Développement socioéconomique: 2025 en chiffre au Burkina Faso

Le chef du gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a salué la mobilisation exceptionnellement des Burkinabè pour la cause nationale en 2025.

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a fait, le vendredi 30 janvier 2026 devant l’Assemblée législative de transition (ALT), l’exposé sur la situation de la Nation. Retour sur un bilan chiffré des actions menées en 2025.

La sécurité demeure le premier front de l’action gouvernementale. En 2025, les opérations de reconquête ont permis le contrôle effectif d’environ 74 % du territoire national, favorisant la réouverture de 73 préfectures et mairies, de plus de 600 structures éducatives et de 38 formations sanitaires, ainsi que la libération et la réinstallation de 442 villages.
Le renforcement des capacités humaines s’est traduit par le recrutement et la formation de plus de 16 000 militaires, 2 000 policiers et près de 15 000 Volontaires pour la défense de la patrie (VDP). A ces efforts s’ajoute la mobilisation de plus de 222 milliards F CFA au profit du Fonds de soutien patriotique (FSP), portant le cumul à près de 500 milliards F CFA depuis sa création en 2022.

La résilience en actes

Face aux conséquences humanitaires de la crise sécuritaire, le gouvernement a placé la solidarité nationale au cœur de son action. En 2025, plus de 22 000 tonnes de vivres et 290 tonnes de médicaments ont été acheminées vers les zones à défis sécuritaires. Les efforts conjugués de l’Etat et des partenaires ont permis la réinstallation de plus de 1,16 million de Personnes déplacées internes (PDI) dans 871 localités.
Parallèlement, la reconstruction du tissu social s’est appuyée sur les valeurs endogènes. L’adoption de la loi portant statut de la chefferie traditionnelle et coutumière, ainsi que celle de la loi Faso Bu-kaoré ouvre la voie à des mécanismes locaux de règlement des conflits, renforçant la paix sociale et le vivre-ensemble.

Investir dans l’avenir

Le développement du capital humain constitue un pilier stratégique de la transformation nationale. En 2025, 1 450 milliards F CFA, soit plus de 40 % du budget de l’Etat, ont été consacrés à l’éducation et à la santé. Dans le secteur éducatif, 2,5 millions de kits scolaires et près de 1,9 million de manuels ont été distribués, tandis que les cantines endogènes ont servi plus de 3,5 millions de rations.

L’immersion patriotique obligatoire a concerné près de 59 000 nouveaux bacheliers, contribuant à la formation civique et citoyenne de la jeunesse. Dans l’enseignement supérieur, la normalisation des années académiques a atteint plus de 92 % des filières. Sur le plan sanitaire, le recrutement de milliers d’agents et la mise en service de nouvelles infrastructures, dont des centres hospitaliers universitaires, renforcent progressivement l’offre de soins.

Des indicateurs encourageants

Sur le plan économique, les résultats présentés traduisent une résilience notable. La campagne agropastorale 2025-2026 a enregistré une production céréalière de plus de 7 millions de tonnes, assurant un taux de couverture des besoins de 126,6 %, un niveau excédentaire historique. La production de riz a dépassé 1 million de tonnes, en hausse significative par rapport à l’année précédente.
Le secteur minier a généré plus de 776 milliards F CFA de recettes budgétaires, avec une production aurifère nationale estimée à 94 tonnes. Ces performances ont soutenu une croissance économique évaluée à environ 6,5 % en 2025, contre 4,8 % en 2024, tandis que l’inflation est restée contenue.

Infrastructures, eau et énergie

Le désenclavement et l’amélioration du cadre de vie ont occupé une place importante dans l’action gouvernementale. En 2025, plus de 100 km de routes nationales bitumées, 66 km de voiries urbaines et près de 700 km de pistes rurales ont été réalisés ou réhabilités. L’accès à l’eau potable s’est amélioré pour plus de 1,3 million de Burkinabè, grâce à la réalisation de milliers d’ouvrages hydrauliques.

Dans le secteur de l’énergie, plus de 160 000 nouveaux abonnés ont été raccordés, renforçant la souveraineté énergétique nationale. L’initiative présidentielle Faso Mêbo (devenue une agence), fondée sur une approche endogène et participative, s’impose progressivement comme un levier majeur de transformation urbaine et de mobilisation citoyenne.

L’affirmation d’une voix souveraine

Sur le plan international, le Burkina Faso a poursuivi l’affirmation d’une diplomatie souveraine, alignée sur les aspirations populaires. Le renforcement de la Confédération des Etats du Sahel (AES) avec le Mali et le Niger, la mise en place de mécanismes communs et la diversification des partenariats traduisent une volonté de rompre avec les relations de dépendance et de parler d’une voix forte sur la scène internationale.

Synthèse de la rédaction

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