L’ambassade des Etats-Unis d’Amérique au Burkina Faso a organisé une session de briefing des jeunes burkinabè bénéficiaires du programme «Young african leaders initiative», le mercredi 29 mai 2019 à Ouagadougou.
Les dix Burkinabè bénéficiaires du programme «Young african leaders initiative (YALI)» parmi les huit cents jeunes leaders d’Afrique subsaharienne retenus pour la session 2019, s’envoleront le 17 juin prochain pour les Etats-Unis d’Amérique. Pendant six semaines, ils auront l’occasion de parfaire leurs compétences dans une université américaine avec un soutien pour le développement professionnel après leur retour. A cet effet, l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique au Burkina Faso a tenu, dans ses locaux, le mercredi 29 mai 2019, une séance de briefing au profit de ces jeunes leaders burkinabè. Le but de cette rencontre, selon l’attaché culturel de l’ambassade, Marc Daniel, est de les préparer pour leur voyage.
«Il s’agit d’échanger sur leurs expériences aux USA, la logistique… et aussi semer l’inspiration pour le retour», a-t-il dit. Pour lui, ils représentent l’avenir du pays, car ils sont jeunes, engagés et compétitifs. «C’est à travers des jeunes comme ceux-ci que nous allons consolider notre partenariat. D’où notre volonté de travailler avec eux pour renforcer la paix et la bonne gouvernance et aussi améliorer l’économie du Burkina Faso», a appuyé M. Daniel. A ses dires, durant leur séjour au pays de l’Oncle Sam, ces jeunes seront formés dans les domaines du business, de l’entreprenariat, du leadership et aussi des services publics. En plus, ils rencontreront les autres jeunes leaders africains pour des échanges à Washington. Pour l’ingénieur de formation Steve Kaboré qui a dit être intéressé par le domaine «public business», la formation va lui permettre de mettre en place des innovations pour alléger la charge du gouvernement burkinabè en matière de gestion des déchets.
«Le nouveau modèle que je veux proposer à l’inverse de l’ancien est que l’on rémunère les détenteurs de déchets afin de les récupérer et faire du profit à partir du recyclage des matières contenues (le plastique, le métal….)», a-t-il expliqué. Et de souligner que ledit projet est déjà à sa phase-pilote, mais il lui manque certains expertises et modèles de gestion que la formation va certainement permettre d’acquérir afin d’étendre l’expérience à une échelle plus grande. Dans le même ordre d’idée, la jeune leader Scarlett Zongo a dit compter, au sortir de ce renforcement de capacités, apprendre comment changer les mentalités pour un développement durable au Burkina Faso et à encourager d’autres personnes à investir dans ce sens. «Young african leaders initiative (YALI)» est un programme du gouvernement américain qui a pour objectif de responsabiliser les jeunes par le biais de cours théoriques, de formations en leadership et de réseaux. Il a neuf ans d’existence et forme chaque année huit cents jeunes du continent africain.
Le Prytanée militaire de Kadiogo (PMK) a organisé, le vendredi 31 mai 2019, au sein de l’école à Kamboinsé dans la périphérie de Ouagadougou, une cérémonie de remise de prix aux meilleurs élèves et encadreurs de l’année scolaire finissante.
Le Prytanée militaire de Kadiogo (PMK) a clôturé son année scolaire 2018-2019, le vendredi 31 mai dernier. Cette cérémonie constitue une tribune pour décerner des récompenses aux plus méritants des élèves qui, par leurs performances, se sont distingués au cours des neuf mois. Ainsi, les majors des différentes classes, de la 6e à la Terminale, ont reçu des récompenses constituées de manuels scolaires de la classe à venir et des romans. Des prix spéciaux ont été également décernés à des élèves qui se sont illustrés dans les différentes disciplines et en sport et à des meilleurs encadreurs. Arouna Compaoré, élève en classe de 5e «A» est le major du 1er cycle avec une moyenne de 18,12/20. Il a reçu un ordinateur portable, un vélo et un compte d’épargne crédité de 50 000 F CFA et bien d’autres cadeaux.
