Un pacte national de souveraineté

Les ministres de la Communication, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, et de l’Economie, Aboubakar Nacanabo, ont co-animé, le mercredi 18 février à Ouagadougou, une conférence de presse sur le Fonds de soutien patriotique (FSP), créé il y a trois ans. Face aux hommes et femmes de médias, le porte-parole du gouvernement et son collègue des finances ont dressé, avec clarté et satisfaction, le bilan de trois années de mobilisation autour de cet instrument inédit de souveraineté.

Institué en 2023 dans un contexte d’épreuve pour notre Nation, le FSP s’est imposé comme un véritable levier de résistance et de reconquête. En trois ans, ce sont près de 500 milliards F CFA qui ont été mobilisés, dépassant largement les prévisions initiales. En effet, les chiffres parlent d’eux-mêmes : près de 99 milliards mobilisés en 2023, plus de 175 milliards en 2024, plus de 222 milliards en 2025. Pour l’année 2026, l’objectif est d’atteindre 200 milliards F CFA, avec déjà 15 milliards enregistrés à la mi-février. Au-delà des statistiques, ces performances traduisent l’attachement profond des filles et fils du Burkina Faso à la défense de la patrie, en faisant du FSP, l’expression d’un sursaut collectif. Alimenté par des contributions volontaires, des prélèvements solidaires, une taxe sur certains biens de consommation, il incarne un pacte national au service de la sécurité et de la souveraineté.

Sur le terrain de la reconquête du territoire, les résultats sont tangibles. En effet, grâce aux ressources mobilisées, des équipements majeurs ont été acquis au profit des Forces combattantes, notamment des blindés, armes, munitions, matériels roulants et aériens. En 2025, trois hélicoptères et des moteurs supplémentaires ont renforcé les capacités opérationnelles sur le terrain. Le fonctionnement des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) a été assuré à hauteur de plus de 198 milliards F CFA en trois ans, tandis que les investissements structurants ont dépassé 191 milliards F CFA.

Ces efforts conjugués ont permis d’améliorer significativement le taux de reconquête du territoire. Dans cette dynamique, le geste hautement symbolique du chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré, remettant officiellement des équipements et du matériel militaire au ministre de la Guerre est venu rappeler que chaque contribution citoyenne se transforme en moyens concrets pour protéger les populations et restaurer l’intégrité de notre territoire. Derrière chaque blindé remis, derrière chaque hélicoptère déployé, il y a le sacrifice consenti par un agent public un ouvrier un commerçant, un entrepreneur, un Burkinabè de la diaspora ou un ami du Burkina Faso.

Il convient de saluer cet élan de solidarité des Burkinabè, sur le territoire national comme à l’étranger. La diaspora, fidèle à ses racines, apporte une contribution précieuse, de même que les partenaires et amis du Burkina. Cet engagement pluriel démontre que le combat pour la paix et la souveraineté relève d’une communauté de destin.
L’autre force du FSP, c’est la transparence dans la gestion des ressources avec la mise en place d’un conseil d’orientation présidé par le Premier ministre, d’un comité de gestion opérationnel et la réalisation régulière d’audits par l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption (ASCE/LC) garantissant ainsi la
redevabilité.

Outil de souveraineté, le Fonds de soutien patriotique est aussi un test de notre capacité à faire bloc autour de l’essentiel. Au regard de ses effets induits et des résultats probants sur le terrain avec 74% du territoire reconquis, il importe pour chaque citoyen, chaque entreprise, chaque Burkinabè de la diaspora et chaque ami du pays, de maintenir et de renforcer cet élan. Contribuer au FSP, c’est investir dans la sécurité collective, dans la dignité nationale et dans l’avenir.

Par Assetou BADOH

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