Lutte antiterrorisme : la Transition à pied d’œuvre pour une nouvelle dynamique de coopération militaire opérationnelle

Le président Paul-Henri Sandaogo Damiba le 24 août 2022 en Conseil des ministres. © : DCRP Présidence du Faso

Le compte-rendu du conseil des ministres d’aujourd’hui a été l’occasion pour les ministres en charge des Infrastructures, Charles Josaphat Zoungrana et de la Défense Barthélémy Simporé de développer des questions d’actualité au sein de leurs départements respectifs.

Le général Simporé a ainsi expliqué la stratégie de défense et de coopération militaire que la Transition est en train de piloter.

Il s’agit, a-t-il dit, d’une nouvelle dynamique de coopération opérationnelle qui est en voie d’être instituée avec les pays voisins avec qui le Burkina partage la même menace terroriste. C’est dans ce cadre qu’il a eu une réunion de travail le 22 août passé avec son homologue du Niger.

« La coopération opérationnelle est l’un des maillons essentiels de l’approche efficace de lutte contre la menace terroriste qui est transnationale », a soutenu le ministre en charge de la Défense.

Les deux pays, confortés par les « résultats concrets importants de la série de manoeuvres conjointes baptisées Taanli », envisagent ainsi de mettre en place un dispositif militaire permanent dans la zone de leur frontière commune et aussi d’associer d’autres voisins tels que le Mali et le Bénin à une stratégie commune où sévissent principalement deux groupes armés terroristes : l’Etat islamique au grand Sahara (EIGS) et le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) très actifs dans la zone.

« Nous déployons une diplomatie militaire beaucoup plus vaste en direction de tous nos partenaires qui va nous permettre de renforcer nos capacités opérationnelles. Cette dynamique est celle qui va nous amener de l’embellie dans cette lutte que nous menons », a indiqué Barthélémy Simporé.

Sécuriser les ouvrages de franchissement

Le Colonel-major Zoungrana en charge des Infrastructures a également parlé de stratégie pour sécuriser les ouvrages sur les routes nationales.

« Nous travaillons à des solutions pour permettre plus de sécurités aux ouvrages », a-t-il déclaré, tout en rappelant qu’il est matériellement impossible de poster des agents sur tous les ouvrages du pays.

En attendant cette stratégie, le ministre des Infrastructures a informé que les ouvrages qui avaient été sabotés dans la zone de Diapaga et de Nadiaboali dans la région de l’est ont été réparés et sont à nouveau ouverts au trafic. Le pont de Naré sur la RN3 (axe Kaya – Dori) est aussi en passe de l’être.

Charles Josaphat Zoungrana s’est aussi appesanti sur la submersion de la RN1 sur 3 km bloquant le trafic depuis quelques jours.

De l’avis du ministre, le retrait de l’eau devrait permettre au trafic de reprendre « d’ici demain » même si, a-t-il noté, «  toute solution ne peut être mise en oeuvre qu’au sortir de la saison des pluies ».

Par ailleurs, le Conseil des ministre du jour a entériné la mise en place d’un Conseil Nationale de la Réconciliation et du Vivre Ensemble (CNRVE). Ledit conseil aura, entre autres, pour mission l’orientation et le suivi de la politique gouvernementale en matière de cohésion sociale et de réconciliation nationale.

L’un des objectifs de cette nouvelle instance sera de prévenir également la radicalisation et de donner des orientations pour la réparation et l’indemnisation des préjudices subis par les victimes de la crise sécuritaire.

Sidwaya.info

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