
Le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré s’est adressé à la Nation, le mercredi 31 décembre 2025, à l’occasion du nouvel. Dans son message, il a fait le bilan de l’année écoulée et décliner les grands chantiers pour l’année 2026.
Camarades combattants pour la liberté, la souveraineté et l’indépendance réelle, bonsoir. A l’orée de l’année 2026, c’est encore un honneur pour moi de prendre la parole et de vous faire un bilan exhaustif de l’année 2025 et aussi les perspectives pour l’année 2026. Mais avant tout propos, permettez-moi de rendre grâce à Dieu pour tous les bienfaits au cours de l’année 2025 et je continue de prier Dieu que 2026 soit meilleur à 2025.
Permettez-moi également de rendre un vibrant hommage à nos vaillantes forces combattantes, forces armées nationales, volontaires pour la défense de la patrie, forces de sécurité intérieure qui veillent jour et nuit pour que notre patrie reste et demeure debout. Je prie pour le repos des âmes de tous ceux qui ont perdu la vie dans ce combat contre cette barbarie et également je souhaite prompt rétablissement à tous ceux qui ont été blessés physiquement, mentalement dans cette guerre. 2025 fut une année où beaucoup de projets ont débuté.
Parlant du secteur de la défense et de la sécurité, ce secteur qui nous intéresse tant dans ce combat, beaucoup d’effort ont été consentis dans le recrutement de personnel au niveau des différentes forces. Egalement plusieurs formations ont été entamées au sein de nos propres armées de façon endogène. Ce qui a permis de créer beaucoup d’unités spécifiques qui font un travail remarquable sur le champ de bataille. En termes d’équipements, il y a eu l’arrivée au cours de l’année 2025 de beaucoup d’équipements lourds, mais également des équipements stratégiques que nous n’avons pas voulu présenter.
Cet équipement va se poursuivre et le renforcement des effectifs va également se poursuivre au cours de l’année 2026 et la guerre va continuer à s’intensifier et notre armée va continuer de monter en puissance. Plusieurs opérations ont eu lieu sur le théâtre des opérations.
Nous retenons principalement une opération audacieuse qui a été lancée il y a deux mois de cela. L’opération qui a été baptisée l’Almasga, en Français mur de glace. Cette opération audacieuse a permis à nos forces combattantes de se poser dans les sanctuaires de l’ennemi, là où depuis 5-6 ans on croyait impossible d’atteindre. Nos unités ont mis pied et ont reconquis cette zone.
Cette opération a permis la reconquête de plusieurs dizaines de villages en passant par la région de Nakambé, Napadé notamment aux abords du barrage de Kompienga, en remontant par Namungu dans le Goulmou, en passant par Zeguedegin dans les Koulsé. Mais également la zone de Namsiguia autour de Djibo et Toulfé entre Djibo et Titao.
Ces opérations ont été menées avec la plus grande audace et l’ennemi a été écrasé sur le passage de nos forces combattantes qui s’y sont installées et continuent leur progression au fur et à mesure.
Les opérations vont se poursuivre jusqu’aux limites de nos frontières pour vaincre cet hydre terroriste qui trouble la quiétude des Burkinabè. L’armée va continuer à monter en puissance, les forces de sécurité intérieure également.
Il y aura un petit changement qui va permettre aux VDP de se projeter plus en avant pour appuyer les autres forces. Cette situation de conflit a également fait que nous avons malheureusement des personnes déplacées internes qui attendent toujours de rejoindre leurs villages.
La reconquête se poursuit certes, mais au niveau de l’action humanitaire, nous avons entrepris un certain nombre de démarches au cours de l’année 2025, notamment en construisant des abris initialement pour ceux qui sont accueillis dans certains villages. Mais pour ceux qui sont réinstallés, nous avons beaucoup d’efforts que nous avons consentis en reconstruisant des écoles, en faisant des forages, en aménageant des terres pour pouvoir les réinstaller et qu’ils puissent vivre dignement au retour dans leurs villages respectifs.
