
A l’issue de l’exposé sur la situation de la Nation, les députés de l’Assemblée législative de transition (ALT) ont non seulement formulé des questions d’éclairage et de compréhension, mais aussi fait des motions d’encouragement et de reconnaissance au travail abattu par le gouvernement.
Face aux députés de l’Assemblée législative de transition (ALT) et à la Nation entière, le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a dépeint un environnement national et international marqué par des défis sécuritaires, économiques et géopolitiques. Toute chose qui a amené le gouvernement à réaffirmer sa volonté de bâtir un Burkina Faso souverain, résilient et maître de son destin, en rupture avec les modèles de développement jugés inadaptés. L’exposé a suscité des préoccupations au sein de la Représentation nationale.
Les députés se sont intéressés à la question sécuritaire, au renforcement de la formation et l’équipement des forces combattantes. A ces préoccupations, le chef du gouvernement a rassuré que tout est mis en œuvre pour recouvrer l’intégralité du territoire national. Il a indiqué qu’à ce jour, plus 74% du territoire est sous contrôle de l’Etat. Les zones reconquises selon Jean Emmanuel Ouédraogo sont consolidées et un plan de développement endogène a été mis en place pour accompagner les populations locales.
« Les blessés en opération sont entièrement pris en charge »
S’interrogeant sur le dispositif mis en place par le gouvernement pour la prise en charge psychologique immédiate des forces de défense et de sécurité du retour des opérations, le chef du gouvernement a fait savoir aux députés que les Forces de défense et de sécurité (FDS) ainsi que les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) de retour du théâtre des opérations reçoivent systématiquement une prise en charge psychologique. Un accompagnement aux blessés en opération ainsi que les familles des soldats tombés au front est également planifié par le gouvernement selon le Premier ministre.
Il a précisé que la question de la prise en charge psychologique des forces combattantes du retour du théâtre d’opérations constitue un enjeu majeur de santé publique, de cohésion nationale et de reconnaissance du sacrifice consenti par nos combattants.
Pour lui, elle contribue au maintien de la capacité opérationnelle des personnels ainsi qu’à leur bien-être, et à ce titre, un ensemble de mesures ont été prises.
Il s’agit notamment de l’évaluation psychologique des unités de retour des opérations aux besoins, l’opérationnalisation de l’Agence de soutien aux veuves, orphelins et victimes de guerre (ASGOVIG) qui est un outil d’écoute et de soutien multiforme à l’ensemble des forces de défense et de sécurité, la mise en place de structures spécialisées dans les armées pour le soutien psychosocial des forces combattantes et leurs familles. « Une attention est portée à la sensibilisation des personnels et leur encadrement afin de favoriser la détection des signes de souffrance et les premiers secours psychologiques », a-t-il fait savoir.
Quel est l’état de prise en charge des blessés en opération ?
A ce niveau, Il a dit : « soyez rassurés, les blessés en opération sont entièrement pris en charge par le service de santé des forces armées nationales avec tous les appareillages de mobilité à travers la caisse d’assurance maladie des armées ». Quelle disposition le gouvernement prend-il pour renforcer la coordination des actions civilo-militaires ? Selon M. Ouédraogo, au cours des différentes opérations, il est inclus de façon systématique les actions civilo-militaires, se traduisant par les soins médicaux donnés aux populations des zones traversées et par le service de santé des armées, l’implantation de forages par le génie militaire afin d’offrir de l’eau potable aux populations.
De ses dires, les sensibilisations sont également faites au profit des soldats sur le sens de leur engagement qui est la protection et la sécurisation de la population civile et de leurs biens. « Dans tous les cas, c’est un élément essentiel de la victoire prochaine qui se dessine, cette parfaite harmonie, unité d’action entre nos forces combattantes et les populations civiles. Je pense que tous les résultats que nous engageons aujourd’hui sont à mettre à l’actif de cette unité d’action nationale », a affirmé le Premier ministre. Concernant le dispositif mis en place par le gouvernement pour la reconversion des personnels des forces de défense et de sécurité blessés en opération, il a dit que la reconversion des personnels militaires blessés en opération est inscrite dans le dispositif global de reconversion des personnels militaires.
