Mois de Ramadan : des muezzins prônent la cohésion sociale

L’Association des muezzins Saïd Bilal du Burkina a organisé à Ouagadougou, du 16 au 19 mars 2023, un séminaire de formation de ses membres afin de les préparer à l’avènement du mois de Ramadan et au renforcement de la cohésion sociale.

La période du jeûne de Ramadan est une occasion pour de nombreux fidèles musulmans d’œuvrer à accroitre leur foi et partager les valeurs sociales au sein de leur communauté en particulier et de la société en général. C’est dans ce cadre que l’Association des muezzins Saïd Bilal du Burkina a organisé, du 16 au 19 mars 2023 à Ouagadougou, un séminaire de formation au profit de ses membres.

Cette activité qui se tient chaque année était à sa VIIe édition et a concerné 300 muezzins venus des 45 provinces du pays. Placé sous le haut parrainage de l’Association Ben Masoud, le séminaire a eu pour thème central : « La contribution des muezzins pour le renforcement de la cohésion sociale ». Selon les organisateurs, cette activité qui se tient en prélude au mois de Ramadan, mois de jeûne des musulmans, a eu pour objectif de renforcer les capacités des muezzins afin que non seulement, ceux-ci jouent pleinement leur rôle au sein de la communauté, mais également, qu’ils soient des vecteurs de cohésion au sein de la société. Ainsi, une succession de conférences ont permis d’aborder de nombreux thèmes comme : « L’histoire de l’azzane selon le prophète Mohamed », « Les vertus du muezzin dans la société », et « L’azzane dans un pays laïc ». Pour le président de l’association, El hadj Mahamadi Dera, cette formation vise à sensibiliser les muezzins aux devoirs et celui des imams dans la mosquée et au sein de la communauté en général. Pour lui, il s’est agi de leur rappeler les rapports qu’ils devraient entretenir avec les membres de la communauté et les bonnes attitudes à adopter au regard du contexte de crise dans un pays multiconfessionnel et laïc comme le Burkina. « Cette activité n’est ni à but politique ni à but lucratif ; elle est plutôt pour renforcer les liens de fraternité entre les fidèles de la communauté et la cohésion entre les communautés vivant au Burkina », a-t-il précisé.

Il a également appelé au respect et à la considération du muezzin, car, a-t-il expliqué, celui-ci, tout comme l’imam, est un fidèle ami de Dieu qui n’est à la recherche ni des fortunes de ce bas monde ni des bonnes grâces des autres hommes. Sa mission est plutôt d’inviter les autres à l’adoration de Dieu et d’œuvrer à la cohésion entre les fidèles de la communauté. « Autant Dieu pourvoit aux besoins des autres hommes, autant c’est auprès de Lui que se trouvent la subsistance et la récompense du muezzin », a fait remarquer le chef des muezzins. El hadj Dera a, par ailleurs, déploré la considération que certaines personnes ont du muezzin, percevant ce dernier comme un indigent qui a seulement pour rôle de recevoir des aumônes. Il a estimé que cette mauvaise image doit être corrigée. Le premier responsable des muezzins du Burkina Faso a appelé à la cohésion entre les filles et fils du pays tout en souhaitant le retour de la paix au Burkina Faso et en Afrique.

Mahamadou DIANE

Nathalie KONKOBO (Stagiaires)

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