Nous allons poursuivre cette tendance parce que nous ne voulons pas que nos populations qui retournent dans leur village restent dans l’assistanat. Nous voulons qu’elles puissent contribuer, qu’elles puissent produire et pouvoir vivre dignement.
Voilà pourquoi, le ministère de l’Action humanitaire est basé sur les différents ministères pour pouvoir accompagner toutes ces personnes déplacées internes initiales au retour dans leur village de pouvoir s’installer et avoir donc de quoi travailler dans leur village respectif.
Cette dynamique va se poursuivre d’autant plus que beaucoup de villages sont en train d’être reconquis à l’instant même où je parle. Chaque villageois qui s’y réinstalle doit pouvoir travailler et se nourrir lui-même. Parlant du domaine de la santé, plusieurs efforts ont été consentis.
Il s’agit notamment de la construction de centres médicaux communaux qui ont vu le jour en 2025 et cette dynamique va se poursuivre. Certains sont en phase de finition, mais d’autres sont en début de construction. L’équipement de ces centres va permettre de rehausser le niveau de l’offre de soins au niveau de nos populations. Pour les centres existants, le plateau technique a été amélioré en termes de laboratoire, en termes d’imagerie.
Ces offres de soins vont continuer de s’améliorer au profit de nos populations, mais également au profit des populations de nos pays voisins parce que le nombre de patients venus des pays voisins a connu, un accroissement considérable au cours de l’année 2025 dû principalement à notre politique de revoir à la baisse les coûts de prestations de santé. Nous allons poursuivre dans cette dynamique au cours de l’année 2026 avec la pose aussi des pierres de neuf centres de santé à l’image du centre de santé de Pala. Toutes ces infrastructures connaîtront un début au cours de l’année 2026.
“Beaucoup de lycées techniques et professionnels verront le jour”
Dans le domaine de l’éducation, plusieurs projets ont eu lieu notamment la mutation et la modernisation de nos structures éducatives, des constructions qui, désormais vont aller en hauteur. Il y a un projet pour que 2026 soit le début effectif de l’implémentation de ce type de centre d’éducation tout au long de l’année et partout sur le territoire national. Vous savez bien que nous sommes dans une mutation pour amoindrir un peu l’effet de l’enseignement général et mettre l’accent sur l’enseignement technique et professionnel. Cette mutation est en cours. Beaucoup de lycées techniques et professionnels verront le jour, mais également très bien équipés pour pouvoir répondre aux besoins de développement de notre patrie.
Du côté de nos étudiants, beaucoup de centres universitaires verront le jour au cours de l’année 2026. Mais déjà en 2025, nous avons commencé la construction d’un certain nombre d’amphithéâtres et de bâtiments pédagogiques. Certains sont en phase de finition et d’autres finiront en 2026.
Nous poursuivrons cette dynamique pour permettre à tous les centres d’universités et à toutes les universités de pouvoir étudier de façon digne. Aussi, la modernisation en ce qui concerne l’internet et l’éducation virtuelle va se poursuivre parce que nous venons d’acquérir un certain nombre de serveurs au profit uniquement des universités pour que les étudiants puissent avoir des bibliothèques en ligne et cette dynamique va se poursuivre.
Les laboratoires vont continuer à monter en puissance et nous allons ainsi donner un espace à nos étudiants de faire des cours théoriques, mais également de faire la pratique et de s’exprimer pour que petit à petit leur éducation passe d’une éducation théorique à une éducation pratique pour la production au profit de nos populations.
Dans le domaine des infrastructures, beaucoup d’efforts ont été consentis. Au cours de l’année 2025, comme vous le savez, 4 régions ont bénéficié de leur brigade de construction des routes. D’autres équipements spécifiques de terrassement et également de bitumage sont arrivés et au cours de l’année 2026, 4 autres régions en début d’année seront dotées de brigades de construction de routes et ce sera le début effectif de construction d’un certain nombre de routes nationales et départementales en plus des autoroutes qui sont programmées. Nous voulons aller à un rythme soutenu. Ce qui nécessite que nous équipons toutes les régions avant de pouvoir nous projeter de façon efficace comme cela a été le cas avec le lancement des travaux de l’autoroute. Nous avons opté de changer le modèle d’urbanisme. L’Etat va prendre en compte la construction de nos villes.
