
A l’occasion du premier anniversaire de la proclamation de la Révolution progressive populaire (RPP), le 1er avril 2025 par le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, Sidwaya s’intéresse à l’un des axes majeurs de cette dynamique : la transformation du système éducatif burkinabè.
En proclamant la Révolution progressiste populaire (RPP) le 1er avril 2025, le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré posait les jalons d’une rupture totale avec l’ancien ordre. Un an plus tard, l’un des chantiers les plus visibles de cette révolution est dans les universités du Burkina Faso. Au cœur de cette ambition, l’Initiative présidentielle pour une éducation de qualité pour tous (IPEQ) s’impose comme un levier stratégique, avec un vaste programme de construction d’infrastructures universitaires destiné à améliorer les conditions d’apprentissage et à renforcer les capacités d’accueil.
C’est dans cette dynamique que le 2 janvier 2025, à l’université Thomas–Sankara, le directeur de cabinet représentant le chef de l’Etat, le capitaine Martha Céleste Anderson Médah, a officiellement lancé les travaux de construction de 40 amphithéâtres de 500 et 1 000 places au profit des universités et centres universitaires publics du Burkina Faso. Le programme prévoit la réalisation de 15 amphithéâtres de 1000 places et 25 amphithéâtres de 500 places, répartis sur l’ensemble du territoire.
Prévu sur 5 ans (2025–2029), ce programme vise à résorber la saturation des infrastructures pédagogiques à l’échelle nationale. Cette année, il était notamment prévu l’achèvement de la première phase de 12 amphithéâtres de 500 et de 1 000 places dans plusieurs villes, dont Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Manga, Ouahigouya, Dédougou, Banfora, Kaya, Ziniaré, Fada N’Gourma et Gaoua. Pour cette année, le programme prévoit également la construction de deux amphithéâtres de 1000 places à Ouagadougou et Koudougou, ainsi que de quatre amphithéâtres de 500 places Bobo-Dioulasso, Fada N’Gourma, Tenkodogo et Ouahigouya. Ces amphithéâtres seront accompagnés de bureaux, des salles de cours, des salles de travaux dirigées et de laboratoires.
Au-delà des amphithéâtres, l’IPEQ prévoit la construction et l’équipement de 8 cités universitaires d’une capacité globale de 1 000 lits, ainsi que la réalisation de laboratoires modernes, de salles de cours et de bâtiments pédagogiques adaptés aux exigences actuelles de l’enseignement supérieur. Egalement, l’IPEQ prévoit, entre autres, la construction de 44 complexes scolaires modernes en bâtiments R+3, intégrant les niveaux préscolaire, primaire et secondaire, 10 Etablissements techniques et professionnels, 68 établissements préscolaires.
Lors du lancement, le directeur de cabinet du président du Faso, le capitaine Martha Céleste Anderson D. Medah a affirmé que cette initiative découle de la vision du Président Ibrahim Traoré. « Offrir au monde universitaire des conditions de travail optimales et des enseignements de qualité pour permettre aux étudiants burkinabè de réussir leur insertion socio-professionnelle et de contribuer à la construction de la nation et du monde », a-t-il rappelé.
Pour sa part, le ministre de l’Enseignement supérieur, le Pr Adjima Thiombiano, ces réalisations constituent une réponse structurelle aux défis du système éducatif. Il a souligné que la faiblesse des capacités d’accueil demeure une cause majeure des retards académiques et que la solution passe par des investissements massifs dans les infrastructures pédagogiques.
Former une élite scientifique et technologique
Au-delà des amphithéâtres, la RPP ambitionne de former une élite scientifique burkinabè capable de porter le développement endogène du pays. Dans la même dynamique, le gouvernement a acté, en Conseil des ministres du 17 décembre 2025, la création de l’Académie Technologique du Faso (ATF). Implantée sur un site d’environ 60 hectares dans la commune rurale de Pabré, cette future institution bénéficiera d’un investissement initial de plus de 37 milliards de FCFA pour sa première phase.
Outre les blocs pédagogiques, les amphithéâtres et les laboratoires, le site abritera une forge, des ateliers spécialisés, une bibliothèque, une infirmerie et un pôle de logements pour étudiants et enseignants. Elle est appelée à former des ingénieurs dans les technologies de pointe : la métallurgie, la mécanique, l’énergie, le nucléaire, l’aéronautique, le génie civil, la chimie, les métiers miniers, le numérique, la cybersécurité et les télécommunications, contribuant ainsi à renforcer la souveraineté technologique du Burkina Faso.
Ce projet entre en droite ligne de la vision de développement endogène prônée par le Président du Faso, le capitaine Traoré. Il contribuera à accroître l’offre en infrastructures éducatives et à former sur place une élite qui sera le pilier de la refondation de l’Etat et de la prospérité sociale et économique du Burkina Faso. Ces infrastructures modernes sont accompagnées de lycées techniques professionnelles avec la construction de quatre établissements à Bagré et Samendéni, Yako et à Kaya, pour renforcer la formation professionnelle et techniques des jeunes.
Un an après la proclamation de la RPP, ces investissements traduisent une volonté affirmée de faire de l’éducation un pilier de transformation sociale et économique. A travers l’IPEQ, le gouvernement entend non seulement désengorger les universités, mais aussi former une jeunesse capable de répondre aux défis du développement national. Ainsi, la construction de ces infrastructures universitaires apparaît comme une matérialisation concrète des ambitions de la RPP, bâtir un système éducatif moderne au service du progrès.
Boudayinga J-M THIENON