«J’ai été déterminé par les prix que le major du cycle a reçu l’année passée. Cela m’a encouragé à devenir aussi major. Je suis fier d’avoir atteint mon objectif», a-t-il signifié. Erwin Poussi, élève en classe de 1ère «C», avec une moyenne de 17/20 a reçu, cette année encore, le prix d’excellence du 2nd cycle. Il a eu, entre autres, une moto et un compte d’épargne de 50 000 F CFA. Son secret, selon lui, n’est rien d’autre que la détermination dans le travail. Il ambitionne de faire partie des meilleurs bacheliers de l’année prochaine.
«Après mon BAC, j’aimerais embrasser une carrière d’ingénieur avec une spécialisation en mécanique», a-t-il fait savoir. Pour le commandant du PMK, le lieutenant-colonel Ismaël Diaouari, cette traditionnelle cérémonie de distinction offre l’opportunité de rendre compte de l’année scolaire au plan académique, sportif et des activités péri et parascolaires.
Des prix raflés à l’extérieur
L’effectif de cette année, a-t-il mentionné, était de 517 élèves dont 158 filles dont 415 Burkinabè et 102 élèves en provenance de 13 nations d’Afrique occidentale et centrale. «Les statistiques suivantes ont été enregistrées : taux de passage en classe supérieure est de 96,90%, celui des élèves autorisés à redoubler est de 2,12% et le taux des élèves exclus est de 0,96%», a-t-il souligné. Au plan des activités parascolaires, a renchéri M. Diaouari, plusieurs enfants de troupe se sont illustrés dans les concours scolaires auxquels l’école a pris part tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, renforçant une fois de plus le rayonnement du PMK.
Il a adressé au corps professoral, à l’encadrement militaire, aux encadreurs sportifs, au personnel de soutien et aux parents d’élèves, toutes ses félicitations pour la synergie d’actions et le sens élevé de sacrifice dont ils ont encore fait montre tout au long de cette année scolaire. Il a aussi reconnu les efforts et l’accompagnement des différents partenaires pour le succès de la cérémonie. Du reste, il a souhaité bonne chance aux élèves de 3e et de la Terminale pour leur succès en fin d’année aux examens. Quant au chef d’état-major général des armées, Moïse Miningou, il a souligné que le PMK demeure une école d’excellence au fil des années.
Concernant l’intégration socio-professionnelle des élèves après le BAC, il a promis d’œuvrer pour que l’armée prenne directement quelques élèves à l’Académie militaire Georges Namoano pour ceux qui désirent faire une carrière militaire, au lieu de les laisser tous aller à l’université comme d’habitude. «Cela ne sera pas effectif cette année, mais avec l’accord de nos autorités, nous pourrons le faire les prochaines années», a annoncé M. Miningpou.
Le ministre des Mines et des Carrières, Oumarou Idani, a animé une conférence de presse, le lundi 3 juin 2019, à Ouagadougou afin d’éclairer l’opinion publique sur l’affaire de charbon fin impliquant la Société Essakane S.A.
Le ministre des Mines et des Carrières, Oumarou Idani, déplore que le contenu du rapport des consultants sur le dossier charbon fin de la société Essakane S.A., censé éclairer le procureur général près la Cour d’appel de Ouagadougou dans la conduite dudit dossier, soit déjà interprété à même de condamner de manière précoce l’administration minière et les gouvernants. Il a exprimé ses regrets aux journalistes au cours d’une conférence de presse, le lundi 3 juin 2019 à Ouagadougou. Dans cette affaire, a rassuré le ministre, le département en charge des mines rejette catégoriquement toute collusion avec la société minière. Il a laissé entendre que l’administration publique n’est ni de près ni de loin mêlée à une quelconque fraude ou pillage des ressources minières du pays. En effet, selon lui, à la suite d’une saisie de la marchandise le 30 décembre 2018 à Bobo- Dioulasso par la Brigade nationale anti-fraude de l’or (BNAF), une structure du ministère en charge des mines a élaboré, après investigation, un rapport qui a été transmis au procureur général. La BNAF a conclu à cette étape de la procédure, strictement administrative à «l’absence d’infraction de fraude à la commercialisation de l’or et des autres substances précieuses», a-t-il poursuivi.