“Nous avons atteint l’autosuffisance alimentaire au cours de l’année 2025”
Aujourd’hui, la construction de nos villes est un impératif parce que nous vivons le problème sanitaire qui est dû au fait qu’il n’y a pas d’assainissement dans nos villes. Les espaces sont trop grands et nous avons opté de construire en hauteur. L’année 2026 verra le début de grands projets dans ce domaine d’urbanisation et de concentration des populations pour exploiter l’espace et pouvoir assainir pour que nos populations puissent vivre dignement et en très bonne santé dans des centres assez propres, côté environnement et côté sanitaire.
Dans le secteur minier, 2025 a connu des innovations majeures. Il s’est agi pour nous de faire en sorte de nous approprier nos ressources minières.
Ce qui a conduit l’Etat à d’abord s’approprier un certain nombre de mines en rachetant avec certains partenaires. Mais également en se mettant à l’exploitation des mines tant industrielles que semi-mécanisées à travers la création de la SOPAMIB.
Egalement, les sorties d’or incontrôlées ont connu une baisse significative à travers la création de la SONASP qui a permis d’avoir un contrôle tant sur l’orpaillage traditionnel que sur l’exploitation industrielle de nos ressources minières.
Le secteur de l’énergie va connaître également une mutation en 2026 à travers la création d’une initiative.
Une initiative qui va être axée sur l’eau et l’énergie pour permettre à nos populations de bénéficier d’eau potable partout où elles sont et également de bénéficier de l’électricité pour pouvoir vaquer à leurs occupations.
Dans ce sens, nous avons entamé en 2025, un certain nombre de projets pour accroître l’offre d’énergie et aussi être indépendant pour diminuer les importations d’énergie au Burkina Faso.
Chers frères et sœurs, chers parents, 2025 a été une année riche en termes d’agriculture et d’élevage.
Nous avons assigné des objectifs au ministère de l’Agriculture et par la grâce de Dieu la pluviométrie fut bonne et nous avons dépassé les objectifs pour plusieurs spéculations.
L’autosuffisance alimentaire qui était un combat de tous les jours que nous menons, nous pouvons dire aujourd’hui que nous avons atteint l’autosuffisance alimentaire au cours de l’année 2025.
Nous allons poursuivre les efforts dans le secteur de l’agriculture, notamment
en achetant des machines tant pour les labours que pour les récoltes, en faisant des labours gratuits, fortement subventionnés au profit de nos populations, en subventionnant les intrants et également en fournissant des semences de qualité produites par nos chercheurs. Beaucoup de terres sont en train d’être récupérées par nos forces combattantes.
Nous allons rapidement nous mettre à la tâche dès les débuts d’année dans l’aménagement de ces terres pour permettre à ces populations qui se réinstallent de pouvoir exploiter de façon sereine leurs terres et accroître nos productions.
Dans le même sens, nous encourageons tous ceux qui sont dans la transformation à petite échelle comme à grande échelle de poursuivre les efforts et tous ceux qui comptent venir dans ce secteur de rapidement se ruer parce que la production va continuer à s’accroître.
Une économie prolifique en 2025
Nous avons aussi créé l’ONBAH pour que les retenues d’eau puissent être réalisées dans chaque village. Ainsi, il ne sera plus question de cultiver au bout d’une seule saison, mais nous espérons pouvoir cultiver deux ou trois fois au cours de l’année. L’ONBAH est en train de monter en puissance et d’ici là, dans chaque village, nous espérons avoir une retenue d’eau pour permettre aux jeunes de vivre de l’agriculteur et l’élevage.
Beaucoup de vaccinations ont eu lieu au cours de l’année 2025, pour la plupart gratuites, pour d’autres fortement subventionnées. Ce qui a permis de préserver des millions de têtes de volaille, de bovin, de caprin.
