Le projet WAKANDA, intitulé : « Gestion participative du développement durable en périphérie des aires protégées du paysage PONASI (Pô-Nazinga-Sissili) », a officiellement clôturé ses activités, le vendredi 27 mars 2026, à Pô, dans la province du Nahouri, région du Nazinon.
L’heure est à la clôture des activités au projet Gestion participative du développement durable en périphérie des aires protégées du paysage PONASI (Pô-Nazinga-Sissili). Débuté en septembre 2020, ce projet dénommé WAKANDA et mis en œuvre depuis plus de cinq ans, est arrivé à son terme. La cérémonie marquant la fin du programme a eu lieu, vendredi 27 mars 2026, à Pô, dans la province du Nahouri, région du Nazinon, sous la présidence de la Secrétaire générale régionale (SGR), Abibata Bamouni. L’événement a connu une forte mobilisation des populations bénéficiaires qui ont fait plusieurs témoignages sur les réalisations et les bienfaits du programme.
Adiguipiou Fidèle Yogo, un bénéficiaire du projet venu du village de Bétaré, a exprimé sa satisfaction quant aux actions du projet qui sont profitables aux paysans et adaptées aux besoins réels des populations. « Ce projet a déjà produit des résultats concrets sur le terrain. Je l’admire pour sa flexibilité », s’est-il réjoui. Le chef de canton de Guiaro, Sa Majesté Poanari, a, à son tour, témoigné sa reconnaissance aux initiateurs du projet pour avoir réalisé des sites maraîchers au profit des communautés de sa localité. Il a aussi salué la construction des Centres populaires de loisirs (CPL) dans plusieurs villages de Guiaro. Le chef coutumier a également pris l’engagement de veiller à la préservation des acquis du programme.
Pour le représentant Pays de l’ONG Nitidae au Burkina Faso, Koffi Michael Yaméogo, le projet avait pour objectif d’améliorer l’organisation villageoise et développer une économie endogène durable et inclusif pour une meilleure cohésion sociale, une préservation de l’environnement et une résilience accrue aux changements climatiques dans le paysage PONASI. Selon lui, si le programme a produit des résultats, c’est parce qu’il a su écouter les réalités du terrain, les attentes des communautés, les orientations des autorités et s’adapter. M. Yaméogo a rappelé que certaines actions menées par le projet n’étaient pas prévues au départ mais elles sont nées, a-t-il poursuivi, des besoins, des priorités et des réalités des communautés bénéficiaires. C’est ce qui, à son avis, fait la force de ce programme. Le représentant Pays de l’ONG Nitidae au Burkina Faso a relevé que la durabilité des actifs de WAKANDA a été pensée autour de quatre piliers. Il a cité notamment, l’encrage institutionnel et l’implication des autorités, la responsabilisation des acteurs locaux et le renforcement des capacités locales.
« Des réalisations à plusieurs niveaux »
La chargée de projet WAKANDA à l’ONG Nitidae au Burkina Faso, Adeline Dorothée Kando, abordant les réalisations du programme, a cité la mise en place des pépinières villageoises, la production et la mise en terre de plusieurs plants. Pour lui, plus de 200 hectares de sites agroforestiers individuels ont été créés et des forages avec des installations solaires ont été réalisés au profit de plus de 1 000 bénéficiaires dont 95% de femmes. Mme Kando a aussi fait savoir que WAKANDA a permis de bâtir deux centres de traitement des noix dans les villages de Bétaré et de Kollo et de renforcer les capacités des collectivités et des productrices.
Selon elle, au plan des activités socio-culturelles, le programme a réalisé 17 CPL dans ses zones d’intervention. La chargée de projet WAKANDA a ajouté l’organisation de trois tournois de football pour promouvoir la cohésion sociale, l’appui à la campagne contre le paludisme dans les différents Centres de santé et de promotion sociale (CSPS) et la construction de deux logements au profit de l’école primaire de Kana. Selon elle, le projet a eu comme impact global, l’autonomie des femmes, l’organisation des communautés, la sécurité des revenus et un dialogue renforcé entre acteurs.
La SGR du Nazinon, Abibata Bamouni, a salué la capacité du projet à évoluer, à s’adapter et à intégrer les préoccupations exprimées par les acteurs locaux. Selon elle, les résultats obtenus par le programme dans les domaines de l’agroforesterie, du maraîchage et du développement des Activités génératrices de revenus, contribuent directement à l’ambition nationale du pays qui est de renforcer la souveraineté alimentaire et de promouvoir un développement fondé sur la valorisation des potentialités locales, conformément à la vision du gouvernement.
WAKANDA est un projet mis en œuvre par l’ONG Nitidae en partenariat avec NATURAMA et CREDE, avec l’appui financier de l’Union européenne. Il intervient dans 23 villages de quatre communes périphériques du complexe PONASI à savoir Guiaro, Pô, Bieha et Sapouy.
Noufou SAWADOGO