Et à ce titre, des actions telles l’élaboration des conventions de partenariat visant la réorientation, la formation et la réinsertion sociale sont élaborées et sont en cours de validation. « Ces différentes actions conjuguées aux actions des autres structures d’appui visent à améliorer les conditions de vie et de travail des personnels militaires blessés en opération. Toutefois, en attendant la validation de ces textes, des initiatives de formation dans des métiers tels que la maçonnerie, la mécanique, le secrétariat, l’art plastique et les techniques de production et de levage d’alevins sont en cours de mise en œuvre », a-t-il précisé. Aussi, a-t-il signifié, un plaidoyer pour la formation continue des volontaires pour la défense de la patrie a été enregistré.
« Alors la question relative à l’insuffisance de la formation sera prise en compte dans le processus de réorganisation en cours des VDP qui consiste à regrouper les VDP communaux en groupements opérationnels régionaux afin de faciliter leur encadrement et le soutien logistique et résoudre du même coup le problème de management », a-t-il fait savoir. Le Premier ministre a expliqué que le besoin de recrutement en VDP communaux est un problème récurrent du fait que chaque village ou localité a besoin de VDP pour défendre et sécuriser le village ou la localité.
Mais, selon lui, la réorganisation en cours vient résoudre ce problème d’effectifs qui va permettre de rassembler les VDP de toutes les localités afin de les muter en VDP régionaux pour être mieux intégrés dans les groupements opérationnels régionaux. Le problème de communication qui a été soulevé également concernant entre les volontaires pour la défense de la patrie et leur coordination. De ses explications, le problème de transmission des informations est dû, justement, à la dispersion de volontaires pour la défense de la patrie, surtout ceux communaux, qui, dans certaines localités, ne disposent pas de personnel d’encadrement en leur sein afin de faciliter la circulation et une meilleure compréhension des informations.
« Bien que la brigade volontaire pour la défense de la patrie soit organisée en coordination régionale, provinciale et communale, il se pourrait évidemment que des problèmes de communication subsistent toujours. Cette réorganisation évoquée tantôt vient également répondre à cette préoccupation parce que désormais, les VDP vont donc disposer de cadres de proximité avec donc des forces de défense et de sécurité en nombre suffisant et à leur sein », a-t-il dit. La question relative à ces difficultés d’accès des vivres par les volontaires pour la défense de la patrie dans ces zones s’explique, selon M. Ouédraogo, par les difficultés d’avoir des convois permanents en direction de ces localités.
Cependant, a-t-il informé, ce problème concerne aussi bien les populations que les volontaires pour la défense de la patrie. Dans certaines localités, a-t-il dit, les VDP s’organisent pour constituer des provisions qui sont souvent transportées par voie aérienne. « La réorganisation en cours relative à la mutation des VDP communaux en VDP régionaux prend en compte cet aspect et prévoit une prime journalière d’alimentation aux VDP régionaux », a dit le Premier ministre. Il arrive que des VDP, certains VDP ne perçoivent pas leurs primes par moments et sans qu’aucune explication ne leur soit donnée.
A cette préoccupation de non-paiement de primes de certains VDP sans justification, il a dit que tout est à relativiser du fait que les VDP victimes de ces de suspensions ne rendent pas compte fidèlement de la situation qui a prévalu souvent à cette suspension. « Toute suspension de primes résulte d’une note de suspension du VDP pour des manquements, une faute et est toujours notifiée aux VDP fautifs. Le montant non payé est systématiquement réversé à la BVDP par des actes administratifs en bonne et due forme. Vous pouvez être rassurés également qu’il ne viendrait à l’idée de personne de détourner de l’argent destiné au paiement des VDP parce que ça sera traité avec la plus grande rigueur.
Quelles sont les dispositions générales prises pour la sécurisation des forêts ?
Selon le Premier ministre, une proportion de 30% du territoire national est constitué de massifs forestiers et d’espaces de conservation.