La pisciculture est en train de monter en puissance avec les cages flottantes qui sont installées un peu partout sur nos barrages. Ce qui est une très bonne expérimentation qui a fait accroître la production piscicole du Burkina Faso.Et nous espérons que 2026 puisse être une année au cours de laquelle nous allons être suffisamment outillés pour atteindre l’autosuffisance et arrêter, un tant soit peu, l’importation de poissons d’eau douce au Burkina Faso.
Les efforts vont se poursuivre également dans le secteur de l’élevage, en faisant en sorte qu’en stabulation pure, les éleveurs puissent bénéficier de cultures fourragères et ou également, à travers Faso Guulgo, de bénéficier d’aliments de qualité qui seront produits et contrôlés par nos chercheurs. Tout cela contribue à atteindre l’autosuffisance alimentaire, mais également à participer à la transformation de nos matières premières et en vue d’une exportation vers certains pays amis qui voudront bien s’approvisionner au Burkina Faso.
Camarades, dans le domaine de l’économie, 2025 a été une année prolifique pour le Burkina Faso. Je peux dire, en macro-économie sans me tromper, que notre économie se porte très bien.
En témoigne, lorsque nous faisons le test d’aller sur le marché régional et lever des fonds, nous sommes toujours au-delà de ce que nous espérons. Ce qui prouve la confiance des opérateurs économiques et de certains bailleurs africains au Burkina Faso.
Nous allons poursuivre les efforts, tant dans le domaine des impôts, de la douane, mais également de la digitalisation des opérations pour diminuer le risque de fraude au niveau de notre économie. C’est dans ce sens qu’à partir de janvier, il sera lancé normalement la facture électronique certifiée qui doit permettre aux commerces de pouvoir se faire sans corruption. Et cela permettra encore d’accroître les recettes de l’Etat et de pouvoir mener un commerce sain au profit de nos populations.
Nous allons poursuivre les efforts dans le domaine de l’économie à travers une économie saine qui doit permettre à ce que les investissements soient structurants et continuent à diminuer les dépenses de fonctionnement au niveau de l’administration.
Les efforts consentis au niveau de l’agriculture, au niveau de la défense et dans tous les secteurs des infrastructures, notamment en prenant en compte la construction des infrastructures nous-mêmes, permettent de faire beaucoup d’économies d’échelle.
Dans le domaine de l’énergie et de l’eau, les initiatives qui vont venir doivent permettre également de faire des économies d’échelle et de pouvoir investir dans les secteurs structurants. Tout cela doit permettre à l’économie au Burkina Faso de faire une avancée significative.
En plus de cela, les ressources minières que nous allons exploiter par nous-mêmes maintenant doivent permettre en 2026 de faire un bond considérable en matière de Produit intérieur brut (PIB) pour que le Burkina Faso puisse, dans un laps de temps, devenir une économie émergente à travers le monde.
Dans le domaine de la culture, nous poursuivons les efforts, de sorte que nous revenons petit à petit à nos valeurs, à nos racines. Il n’y a que par cette manière que nous pouvons nous affirmer et développer notre Nation.
Je le dis parce que revenir à l’éducation technique et professionnelle et en combinant cela avec nos valeurs, nos connaissances endogènes, nous pouvons créer et innover à partir de ce qui existe et pouvoir arrêter un tant soit peu les importations d’un certain nombre de produits au Burkina Faso.
Il y a beaucoup de savoirs endogènes qui permettent de transformer déjà nos matières premières. Il suffit d’ajouter de la science pour que cela puisse nous aider. Et, la culture fait partie de tout cela et participe activement au développement de notre Nation.
Sur nos valeurs endogènes, nous allons mettre l’accent au niveau de nos écoles et des tout-petits. Parce que le Burkinabè, l’homme intègre, a des valeurs qui nous ont été léguées par nos ancêtres, des valeurs d’honnêteté, des valeurs d’intégrité, des valeurs de dignité et des valeurs de patriotisme.