C’est à l’issue de ce rapport, a ajouté M. Idani, que le procureur a commis deux consultants, respectivement de compétences chimiste et douanière pour investiguer et qui ont déjà déposé leurs rapports. Pour le ministre Idani, c’est probablement le contenu de ces rapports qui n’a jamais été officiellement porté à sa connaissance qui aurait fait les rebondissements notamment du Réseau national de lutte anti-corruption (REN-LAC). Quelle est la position du ministère en charge des mines ? Et le ministre de répondre que son département a joué son rôle, à savoir le suivi administratif régulier des opérations d’exportation des produits miniers. Le ministère des Mines et des Carrières, a-t-il affirmé, ne souhaitant pas constituer un obstacle à l’accomplissement d’actes ordonnés par voie judiciaire, observe que la procédure judiciaire suit son cours.
Recourir à une expertise indépendante
Ce qui est sûr, a déclaré M. Idani, s’il advenait, au terme de la procédure judiciaire, que Essakane S.A. était reconnue coupable d’infraction, le ministère fera application de la loi dans toute sa rigueur et appuiera les structures compétentes en charge de l’application des sanctions à cet effet. Quid des sanctions ? Sur cette question, le ministre a expliqué que celles-ci sont prévues à l’article 35 de la loi portant commercialisation de l’or et des substances précieuses. Il s’agit d’une amende égale au double de la valeur de l’objet fraudé et d’un emprisonnement de trois mois à 15 ans. Le ministère, à l’entendre, s’inscrit dans la voie de la recherche de la transparence.
«C’est pourquoi, nous pensons dans le climat actuel de suspicion, de crise de confiance généralisée, qu’on ne peut pas faire l’économie de la science et de la technique pour que toute la lumière éclate dans cette affaire. Il faut faire recours à un cabinet d’expertise indépendant ou d’un arbitre neutre composé d’un métallurgiste spécialisé en chimie minérale et caractérisation des matériaux, d’un juriste, d’un expert douanier, tous de notoriété reconnue et choisis de façon consensuelle pour garantir toute la transparence requise et mettre fin à toute cette polémique», a préconisé le ministre Idani.
Après le massacre, du lundi 3 juin à Khartoum (Soudan), qui a fait au moins 35 morts et 650 blessés, les propos du chef du Conseil militaire de transition (CMT), Abdel Fatah al-Burhan, sont des plus cyniques. Il a dit regretter que le nettoyage de Nile Street, l’endroit où trois fusillades ont éclaté la semaine dernière, ait excédé les limites de ce qui était prévu. Comme si, donc, attaquer les manifestants pendant le sit-in n’était pas l’objectif de départ, alors que tous les témoignages concourent à prouver le contraire. Hier mardi 4 juin, le Conseil militaire de transition a annoncé l’annulation de tous les accords signés avec les manifestants civils. Le chef du CMT a également annoncé des élections nationales et régionales dans neuf mois. C’est dire que désormais, les règles du jeu ont changé et les putschistes sont les seuls maîtres du navire soudanais. En effet, le chef de la junte soudanaise a unilatéralement prononcé l’arrêt des négociations avec les civils, estimant que la seule façon de rétablir l’ordre était de tenir des élections.
