
La Société des aéroports du Faso a organisé, le samedi 28 mars 2026, une visite de presse sur le site de l’Aéroport international de Ouagadougou-Donsin. Il s’est agi de constater le niveau d’exécution des travaux et présenter quelques résultats d’un diagnostic technique confié à un cabinet indépendant.
La Société des aéroports du Faso (SAFA), fonctionnelle depuis le 1er janvier 2026, veut accélérer les travaux de l’aéroport international de Ouagadougou-Donsin en vue de livrer enfin une infrastructure moderne aux voyageurs. Mais, auparavant, il lui faut corriger les défaillances techniques ayant entrainé le retard dans l’exécution du projet. C’est pourquoi un diagnostic technique a été confié à un cabinet indépendant. Pour constater l’état d’avancement des travaux et présenter les premiers résultats du diagnostic en cours, les premiers responsables de la SAFA ont conduit une équipe de journalistes sur le site à Donsin, ce samedi 28 mars 2026.
Cette sortie a permis aux Hommes de médias de toucher du doigt quelques infrastructures de l’aéroport. Au niveau de la piste d’atterrissage et du parking avions, a rassuré le chef du département du développement des infrastructures aéroportuaires de la SAFA, Fayçal Ouédraogo, les travaux sont complètement achevés. « La piste est longue 3,5 kilomètres et extensible à quatre kilomètres avec quatre brettelles permettant les sorties rapides des avions vers le parking. Cette piste peut accueillir tous les gros porteurs. Le parking peut recevoir autant d’avions que nécessite le trafic », a-t-il détaillé. Le château d’eau, les miradors, le bloc technique, la salle de conférence militaire et l’aérogare ont reçu la visite des journalistes.
Pour le représentant du cabinet indépendant, François Xavier Salambanga, le diagniostic a révélé des insuffisances dans les études initiales du projet notamment des omissions dans certaines réalisations et le manque de conformité de certains bâtiments. « L’ensemble de ces dysfonctionnements ont engendré d’autres coûts et rallongé les délais. Nous allons prendre le temps pour trouver des solutions. L’essentiel est de livrer un ouvrage durable au profit de la population », a-t-il dit.
Le directeur général de la SAFA, Saturnin Théophile Bikyenga, s’est réjoui de du fait que plusieurs infrastructures sont déjà achevées. Cependant, il a regretté les insuffisances qui sont marquées par des défaillances techniques et organisationnelles ayant entraîné des retards et des surcoûts. En termes de défaillances, il a cité notamment celles qui sont liées aux études initiales et aux contrats, à la contreperformance de certaines entreprises, ainsi qu’à l’absence claire des délais d’exécution. « Nous allons proposer des mesures de rattrapage des écarts et redimensionner le projet en fonction des orientations des plus hautes autorités. Et ce, pour permettre à ce projet d’envergure de voir le jour à travers la reprise des travaux et d’entrevoir la construction des infrastructures commerciales que sont l’aérogare et les autres infrastructures extra-aéronautiques », a indiqué le directeur général.
En termes de perspectives, a annoncé la secrétaire générale de la SAFA, Louisette Bassonon, la SAFA a entrepris, entre autres, l’élaboration d’un modèle économique des aéroports du Burkina Faso, d’un schéma directeur de développement des infrastructures extra- aéronautiques qui a permis l’adhésion des opérateurs économiques et la révision des ambitions à la hausse pour certains travaux tels que l’aérogare passagers.
Adama SEDGO