Et tout cela pourra s’enseigner à travers la culture aussi au niveau des tout-petits pour que nous construisons des Burkinabè de demain.
Beaucoup d’événements culturels ont eu lieu en 2025.
En 2026 également, beaucoup d’événements culturels auront lieu et il y a des grands projets dans le domaine de la culture. Mais tout cela, comme je l’ai dit, doit être axé sur nos valeurs ancestrales endogènes qui doivent permettre de créer de nouveaux Burkinabè basés sur nos propres valeurs.
Tout cela doit faire la différence avec le Burkinabè que l’impérialisme a voulu bien construire au Burkina Faso.
L’industrialisation en marche

Le Burkinabè nouveau doit être quelqu’un qui s’est départi de toute corruption et qui doit mettre la patrie au-devant de tout ce qu’il fait. C’est à ce sens que nous pouvons vaincre ce terrorisme qui nous menace également aujourd’hui, mais également pouvoir développer de façon consistante tout ce que nous produisons ici et pouvoir être une nation puissante et émergente. 2025 a été une année d’industrialisation également.
Beaucoup d’unités industrielles ont vu le jour, notamment dans la transformation de nos matières premières et beaucoup de ces unités ont été accompagnées par l’Etat à travers le Fonds burkinabè de développement économique et social, mais aussi des banques étatiques. 2026 sera aussi une année industrielle beaucoup plus importante parce que nous avons beaucoup d’unités industrielles qui seront prêtes au cours de l’année 2026. Mais également, comme vous pouvez le constater, nous avons accordé des financements à certains privés à travers des institutions étatiques et certains fonds nationaux pour les accompagner à la création d’unités industrielles qui doivent transformer nos matières premières essentiellement.
Nous avons fusionné les fonds en quatre grands fonds qui doivent permettre d’aider tous ceux qui veulent entreprendre et qui ont un minimum dans le domaine principalement de la transformation et aussi de l’agriculture. Ces domaines sont très importants pour nous parce que c’est en produisant et en transformant ce que nous produisons que nous pouvons devenir une nation puissante.
Et donc l’Etat, en transformant ces fonds, va avoir une marge importante pour pouvoir aider tous ceux qui sont du privé mais également les entreprises nationales étatiques qui doivent émerger en 2026 pour que cette transformation de nos matières premières soit une réalité.
Egalement, le domaine du coton qui autrefois était exporté brut, la première unité industrielle sera prête en 2026 et nous allons continuer avec d’autres unités industrielles pour transformer notre coton.
Ceci dit, tout ce qui est matières premières que nous produisons, nous allons essayer autant que possible d’installer des unités industrielles pour la transformation et 2026 sera une année où, nous allons avoir un budget important à injecter au niveau des fonds pour aider tous ceux qui ont des projets structurants dans ce domaine. Dans le domaine du sport, nous avons investi beaucoup à travers le Bureau national des grands projets, également à travers les ministères au cours de l’année 2025.
Un stade est en construction à Bobo-Dioulasso et qui doit finir en début 2026. Mais également, à travers toutes les régions, nous comptons créer des espaces pour permettre aux jeunes, premièrement, de faire du sport pour rester en bonne santé, pour faire en sorte que notre jeunesse ne soit pas oisive. Cela contribue à la santé physique, mentale, mais également à la productivité de la jeunesse dans notre nation.
Nous allons poursuivre les efforts dans ce sens au profit de la jeunesse et développer tous les types de sports qui puissent être développés au Burkina Faso et qui puissent faire en sorte que la jeunesse soit en cohésion parfaite.
A toutes les équipes qui représentent le Burkina Faso à l’extérieur dans les compétitions internationales, nous leur souhaitons plein succès pour 2026 et particulièrement les Etalons qui, aujourd’hui, défendent les couleurs nationalse, nous leur souhaitons plein succès jusqu’à la victoire finale.
Des réformes judiciaires
Camarades combattants, le domaine de la justice est un domaine qui nous tient à cœur. Aucune nation ne peut se développer dans l’injustice. L’injustice crée des tensions, des conflits et des problèmes au sein de la société. Voilà pourquoi, nous nous sommes attaqués à ces phénomènes et nous avons restructuré totalement la justice au cours de l’année 2025.
