Initié par le chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré, depuis son accession au pouvoir en septembre 2022, le combat pour une véritable souveraineté du Burkina Faso gagne en intensité. De nombreuses initiatives ont été enveloppées pour servir cette noble lutte qui constitue un prolongement de celle entreprise sous la Révolution d’août 1983 du défunt capitaine Thomas Sankara. Dans le lot des actions menées avec une forte conviction figurent les Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC), dont la première phase de la IIIe édition se tient du 26 mars au 9 avril 2026, sur le thème : « Produisons burkinabè, consommons burkinabè : notre assiette, notre fierté ».
Le programme de ces JEPPC affiche le plein d’activités : des montées de couleur, la promotion de mets locaux, des conférences sur le civisme et la citoyenneté, des journées de salubrité dans l’administration, des opérations de dons de sang, le port de tenues traditionnelles Faso Dan Fani et Koko Dunda, des collectes de fonds pour l’effort de paix…Tous les quatre coins du pays vivent ces journées d’engagement patriotique, censées raviver et promouvoir des valeurs fondant la nation (patriotisme, intégrité, sens du devoir, solidarité, discipline…). La philosophie des JEPPC est une fois de plus respectée, avec des réflexions autour de la problématique du « produisons et consommons burkinabè », mis en exergue dans le thème retenu.
Si cette célèbre formule de Thomas Sankara avait été vidée de son sens avec le coup d’arrêt porté à la Révolution démocratique et populaire (RDP), le 15 octobre 1987, elle reprend du contenu avec la dynamique actuelle de gouvernance marquée par la Révolution progressiste populaire (RPP). Produire et consommer burkinabè n’est pas un simple mot d’ordre. C’est une véritable politique économique visant à valoriser nos ressources locales et aider le pays à rompre avec la dépendance extérieure. Produire et consommer burkinabè, c’est soutenir d’une part nos producteurs, nos transformateurs et nos circuits locaux de distribution et d’autre part contribuer à la construction d’un marché intérieur et d’une économie résiliente et compétitive.
Si, les échanges économiques entre les producteurs locaux et les consommateurs prennent de l’essor, il va de soi que l’économique burkinabè va être moins dépendant des importations. En la matière, le marché intérieur chinois est un exemple inspirant de développement économique. L’idéal est de produire en quantité suffisante pour le marché intérieur et exporter le surplus à l’étranger pour engranger plus de ressources et résister aux chocs économiques. Le Burkina a encore du chemin à faire pour mieux développer son industrie et structurer davantage son économie, mais le rêve est permis. La détermination du peuple et des dirigeants burkinabè à atteindre des sommets ne fait aucun doute et laisse des lueurs d’espoir pour l’avenir.
Avec l’engagement du capitaine Ibrahim Traoré à faire du Burkina Faso un eldorado et les changements de mentalité et prises de conscience qui s’opèrent, impossible n’est pas burkinabè. Il y a déjà des motifs de satisfaction dans la production et la consommation des produits locaux. L’adoption et la vulgarisation à l’échelle nationale et internationale des tissus Faso Dan Fani et Koko Dunda est un franc succès, dont on peut s’enorgueillir. De plus en plus de Burkinabè s’habillent dans ces tissus, qui au-delà du marché intérieur, est aussi demandé à l’extérieur. On espère le même engouement autour des concentrés de tomate Sofato, du riz local de la Vallée du Kou et autres produits made in Burkina. Nous devons œuvrer à inscrire définitivement tous les produits locaux dans nos habitudes de consommation et faire de notre souveraineté économique, une réalité. « L’ère de la honte de nos produits est terminée », comme l’a dit le président du Faso. Demain sera meilleur…
Kader Patrick KARANTAO