Conscients de la fragilité et de la vulnérabilité des forêts face au terrorisme et aux diverses pressions, a-t-il expliqué, le gouvernement a recruté et formé sur mesure spéciale 4000 agents forestiers. Et, il a été procédé à la réarticulation des dispositifs des eaux et forêts pour mieux sécuriser ces massifs forestiers à travers la création des unités combattantes
Des eaux et forêts. Par ailleurs, a-t-il précisé, le rattachement de la direction générale des Eaux et forêts au ministère de la sécurité traduit la volonté du gouvernement d’une prise en charge adéquate de la question d’apurement et de sécurisation des massifs forestiers en parfaite cohérence avec la sécurisation globale du territoire national, parce que malheureusement, dans la plupart des accidents, le premier facteur, c’est bien souvent l’homme.
Donc, c’est pour dire que c’est un combat qui continue. Mais évidemment, on le dit, la sensibilisation sur la question de la sécurité routière doit commencer chez nous, à la maison. Si chacun s’assure que son enfant sort avec le casque bien porté, et surtout qu’il a bénéficié d’un minimum d’encadrement sur le côté de la route, ça peut déjà constituer un grand pas vers l’atteinte de cette sécurité alimentaire et sécurité routière que nous appelons de tout nouveau. Quelles sont les dispositions générales prises pour la sécurisation des forêts ? Une proportion de 30% du territoire national est constituée de massifs forestiers et d’espaces de conservation.
Conscients de la fragilité et de la vulnérabilité des forêts face au terrorisme et aux diverses pressions, le gouvernement a recruté et formé sur mesure spéciale 4000 agents forestiers. Il a été procédé à la réarticulation des dispositifs des eaux et forêts pour mieux sécuriser ces massifs forestiers à travers la création des unités combattantes des eaux et forêts. Par ailleurs, le rattachement de la direction générale des eaux et forêts au ministère de la sécurité traduit la volonté du gouvernement d’une prise en charge adéquate de la question d’apurement et de sécurisation des massifs forestiers en parfaite cohérence avec la sécurisation globale du territoire national.
Réduire d’environ 35 % les importations de riz
A la question de savoir, quels sont les effets des résultats de la campagne agricole sur la réduction de la dépendance du Burkina Faso sur les importations, il a répondu que les résultats de la campagne agro-pastorale 2025-2026 traduisent une autosuffisance de notre pays en céréales. « En termes d’impact, particulièrement pour le riz, où le Burkina est fortement dépendant des importations de l’ordre de 600 000 tonnes par an, nous avons enregistré une production d’un million de tonnes pour cette campagne. Ce niveau de production permettra de réduire d’environ 35 % les importations de riz, représentant une réduction d’environ 73 milliards de sorties de devises. Evidemment, une chose est de produire en quantité suffisante, mais il ne faut pas oublier aussi le slogan de produire et consommer Burkina », a-t-il précisé.
De son avis, si le consommateur n’accorde pas de valeur à ce qui est produit de façon endogène, évidemment, il sera toujours enclin d’aller chercher les mêmes denrées ailleurs. « Quand on parle de souveraineté, cela doit aussi se manifester dans nos assiettes tous les jours à la maison. C’est ce qui va nourrir l’ensemble de l’écosystème de la production pour que nos producteurs aient des débouchés, pour que nos unités de transformation trouvent des preneurs. Donc, c’est pour dire que c’est un défi commun. Si, nous produisons, mais que nous ne consommons pas, évidemment, c’est le serpent qui se mord la queue », a-t-il alerté.
Une meilleure organisation des dispositifs d’approvisionnement
Quel est l’état de mise en œuvre de la mise à disposition des entrants au cours de la campagne de 2025-2026 ? Au cours de la campagne de 2025-2026, il a fait savoir que ce sont 69 974 tonnes d’engrais minéraux, 12 117 tonnes de semences améliorées, 8 288 tonnes d’aliments concentrés, 4 339 tonnes d’aliments volailles, 5 280 kits de noyaux reproducteurs de volailles et 13 780 kits de noyaux reproducteurs de petits ruminants qui ont été mis à disposition des producteurs.