Cette restructuration va se poursuivre à travers le nouveau format du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) qui intègre des personnels non magistrats, mais également nous voulons transformer totalement la manière de faire la justice. Et tout cela, je parlais de culture tantôt, nous avons décidé d’incorporer nos valeurs endogènes de gestion des conflits au sein de la justice. C’est ce qui a permis de prendre des textes pour intégrer la justice traditionnelle, c’est-à-dire le mode traditionnel de règlement de nos conflits. Il faut que nous revenions aux sources également dans ce domaine de la justice.
Nous ne pouvons pas importer une justice et l’appliquer et espérer avoir de la cohésion sociale. En intégrant nos valeurs ancestrales et en intégrant les personnes ressources pour le règlement de certains conflits, nous pensons que nous pouvons créer un espace de cohésion sociale fiable. En 2026, nous allons implémenter de façon physique sur le terrain, ces différents tribunaux pour pouvoir régler la plupart des questions à l’amiable. Egalement, nous avons initié en 2025, le fait que les prisonniers puissent sortir, participer à la construction du pays. Ce n’était qu’une initiation. En 2026, nous allons faire en sorte que tous les prisonniers puissent connaître une reconversion.
Au lieu de dormir en prison, nous allons faire en sorte qu’ils puissent participer, apprendre des travaux et se réinsérer dans la société. Cette nouvelle façon de voir la justice permet à ce que personne ne reste en marge. Tous ceux qui voudront construire le pays auront leur mot à dire. Que vous soyez libre ou en détention, nous ferons en sorte que vous puissiez participer à la construction du pays et vous racheter et revenir dans la société.
Les efforts vont se poursuivre au niveau de la justice, dans la digitalisation également de tous les actes, de sorte que les usagers n’aient pas à se déplacer forcément vers les tribunaux qui se retrouvent généralement dans les centres urbains et qu’ils puissent rester là où ils sont pour pouvoir avoir accès à une justice équitable et à tous les documents que la justice peut délivrer.
Parlons de digitalisation, c’est un secteur qui nous tient à cœur parce qu’aucune lutte contre la corruption n’est possible sans digitalisation. Nous avons fait un pas énorme, mais beaucoup reste à faire. Nous avons un programme pour les 5 ans à venir où nous devons quitter une situation précaire pour être un modèle.
Déjà, le Burkina Faso a pu acquérir ses premiers serveurs de data centers et de grands data centers sont en construction, ce qui permettra à nos ingénieurs de concevoir des applications sans crainte et de pouvoir les héberger sur place.
Avant, nous importions des applications que nous ne maîtrisons pas, mais aujourd’hui, la plupart des services au sein de l’administration sont en train d’être dématérialisés. Tout cela, c’est grâce à nos ingénieurs informaticiens qui font un travail remarquable pour que l’usager n’ait plus à se déplacer vers les services pour forcément avoir accès.
De son poste, il peut tranquillement avoir accès à certains services. En plus de tout cela, nous sommes en train de mettre en place des Maisons de citoyens.
Les constructions vont démarrer en 2026. Ces maisons seront installées dans beaucoup de chefs-lieux de province, mais également nous irons jusqu’au département pour faire en sorte que quiconque ne maîtrise pas l’outil informatique puisse aller dans ces Maisons, trouver des Burkinabè qui vont les aider à avoir accès à tous les services à travers les plateformes qui seront installées sur les machines dans ces maisons. Cette digitalisation va se poursuivre et la modernisation de l’administration également va se poursuivre pour nous permettre de lutter efficacement contre la fraude et tous les abus qui puissent exister au sein de l’administration.