A cela, s’ajoute la formation d’un gouvernement dont les ministres auront la triple mission d’arrêter tous les membres de l’ancien régime d’Omar el-Béchir impliqués dans la corruption et les crimes, d’apporter la paix dans les régions en conflit et de préparer un environnement propice à des élections transparentes.
Même si Abdel Fatah al-Burhan s’est engagé à céder le pouvoir à « ceux qui seront choisis par le peuple » et a annoncé l’ouverture d’une enquête par le procureur sur le massacre, il est évident que les dérives autocratiques refont surface après la chute du président Omar el-Béchir. A cette allure, les craintes de la communauté internationale de voir s’instaurer une situation similaire à celle de l’Egypte avec le général Abdel Fattah al-Sissi, vont progressivement se confirmer. Et pour cause, l’armée est certes indispensable dans la bonne conduite de la transition soudanaise jusqu’aux prochaines élections, mais affirmer une telle présence musclée et un accaparement total du pouvoir, il est évident que cela cache des intentions afin d’avoir une main mise sur l’organisation des élections et au-delà, la gestion ultérieure du pouvoir.
Il sied donc, qu’à coup de pression, l’Union africaine (UA) et la communauté internationale (ONU) ramènent l’armée à la table de discussion avec les partis politiques, la société civile et l’ensemble des composantes de société soudanaise pour un transfert rapide de la gestion de la Transition aux civils.
Ce qui permettra de déboucher sur l’organisation d’élections transparentes et impartiales. Sinon, avec les contestations et répressions, il faut craindre le retour des vieux démons de la violence militaire de l’ère el-Béchir. Si le peuple soudanais a lutté au prix de sa vie pour « chasser » l’homme fort de Khartoum du pouvoir, ce n’est évidemment pas pour renouer avec un autre régime sanguinaire. Il faut par conséquent sauver les Soudanais des griffes de la junte militaire qui n’a pourtant rien fait pour aider à chasser du pouvoir Omar el-Béchir.
La communauté internationale doit donc taper du poing sur la table afin de contraindre l’armée à renouer au plus vite, le fil des négociations en vue
de la formation d’un gouvernement consensuel de la transition. C’est à ce seul prix que la situation pourra se normaliser au risque de voir s’instaurer un cycle infernal de violences qui plongera davantage le pays dans ses ères sombres.
La conférence women Deliver a été officiellement ouverte le 3 juin 2019 à Vancouver au Canada sous le thème « Pouvoir. Progrès. Changement » en présence d’un parterre de personnalité dont le premier ministre canadien Justin Trudeau, le président ghanéen Nana Akufo-Addo, la présidente Sahle work Zewde de l’Ethiopie et Uru Kenyatta du Kenya. L’ensemble des acteurs venus du monde entier veulent germer des nouvelles idées capables de transformer le monde pour parvenir à l’égalité des sexes.Le premier ministre canadien Justin Trudeau,
Women Deliver 2019 a ouvert ses portes au centre de convention de Vancouver sur la terre des autochtones des Haislas, Heiltsuks, Oweekeno , les Kwakwaka’wakws et Nuu-chah-nulth. C’est sous le signe de la culture de ses populations et de la musique qu’à démarrer la cérémonie d’ouverture de cette rencontre consacrée à l’égalité des sexes et aux droits sexuels et reproductifs des femmes.
La directrice générale de Women Deliver, Katja Iverson en introduisant les discours a indiqué que « nous vivons dans un monde où les droits ne sont pas respectés mais nous sommes debout ». Elle a invité les acteurs de se servir de leur pouvoir pour changer le monde. Le Canada, pour elle, est l’un des pays du monde qui a été à l’avant-garde des droits des femmes.