Pour une meilleure organisation des dispositifs d’approvisionnement d’engrais, a-t-il indiqué, le monopole de l’importation des engrais a été accordé à la Société burkinabè des intrants et des matériels agricoles et pastoraux.
Cette décision stratégique repose sur plusieurs motivations dont l’amélioration du pouvoir de négociation sur les prix à l’importation et le renforcement de la traçabilité et le contrôle qualité et la sécurisation des stocks à l’échelle nationale dans un contexte de tension sur les marchés internationaux et des besoins croissants liés à l’intensification agricole, a-t-il. Malgré la bonne saison agricole, a-t-il déploré, on note toujours l’importation de produits agricoles qui sont souvent de mauvaise qualité.
Quelles dispositions sont prises pour contrôler et éviter les importations ?
Il a répondu que des mesures ont été prises pour faciliter la substitution des importations par les produits, par la production nationale. A ce titre, il a été instauré un quota à l’importation de poissons et du riz. Pour certains produits comme la pomme de terre, l’importation est interdite en période de forte disponibilité. Par ailleurs, a-t-il insisté, pour limiter les importations de produits impropres à la consommation, le gouvernement a pris des mesures de renforcement des contrôles sanitaires et phytosanitaires.
« Là également, il convient de lancer un message citoyen à l’ensemble de nos opérateurs économiques, particulièrement ceux qui sont dans le secteur de l’importation des céréales et de ces produits. Parce que malheureusement, quand on prend des mesures de ce type pour interdire l’entrée de certains produits, afin évidemment d’encourager et de promouvoir le consomment local, on fait face bien souvent à une fraude. Parce qu’à plusieurs reprises, vous êtes témoins des saisies qui sont opérées par les services de contrôle », a-t-il déploré. Concernant l’importation illicite de certains produits, il a reconnu qu’il y a encore un effort à fournir en termes d’engagement citoyen.
L’aéroport de Donsin réalisé à 61,10 %
Quel est le taux d’avancement physique des travaux de construction de l’aéroport de Donsin et à quand la fin des travaux de construction ? Selon le chef du gouvernement, les travaux d’aménagement du site de l’aéroport de Donsin et des zones spécifiques le long des voies d’accès à l’aéroport ont été réalisés à 61,10 %. Il s’agit notamment de la construction des infrastructures, des chaussées aéronautiques, les voiries, les addictions d’eau potable, l’électricité, les télécommunications, les zones techniques, bâtiments administratifs. Les lois relatives aux terminales, comprenant l’aérogare et les bâtiments connexes sont en phase d’étude.
« Il y a une attention soutenue du camarade président du Faso sur ce projet. A titre personnel, j’ai effectué une visite sur le site. Il y a un gros travail en cours parce que le projet en lui-même porte un certain nombre de tares. Le moment venu, évidemment, tout cela sera donc révélé et surtout assorti d’une nouvelle feuille de route pour aller vers un aéroport moderne et surtout ambitieux », a-t-il confié. « Vous vous rendrez compte qu’il y a des choses réalisées qu’on sera obligé de casser parce que ce n’était pas ambitieux. Il y a un certain nombre d’infrastructures qui n’ont pas été dimensionnées à la hauteur de la Révolution progressiste populaire.
Il y a aussi un certain nombre d’aménagements ou d’infrastructures qui ont été largement sous-évaluées. Donc, il semble qu’il y a beaucoup d’imperfections. Le camarade président du Faso a instruit de redimensionner totalement ce terminal parce qu’on ne va pas faire un petit investissement. Il faut un terminal qui soit fonctionnel et qui ne soit pas dépassé au moins dans les cinquante prochaines années. Et c’est ce qui est en cours, donc, de réorganisation actuellement », a-t-il insisté.
