Nous vous proposons quelques déclarations du sélectionneur national des Étalons, Amir Abdou :
- « Le fonctionnement ici (Burkina Faso ndlr), il y a des fois où je ne prends pas un joueur parce que c’est le cousin de tel, son agent c’est l’agent de l’autre, il est sorti de mon académie, pourquoi il n’a pas été pris ? Moi je ne marche pas comme ça. Moi je n’ai pas d’amis. Moi je suis dans l’aspect où j’essaie d’être directif, je n’écoute rien, je n’écoute personne. Et sachez une chose, que vous pouvez m’approcher ou quoi que ce soit, je vais être poli avec vous. Mais ça s’arrête là. »
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« Je ne suis pas là pour plaire aux gens. Je suis là pour travailler et personne ne peut influencer mes choix ; ni le président de la Fédération, ni le chargé à la Communication. Je ne convoque pas un joueur parce que son agent m’a appelé. L’équipe nationale se mérite ».
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« Je vais essayer d’être droit. Si le joueur ne correspond pas au profil que je voulais, il repartira en club. Il ne faudra pas qu’il m’appelle pour me dire : coach, je n’ai pas été pris. Tu n’as pas été pris parce que tu n’as pas été bon ».
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« On vient en sélection pour servir un drapeau, une patrie et des supporters, ce qui exige un sacrifice, de l’ego ».
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« Il devrait avoir 26 joueurs, mais Faad Sana est parti avec le Togo, devrai. Il nous avait donné son accord, mais au dernier moment, il a changé de cap. Il a choisi de prendre la nationalité de sa mère, je lui souhaite bon vent ».
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« J’ai parlé avec Ismaëlo Ganiou. Il m’a fait part des problématiques qu’il y a eues. Je lui ai dit que je passerais le voir à Lens. C’est un joueur qui, malheureusement, a choisi l’équipe de France U23. Je le respecte. Il n’est pas exclu qu’il puisse revenir avec la sélection. On va essayer de se voir à Lens, pour voir s’il y a une possibilité de retour. Je vais essayer de tout mettre en œuvre de façon à le faire revenir ici au pays. Ça ne va pas être facile, mais j’ai des arguments pour le faire revenir ».
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« Je sais qu’il y a des journalistes à moitié « agents de joueurs ». Je vous dis la vérité. Je ne suis pas là pour faire plaisir aux gens. J’ai ma responsabilité. Je suis le sélectionneur, le dernier mot me revient ».
Propos recueillis par Sidwaya sport.