Pour le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, l’égalité de sexe est l’objet d’attaque et il est difficile d’être féministe. Cependant, les acteurs doivent continuer de se battre parce qu’ils croient à un monde meilleur. Dans son pays, les femmes autochtones sont discriminées. Cet état de fait est confirmé par une enquête nationale qui a révélé des violences faites aux femmes et aux filles autochtones. Le Canada a élaboré un plan stratégique pour mettre fin à ces violences, a-t-il dit. Suite à ces deux interventions un panel élargi aux présidents Uru Kenyata du Kenya, Nana Akufo-Addo, du Ghana, Sahle work Zewde de l’Ethiopie et des activistes a été constitué.
Chaque panéliste devrait répondre à la question, comment il a utilisé ou va utiliser son pouvoir pour l’égalité des sexes. Elu en 2015, le premier ministre canadien est l’un des pionniers a déclaré d’être féministe et dans son gouvernement il y a la parité homme/femme. Pour la présidente Ethiopienne, le travail ne fait que commencer dans son pays et il faudra travailler à la base pour opérer des transformations des normes sociales. C’est vrai que l’Ethiopie a une femme à sa tête mais « l’arbre ne doit pas cacher la forêt ».
Au Ghana, avec 52% de la population, le président Nana Akufo-Addo reconnait qu’il n’y a pas suffisamment de progrès, 30% de son gouvernement est constitué de femme. ‘ « Des efforts sont faits, il reste beaucoup à faire mais là il faut que je sois réélu », a –t-il ironisé.
une partie de la délégation burkinabè
La situation au Kenya a été dépeinte par son président. Uru Kenyata qui s’est réjoui d’avoir nommée des femmes aux ministères clés comme la défense, les affaires étrangères et à la fonction publique.
L’intervention de la représentante des jeunes à ce panel, l’activiste Zambienne, Natasha Mwansa a ému tout le monde. Tous les présidents se sont mis debout pour l’ovationner. Fermant défenseur des droits des femmes et des enfants Natasha a prouvé la capacité des femmes de prendre leur pouvoir afin de rendre leurs droits réels. En venant à woman Deliver sa mère lui a dit ceci « va et transforme le monde ».
L’un dans l’autre, la directrice générale de Woman Deliver invite les 8 000 participants venant de 165 pays du monde à mettre à l’unisson leur pouvoir pour transformer le monde.
Boureima SANGA
bsanga2003@yahoo.fr
La communauté musulmane du Burkina Faso a célébré, ce mardi 4 juin 2019 la fête de l’Aïd el Fitr. A Ouagadougou, des fidèles ont prié à la Place de la Nation sous l’égide de l’imam, El Hadj Mohamadi Kiemtoré.La communauté musulmane du Burkina Faso est en fête. Après 29 jours de jeûne, des fidèles se sont donné rendez-vous à la Place de Nation de Ouagadougou, pour la grande prière marquant la fin du mois de Ramadan. Vêtus de beaux habites, certains chantaient tandis que d’autres récitaient de versets du Coran pour « dire merci à Allah » pour cette grâce de célébrer l’aïd el Fitr (la fête de la rupture). Pour cette prière spéciale marquant la fin d’un mois de privation, de prière, d’invocations, de partage…c’est l’imam El Hadj Mohamadi Kiemtoré qui a officié la prière. Après le cérémonial de la célébration (ndlr : deux rakats et de bénédictions), il a livré son sermon à la Oummah islamique de Ouagadougou. D’abord, l’imam a remercié Allah pour avoir permis aux musulmans de jeûner « dans sa paix et sa grâce). Il a souhaité que le jeûne de tous soient agrées par Allah et sa miséricorde s’étende sur tous les Burkinabè. Ensuite, il a rappelé à ses coreligionnaires la nécessité du vivre-ensemble. C’est pourquoi, il a remercié toutes les confessions religieuses qui ont effectué le déplacement de la Place de la Nation pour venir leur soutenir en cette journée de réjouissance. Selon l’imam, leur acte témoigne de la fraternité entre les fils et filles du Pays des Hommes intègres. Enfin, l’imam Kiemtoré a invité tous les Burkinabè à s’unir pour bâtir une nation de paix et de prospérité. « C’est main dans la main que nous allons surmonter les épreuves », a-t-il dit aux fidèles. Abondant dans le même sens, le Premier ministre, Christophe Dabiré a reconnu que la présence de d’autres communautés à la prière prouve que les Burkinabè sont en communion.