Interrogé sur la bonne gouvernance financière et la lutte contre la corruption, le chef du gouvernement a rassuré de l’effectivité de la politique de tolérance zéro en matière de corruption. Il a réaffirmé l’engagement du gouvernement en faveur de la tolérance zéro face à la corruption. Il a, en outre, reconnu que des défis persistent dans l’application effective des textes. Egalement, il a insisté sur la nécessité d’un engagement collectif, associant l’Etat, les organisations de la société civile et les citoyens pour assainir la société des pratiques de la corruption.
Vers une Constitution du peuple
A quand une nouvelle Constitution inspirée des réalités du peuple Burkinabè ? A cette préoccupation d’un parlementaire, le chef du gouvernement a apprécié cette préoccupation. Il a acquiescé qu’il faut une Constitution s’inspirant des valeurs endogènes du pays afin de mettre les populations en confiance et de respecter leur souveraineté. « Les Burkinabè aspirent à une loi fondamentale qui leur rassemble qui répond à leurs attentes et qui est en phase avec la Révolution progressiste populaire (RPP). Nous aurons une Constitution qui nous rassemble qui ne s’inspirera pas de l’histoire des autres ».
A cette question du logement et de ses coûts élevés, le Premier ministre a indiqué que, bien qu’une loi existe depuis 2015, les difficultés d’application ont nécessité une évaluation complète. Celle-ci a conduit à une série de réformes dont l’adoption d’un décret sur les conditions d’éligibilité aux logements sociaux en novembre 2025. Le chef du gouvernement a fustigé la spéculation foncière. « C’est tout l’intérêt du contrôle effectué sur la mise en valeur des parcelles. Déjà, dans la ville de Ouagadougou, la moitié des parcelles attribuées ne sont pas mises en valeur. Cela signifie que ces parcelles, au lieu de concourir à l’urbanisation, à la densification et à la production de logements, sont devenues des produits d’épargne.
Ce n’est pas leur vocation. C’est pour cela que le contrôle s’effectue, et je peux vous rassurer que les résultats sont déjà satisfaisants », a-t-il clarifié. Apportant des éléments de réponses en lien avec la souveraineté alimentaire, l’élevage et la transhumance, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a indiqué que les performances agricoles récentes ont permis de réduire significativement la dépendance du Burkina aux importations, avec une baisse estimée à environ 35%, représentant une économie substantielle en devises. Les équipements agricoles acquis, a-t-il poursuivi, sont placés sous la gestion de pôles de mécanisation avec des dispositifs de formation des opérateurs et de maintenance régulière.
« Leur répartition tient compte du potentiel agricole des zones et de la situation sécuritaire. Pour la campagne agricole à venir, d’importantes quantités d’intrants et d’aliments pour bétail ont été mises à la disposition des agriculteurs. Le monopole de l’importation des engrais a été confié à une structure unique afin de renforcer le contrôle de qualité, la disponibilité et la stabilisation des prix sur le marché national ». Le gouvernement a selon lui, instauré des quotas et des interdictions temporaires sur certains produits en période de disponibilité locale tout en renforçant les contrôles sanitaires pour protéger les consommateurs et promouvoir la production nationale.
En ce qui concerne la transhumance et l’élevage, des actions ont été engagées pour l’aménagement des espaces pastoraux, la production de fourrage et la sécurisation des couloirs de transhumance, a rassuré M. Ouédraogo. Dans le domaine de la santé, le patron de la Primature a fait savoir que des efforts sont en cours pour améliorer la situation financière des formations sanitaires et renforcer les plateaux techniques hospitaliers. Evoquant la suspension du recrutement de certains professionnels de santé, le chef de l’Exécutif a laissé entendre qu’il s’agit là d’une situation liée aux contraintes budgétaires et organisationnelles. Cependant, il a réaffirmé la volonté du gouvernement d’améliorer progressivement la couverture sanitaire. Dans la foulée l’hôte des députés a évoqué, le renforcement des contrôles sur les produits alimentaires et pharmaceutiques ainsi que la mise en place des comités d’hygiène et de sécurité.
Wanlé Gérard COULIBALY





