPPC ), le jeudi 9 avril 2026, à Ouagadougou. Pour le Secrétaire général (SG) du département, Harouna Kadio, ce cadre dépasse un simple échange pour s’ériger en « carrefour de mémoire » et en « sanctuaire de transmission » entre aînés et jeunes.
Il a insisté sur la nécessité de renforcer le lien intergénérationnel, gage de stabilité et de continuité. « Un peuple qui oublie d’écouter ses anciens est un peuple qui s’égare », a-t-il affirmé, tout en invitant la jeunesse à s’assumer pleinement pour éviter toute perte de repères. Selon lui, le thème : « Produisons burkinabè, consommons burkinabè : notre assiette, notre fierté », de la première phase des JEPPC 2026 constitue bien plus qu’un slogan, pour être une déclaration d’indépendance économique. M. Kadio a également mis en lumière le lien étroit entre justice et souveraineté alimentaire.
Selon lui, la justice ne se limite pas aux tribunaux, mais englobe des dimensions sociales et économiques. « La dépendance alimentaire est une injustice silencieuse », a-t-il dit, estimant qu’un peuple qui ne contrôle pas son alimentation ne maîtrise pas son destin. Evoquant les réalités du terrain, le SG du ministère de la Justice a salué les efforts des femmes transformatrices. De Ouagadougou à Bobo-Dioulasso, en passant par Dori, il a relevé des initiatives locales porteuses d’espoir, illustrant le potentiel du Burkina à assurer son autosuffisance.
« Ces réalités sont la preuve que nous pouvons et que nous devons », a-t-il soutenu. S’adressant à la jeunesse, M. Kadio a lancé un appel à faire du quotidien un acte d’engagement. En effet, selon lui, consommer local, revient à soutenir les producteurs, valoriser le savoir-faire national et bâtir une économie résiliente. Citant le capitaine Thomas Sankara, il a rappelé que « celui qui vous nourrit est celui qui vous dirige », invitant ainsi les Burki-nabè à refuser toute dépendance.
Wanlé Gérard COULIBALY Fatimata
ZOUNGRANA (Stagiaire)