?????????
La fête l’Aïd el Fitr est très importante pour les musulmans que pour les catholiques, a affirmé le Cardinal Philippe Ouédraogo. « Leur joie est notre joie », a-t-il dit. Donc, en cette journée heureuse pour la communauté musulmane, a-t-il confié, le Saint Père, le Pape François a envoyé un message spécial aux musulmans : « musulmans et chrétiens : ensemble pour promouvoir la fraternité humaine universelle ». Le Cardinal a souhaité que les chrétiens et les musulmans, puissent abattre les murs de l’ignorance, de la haine, de la violence, des incompréhensions afin de bâtir des ponts d’amitié, de fraternité, de compréhension mutuelle et de tolérance…sous fond de dialogue.
« Nous devons nous unir »?????????
Au Burkina Faso, les attaques terroristes visant les lieux de culte et des religieux ont « ébranlé » le vivre-ensemble. Pour Alassane Sakandé, ceux qui attaquent le Pays des Hommes intègres n’ont pas d’ethnie ni de religion, ce sont des ennemis du pays. Le Président de l’Assemblée nationale(PAN), Alassane Sakandé a insisté que les musulmans et les chrétiens sont des frères. « Que nous soyons mossi, dioula, gourmantché, peul…il faut qu’on puisse savoir ce qui nous réunit tous. Nous devons nous unir, toutes les confessions religieuses pour lutter contre le seul ennemi du Burkina Faso qu’est le terrorisme. Nous prions Allah pour qu’il bénisse notre pays », a déclaré le PAN. «Que notre pays retrouve le calme et la sérénité afin d’avancer vers le développement pour le bonheur des fils et filles du pays », a souhaité Christophe Dabiré.
Abdel Aziz NABALOUM
emirathe@yahoo.fr
Le corps diplomatique accrédités au Burkina Faso a été convié à une rupture collective de jeûne, le dimanche 2 juin 2019, à la résidence du ministre des affaires étrangères sis à Ouaga 2000.
Le mois de Ramadan tire inexorablement vers sa fin. Pour témoigner sa reconnaissance au corps diplomatique pour leur soutien aux efforts de paix et de développement au Pays des Hommes intègres, le président du Faso leur a convié à une rupture collective de jeûne. Cette cérémonie a eu lieu à la résidence du ministre des affaires étrangères et de la coopération, Alpha Barry. A 18H30 mn, heure de la rupture, les convives ont partagé des mets les uns avec les autres conformément à la tradition islamique. « Cette rupture est une initiative du président du Faso à l’endroit corps diplomatiques accrédités au Burkina Faso », a rappelé M. Barry. Au nom du président Roch Kaboré, il a traduit sa reconnaissance aux diplomates pour leurs actions en faveur du raffermissement des religions, de la cohésion sociale, du développement et de la paix. Ce mois a été un mois d’épreuves, a reconnu Alpha Barry.
Il a expliqué en ce mois béni de Ramadan, la cohésion sociale a été durement attaquée à travers les attaques terroristes qui ont visé les lieux saints et des leaders religieux (protestants, catholiques, musulmans). « Chacun de vous a prié et en cette fin du mois de jeûne que vos prières qui ont été faites ramènent définitivement la paix, la sécurité et surtout la cohésion au plan religieux et social », a dit le ministre aux diplomates. Il a ajouté : « le Burkina compte encore sur vous pour le renforcement des relations d’amitié et de coopération avec vos pays et vos institutions surtout sur les efforts que vous déployez pour une meilleure coopération sécuritaire en vue de renforcer les forces de défense et de sécurité au plan national et du G5 Sahel pour vaincre la menace terroriste ». L’ambassadeur du Maroc par ailleurs doyen des diplomates, Farhat Bouazza a remercié le Président du Faso qui leur a réuni en cette soirée pour une rupture du jeûne et de prière. Le Burkina Faso est une mosaïque de croyances qui a toujours vécu ensemble en paix, malgré les tentatives de certains groupes qui essaient de fomenter des coups pour monter les Burkinabè les uns contre les autres, a dit le doyen des diplomates. «Nous souhaitons la paix, le développement et la prospérité pour le Burkina Faso », a-t-il souhaité.
