Abidjan a vibré, les 27 et 28 mars 2026, au rythme de la première édition du Salon international de la littérature et de la création féminine (LIFA). Un rendez-vous inédit, marqué par deux temps forts : le lancement des Éditions Égalité des Chances et la remise du tout premier Grand Prix EKY de l’innovation féminine.
À la Bibliothèque nationale d’Abidjan, la littérature féminine s’est affirmée sous le thème : « Nos voix, nos histoires : la littérature féminine en mouvement ».
Nouvel acteur engagé, les Éditions Égalité des Chances (EC), fondées en 2024 par la ministre Euphrasie Kouassi Yao, ont officiellement fait leur entrée sur la scène éditoriale. Leur ambition : accompagner les auteur·e·s de l’idée à la publication, et amplifier des voix encore trop peu entendues.
En moins d’un an, la maison affiche déjà trois titres, dont EKY ou le secret de la réussite, désormais agréé pour les classes de 3e en Côte d’Ivoire — un signal fort de crédibilité.
Moment phare du Salon : la remise du Grand Prix EKY de l’Innovation Féminine, doté d’un million de FCFA.

Sur 41 candidatures, c’est le projet « 1 Femme : 1 Box & Kit TOP ATTIÉKÉ » qui a fait la différence. À sa tête, Mme Kouadio Akoua Bérénice, ingénieure agroéconomiste basée à Bouaké.
Son idée ? Structurer l’activité des vendeuses d’attiéké grâce à des box mobiles intégrant des solutions fintech. Résultat : une montée en compétences, une meilleure organisation et surtout des revenus stabilisés.
Déjà, dix femmes génèrent entre 100 000 et 160 000 FCFA par mois. Objectif affiché : accompagner 1 000 femmes à travers le pays.

Lire pour transformer l’avenir
Le Salon a également récompensé Mme Dro Deamon Rita avec le Prix spécial EC pour la promotion de la lecture.
Son initiative « Notre Boîte à livres » a permis d’installer 99 mini-bibliothèques et de toucher 20 000 élèves, dont la moitié de filles.
À la clé : un appui concret des Éditions EC, sous forme de dotation en livres pour renforcer ce réseau de lecture, notamment en milieu rural.
Une dynamique appelée à grandir
Placée sous le haut patronage de la ministre Euphrasie Kouassi Yao, cette première édition du Salon LIFA pose les bases d’un rendez-vous appelé à s’imposer dans le paysage culturel ivoirien.

Entre promotion de la lecture, valorisation du leadership féminin et soutien à l’innovation, le LIFA trace une voie claire : celle d’une parole féminine plus visible, plus forte — et résolument tournée vers l’avenir.
Le Salon a été placé sous le haut patronage de la ministre Euphrasie Kouassi Yao, titulaire de la Chaire UNESCO « Eau, Femmes et Pouvoir de décisions » (CUEFPOD), et coordonné par Maître Judith Couloud et Mme Marie-Laure Angoran (CEO d’IMC Afrique).
Retenue par des contraintes d’agenda, la marraine s’est fait représenter par Mme Gisèle Harding, directrice générale du Cabinet Genre, Compétitivité des Entreprises et Développement Durable (GECED), qui a livré son message lors de la cérémonie d’ouverture.
T.K.






