Il y a un an, jour pour jour, le 1er avril 2025, le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a proclamé devant le monde entier, la Révolution progressiste populaire (RPP). Cette annonce solennelle faite lors de la montée des couleurs marquant le début du 2e trimestre de l’année, restera à jamais gravée dans les mémoires des Burkinabè. « Nous ne sommes pas dans une démocratie.
Nous sommes bien dans une Révolution progressiste populaire. Il faut que tout le monde comprenne cela. Il est étonnant que ceux-là qui sont censés être les intellectuels, qui ont fait l’école, puissent imaginer qu’un pays peut se développer dans la démocratie. La démocratie n’est que l’aboutissement. On passe forcément par une Révolution (…).», a-t-il déclaré à l’occasion. Aussi le capitaine Traoré a-t-il mis en garde les impérialistes et leurs valets locaux, qui s’hasarderaient à vouloir stopper cet élan révolutionnaire.
Alors que de nombreux observateurs s’interrogeaient sur l’idéologie qui sous-tend sa gouvernance, le président du Faso a définitivement fixé les esprits, en décidant de marcher sur les pas de son devancier et frère d’arme, Feu le révolutionnaire Thomas Sankara. Si le contexte diffère, avec un Burkina engagé dans la lutte contre le terrorisme depuis une dizaine d’années, la RPP a les mêmes objectifs que la Révolution démocratique et populaire (RDP) d’août 1983 : bâtir un pays souverain et résolument tourné vers le développement endogène, dans l’ordre et la discipline.
Comme au temps de Thomas Sankara, le Burkina Faso a renoué avec le combat pour sa dignité et son développement endogène, loin des diktats des grandes puissances, qui apparaissent plus en prédateurs qu’en soi-disant bons samaritains. En un an de mise en œuvre, le capitaine Traoré a œuvré à un fort ancrage institutionnel de la RPP, pour trancher avec le modèle démocratique classique.
La refondation de l’Etat, marquée par la promotion des valeurs de discipline, de rigueur et de patriotisme, en donne la pleine mesure. Le remaniement ministériel du lundi 12 janvier 2026 a engendré de nouvelles dénominations pour certains départements, en phase avec la philosophie de la RPP. Le ministère des Infrastructures a été rebaptisé département de la Construction de la Patrie, le ministère de la Défense et des Anciens combattants est devenu le Ministère de la Guerre et de la Défense patriotique et le Département en charge de la Fonction publique porte désormais la dénomination de ministère des Serviteurs du Peuple.
L’ancrage institutionnel de la RPP se mesure aussi et surtout avec l’adoption, le 27 mars dernier, de la Charte de la Révolution en remplacement de la Charte de la Transition, avec un changement d’appellation de certaines institutions. Le « Gouvernement de la Transition » et « l’Assemblée législative de Transition » sont dorénavant dénommés respectivement le « Gouvernement du Peuple » et « l’Assemblée législative du Peuple ». En implémentant méthodiquement la RPP, le capitaine Traoré joue sur plusieurs fronts pour construire un Burkina Faso nouveau, sécurisé prospère et souverain, avec des citoyens engagés pour la défense et le développement de leur patrie. Il multiplie les réformes sociales, économiques, politiques et idéologiques pour enraciner la RPP dans les mentalités.
En dehors du combat contre les groupes armés terroristes, caractérisé par des résultats encourageants (74% de l’espace national est placé sous contrôle en 2025 contre 71% en 2024), le chef de l’Etat s’emploie à diverses actions avec son gouvernement. Entre autres actes louables, on peut citer l’éducation des masses à travers l’institution d’une immersion patriotique obligatoire pour les élèves admis aux examens scolaires, l’instauration d’une justice traditionnelle pour désengorger les tribunaux classiques avec l’adoption de la loi Faso Bu-Kaoré, la diversification des partenariats pour affirmer une diplomatie souverainiste, le développement des industries locales à l’image de BRAFASO et de SOFATO, l’aménagement du paysage urbain et la réalisation d’infrastructures par l’entremise de l’Agence Faso Mêbo. La promotion de l’ordre et de la discipline est également au cœur de la gouvernance sous la RPP, avec comme bras armé, la redoutable Brigade Labaal, rattachée au ministère de la Sécurité.
Tous les ingrédients sont réunis comme dirait le cuisinier, pour faire de la RPP, le socle d’une transformation profonde et positive de la société burkinabè. Cette Révolution promue par le capitaine Traoré est un prolongement, voire une renaissance de la RDP de Thomas Sankara. Le vent révolutionnaire souffle à nouveau sur le Burkina Faso, dont l’avenir est prometteur, malgré l’adversité.
Kader Patrick KARANTAO