Un nouveau mode de gestion administratvie
Chers frères et sœurs, chers parents, vous avez pu constater qu’au cours de l’année 2025, nous avons dû faire les états généraux au niveau de l’administration territoriale. Ces états généraux ont conduit à des conclusions que nous avons exploitées et également à donner une vision. Ce qui a conduit à modifier le code de collectivité territoriale. Ce Code a été modifié pour nous permettre d’avoir une nouvelle architecture. Certes, le redécoupage régional a évolué, mais la fonction de collectivité territoriale doit évoluer également.
Parce que le développement ne se fera pas uniquement dans les villes. Le développement doit partir des villages. Pour cela, il a fallu que nous touchions ce Code. Nous allons installer des Présidents de délégation spéciale(PDS) avec des missions assez claires qui seront évaluées et suivies par les préfets, de sorte que tout ce que nous avons comme vision en matière de développement, comme je l’ai cité tantôt, puisse commencer au niveau des villages, impliquer tous les villageois, et ils seront notés et évalués en fonction de ce qu’ils vont faire dans les différentes collectivités.
C’est ce qui a mené principalement au changement de ce Code. 2026 sera l’année où nous allons implémenter réellement sur le terrain ce nouveau Code des collectivités.
Au niveau de l’administration territoriale, beaucoup de choses ont évolué, en ce sens que l’administration déconcentrée n’était pas administrée de façon efficace pour connaître qui exactement est à son poste.
Le manque de ressources humaines a fait en sorte qu’il y avait un gros manque à gagner. Nous avons fait une évaluation au cours de l’année 2025 et nous nous sommes rendus compte que beaucoup de fonctionnaires fictifs existaient ou des doublons existaient.
Le recrutement récent, au cours de l’année 2025, beaucoup de personnels de ressources humaines doit permettre de les envoyer au niveau régional pour ainsi faire en sorte que tout agent qui est affecté doit pouvoir travailler et contrôler à partir de la région. Et là, au niveau national, nous avons l’assurance que le service pour lequel, il a été envoyé est rendu aux populations au moment donné.
Cette modernisation va se poursuivre parce que ça doit s’accompagner d’une digitalisation. Du côté de la diplomatie, le Burkina Faso rayonne. Le Burkina a allumé une lumière et cette lumière doit rester éclairée pour toujours. Nous rayonnons à travers le monde et notre diplomatie est très active. Des changements auront lieu, certes, pour réorganiser le dispositif diplomatique à travers le monde entier parce que la géopolitique nous l’impose. Et, cette réorganisation a déjà commencé en 2025 avec un certain nombre de réajustements dans le traitement des diplomates, mais la réorganisation spatiale à travers le monde entier aura lieu en 2026.
Nous allons rediriger notre diplomatie en fonction de la géopolitique actuelle qui vient de notre pays. Le Burkina Faso est un pays ouvert pour tous les partenaires sincères respectueux de notre souveraineté, de notre liberté et de notre dignité. Mais, le Burkina Faso ne permettra à qui que ce soit aucune puissance de pouvoir nous imposer ce qu’elle souhaite.
Voilà pourquoi, nous devons continuer, partout où nous sommes, à faire en sorte que le drapeau du Burkina Faso flotte avec dignité. Et ceci pour m’adresser à la diaspora que je félicite pour ses actes patriotiques qui continuent de faire rayonner l’image du Burkina Faso à l’extérieur, de continuer à rester patriote et intègre parce que lorsqu’on parle du Burkinabè, nous devons entendre l’homme intègre, l’homme digne et c’est ce que nous voulons au niveau de la diaspora.
Et les encourager à travers l’organisation au niveau du Haut conseil des Burkinabè de l’extérieur à revenir et investir au Burkina Faso leur patrie. Et nous leur ouvrons la porte et nous allons mettre tous les mécanismes en place pour qu’ils puissent revenir et investir de façon sécurisée.
Conduire la destinée de la Confédération.
Au niveau confédéral, le Burkina Faso poursuit sa contribution au niveau de notre espace commun qu’est l’AES. 2025 a été une année où, on nous a confié une lourde responsabilité de conduire la destinée de la Confédération. Nous avons pris cette responsabilité et nous avons promis de faire en sorte que l’AES rayonne à travers le monde entier. Et, nous allons tenir notre parole et ceci nous demandons à tout les Burkinabè de faire en sorte que cette mission qui nous a été confiée puisse être donc conduite avec succès.