Abdel Aziz NABALOUMemirathe@yahoo.fr
Le ministre de de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales, a reçu le 17 mai 2019 à Abidjan en Côte d’Ivoire, le « prix africain pour la promotion de l’alphabétisation et des langues nationales 2019 », pour son engagement et ses efforts dans l’amélioration de la qualité de l’éducation, mais surtout pour son travail en faveur de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales.
Le jury du grand prix de l’émergence en Côte d’Ivoire désigné par l’ONG « Afrique Vérité » lui a décerné ce prix, au cours de la 8ème édition de la cérémonie de distinction des meilleurs acteurs de l’Emergence organisée à Abidjan.
» En ce qui me concerne, ce prix est une récompense que je reçois avec beaucoup de fierté et d’humilité. Je le dédie à Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, à Son Excellence Monsieur le Premier ministre, chef du gouvernement, à l’ensemble de mes collaborateurs et à tous les acteurs de l’éducation qui malgré la situation difficile travaillent pour une éducation de qualité dans notre pays », a indiqué le Pr OUARO.
Quant au Directeur général d’ «Afrique Vérité», Fornier Lath, il a soutenu que c’est au terme d’une enquête d’opinion sur des personnalités compétentes, des talents et des valeurs qui honorent l’Afrique que le Pr Stanislas OUARO et 10 autres lauréats ont été retenus dont deux autres burkinabè que sont Monsieur Abou Simbel OUATTARA, Président Directeur Général de MOABLAOU S.A. à Ouagadougou et M Mamadou Salogo, Président du Conseil national des burkinabè de Côte d’ivoire.
« Afrique vérité » pour la promotion de la bonne gouvernance est une structure d’émulation qui a pour ADN la célébration des talents, des valeurs qui font honneur à toute l’Afrique.
DCPM/MENAPLN
Le ministre des Mines et des Carrières, Oumarou Idani, a animé une conférence de presse, le lundi 3 juin 2019 à Ouagadougou. Il s’est agi d’éclairer l’opinion publique nationale et internationale sur l’affaire de charbon fin impliquant la Société Essakane S.A.
Le ministre des Mines et des Carrières, Oumarou Idani déplore que le contenu du rapport des consultants sur le dossier charbon fin de la Société Essakane S.A. sensé éclairer le Procureur général près la Cour d’appel de Ouagadougou dans la conduite dudit dossier soit déjà interprété dans le sens de condamner de manière précoce l’administration minière et les gouvernants. Il a exprimé ses regrets aux journalistes au cours d’une conférence de presse, le lundi 3 juin 2019 à Ouagadougou. Dans cette affaire, a rassuré le ministre, le département en charge des Mines rejette avec fermeté toute collusion avec la société minière et en tant qu’administration publique n’est ni de près, ni de loin mêlé à une quelconque fraude ou pillage des ressources minières du pays. En effet, selon lui, suite à la saisie de la marchandise le 30 décembre 2018 à Bobo Dioulasso par la Brigade nationale anti-fraude de l’or (BNAF), une structure du ministère en charge des mines, elle a dressé après investigation un rapport qui a été transmis au Procureur général. La BNAF a conclu à cette étape de la procédure strictement administrative, a-t-il poursuivi, à « l’absence d’infraction de fraude à la commercialisation de l’or et des autres substances précieuses ». C’est à l’issue de ce rapport, a-t-il ajouté, que le Procureur a commis deux consultants respectivement de compétence chimiste et douanière pour investiguer et qui ont déjà déposé leurs rapports. Pour le ministre Idani, c’est probablement le contenu de ces rapports qui n’a jamais été officiellement porté à sa connaissance qui aurait fait les choux gras de la presse et de certaines Organisations de la société civile (OSC) comme le Réseau national de lutte anti-corruption (REN-LAC). Quelle est la position du ministère en charge des mines ? Et le ministre de répondre que son département a joué son rôle, à savoir le suivi administratif régulier des opérations d’exportation des produits miniers. Le ministère des Mines et des Carrières, a-t-il affirmé, ne souhaitant pas constituer un obstacle à l’accomplissement d’actes ordonnés par voie judiciaire, observe que la procédure judiciaire suit son cours.
Recourir à une expertise indépendante
Ce qui est sûr, a déclaré M. Idani, s’il advenait, au terme de la procédure judiciaire, que la Société Essakane S.A. était reconnue coupable d’infraction, le ministère fera application de la loi dans toute sa rigueur et appuiera les structures compétentes en charge de l’application des sanctions à cet effet. Quelles sont ces sanctions ? Sur cette question, le ministre a expliqué que celles-ci sont prévues à l’article 35 de la loi portant commercialisation de l’or et des substances précieuses. Il s’agit d’une amende égale au double de la valeur de l’objet fraudé et d’un emprisonnement de trois mois à 15 ans. Le ministère, à l’entendre, s’inscrit dans la voie de la recherche de la transparence. « C’est pourquoi, nous pensons dans le climat actuel de suspicion, de crise de confiance généralisée, on ne peut pas faire l’économie de la science et de la technique pour que toute la lumière éclate dans cette affaire. Il faut faire recours à un cabinet d’expertise indépendant ou d’un arbitre neutre composé d’un métallurgiste spécialisé en chimie minérale et caractérisation des matériaux, un juriste, un expert douanier, tous de notoriété reconnue et choisie de façon consensuelle pour garantir toute la transparence requise et mettre fin à toute cette polémique », a préconisé le ministre Idani.
.
Kowoma Marc DOH
La conférence internationale Women Deliver 2019 se tient du 3 au 6 juin à Vancouver au Canada sous le thème « Pouvoir, Progrès, changement ».
Les acteurs de l’égalité des sexes vont pendant quatre jours réfléchir sur comment parvenir à un monde respectueux des droits de filles et des femmes. Des sommités du monde entier sont attendues à cette rencontre la plus importante consacrée à l’égalité entre les sexes et à la santé, aux droits et au bien-être des filles et des femmes. En effet, les esprits les plus éminents, les militants les plus énergiques et les dirigeants les plus progressistes du monde y prendront part.
Certains défenseurs des droits, pensent que cette conférence servira de catalyseur à l’instauration d’une plus grande égalité entre les hommes et les femmes.
En terme de participation plus de 6 000 dirigeants, personnes influentes, défenseurs des droits, universitaires, militants et journalistes de divers pays afflueront à Vancouver dans le but d’accélérer les progrès en faveur des filles et des femmes du monde entier.
Les thèmes inscrits à cette conférence sont diversifiés. Ils touchent à la santé, l’alimentation, l’éducation, l’économie, la responsabilisation politique, les droits de la personne, la bonne gouvernance et l’action et l’égalité en faveur des filles et des femmes.
En rappel, Women Deliver est une organisation mondiale de plaidoyer lancé en 2017 à Londres. La première conférence s’est tenue en 2007 à Londres, la 2e en 2010 à Washington, la 3ème en 2013 à Kuala Lupur et la 4 ème en 2016 à Copenhague et la 5e cette année à vancouver au Canada.
Boureima SANGA
bsanga2003@yahoo.fr