Nous allons poursuivre les efforts de coopération, d’amitié avec tous les Etats, comme je l’ai dit, respectueux de notre souveraineté et faire en sorte que l’intérêt des peuples prime sur les intérêts au niveau politique. Camarades combattants pour la liberté, je tenais à féliciter tous les acteurs, qu’ils soient du monde de l’éducation, de l’agriculture, des infrastructures, du monde de l’économie, les agents de la santé, les vaillantes forces combattantes pour tous les efforts consentis au cours de l’année 2025.
De continuer à mouiller le maillot, comme on aime le dire, à se sacrifier, à se donner corps et âme pour le bonheur de notre population. Car, la seule chose qui importe pour nous, c’est le bonheur de nos populations. Tout acteur de l’administration doit avoir cela en tête et faire en sorte que ses actions quotidiennes contribuent au rayonnement de notre patrie. A tous ceux-là qui communiquent, qui combattent l’impérialisme à travers la communication, je les félicite et je les encourage à redoubler d’efforts. Parce que toutes les guerres de l’impérialisme commencent d’abord par la communication.
Et pendant les guerres, la communication fait la différence dans les batailles. La communication est un maillon essentiel, névralgique pour le succès des opérations. Poursuivez votre effort de communication, poursuivez votre effort à faire en sorte que leur désinformation ne puisse pas toucher nos populations. Je vous félicite parce que vous avez fait beaucoup d’efforts ces derniers temps en prouvant aux yeux de tout le monde que le Burkina Faso est debout. Et quand je parle d’acteurs de la communication, je parle du monde de la presse, qu’elle soit privée ou publique. Et de tous ceux qui oeuvrent à travers les médias sociaux à montrer une image saine du Burkina Faso.
Je remercie également tous ceux qui ont pris de leur temps, qui ont quitté l’extérieur, pour venir au Burkina Faso pour constater les réalités du Burkina Faso et qui ont pu les diffuser à travers leurs canaux, pour faire comprendre à ces médias mensongers que ce qu’ils disent de notre patrie est totalement faux. Continuez dans ce sens parce que je le dis et j’insiste, la communication est un maillon nevralgique dans le succès de notre lutte. Les révolutions passées n’ont pas abouti. Nous connaissons les causes, mais nous ferons en sorte que cette révolution aboutisse pour le bonheur de nos populations. Le Burkina Faso est intrinsèquement révolutionnaire.
Voilà pourquoi, toute la population doit mettre la main à la pate, faire en sorte qu’à travers la communication, l’intoxication et la désinformation de l’impérialisme ne passent pas. Pour tous ceux qui sont encore sceptiques, qui ne croient pas en la dynamique, je les invite à regarder un peu dans le rétroviseur, dans le passé, il y a quelques années, comment a été le Burkina Faso, à faire un meia culpa de pas et voir exactement ce qui a été fait au bout de ces trois années et rejoindre le bateau. Nous ne voulons pas exclure quelqu’un, mais comme nous l’avons dit, si quelqu’un ferme les yeux et refuse de voir le soleil, nous ne pouvons pas faire autrement que de le laisser en marge. Nous allons évoluer. Nous allons continuer. Nous allons poursuivre notre lutte.
Le Burkina Faso vaincra, le terrorisme sera un passé. Nous ferons en sorte que le visage du Burkina Faso qui est connu aujourd’hui, dans 5 ans, nous ne puissions pas le reconnaître. Bien sûr, le changement sera positif et nous devons le faire pour nos enfants, pour les générations à venir. Et ce combat est bien possible et il est déjà gagné. J’invite tout un chacun à redoubler d’efforts pour que 2026 soit meilleur que 2025. Vive le Burkina Faso. Vive notre patrie libre, digne, intègre et prospère. Bonne et heureuse année 2026. La patrie, ou la mort, nous vaincrons.
Propos retranscris par La Rédaction





