
La commission de Partenariat public-privé (PPP) a tenu sa première session ordinaire de l’année, lundi 23 mars 2026, à Ouagadougou, sous la présidence du Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo. La rencontre a permis de valider un projet de programme PPP de 86 projets dont 39 projets mûrs et 47 en maturation.
Le Burkina veut faire du Partenariat public-privé (PPP) un levier stratégique de financement de son développement, sans alourdir la facture de la dette publique. La première session de la Commission PPP tenue le lundi 23 mars 2026, à Ouagadougou, sous la présidence du Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, s’inscrit dans cette dynamique. Les travaux de cette session ont permis d’examiner et d’adopter le rapport de mise en œuvre du programme de l’année 2025 et de valider le projet de programme PPP de 2026.
Selon le directeur exécutif du Bureau national des grands projets du Burkina Faso (BN-GPB), le Pr Hamidou Sawadogo, le Burkina Faso avait adopté en 2025 27 projets PPP mûrs, estimés à 6 529 milliards F CFA au profit de 10 départements ministériels. S’agissant du bilan de la mise en œuvre des projets, depuis la signature du premier projet PPP en 2015, sur un total de 24 projets, le taux moyen d’exécution physique au 31 décembre 2025 s’établit de 29,97%, contre un taux moyen d’exécution financière de 10,99% à la même période, a-t-il fait savoir.
Pour ce qui de 2026, la Commission a validé un projet du programme de partenariat public-privé de 86 projets dont 39 projets mûrs et 47 en maturation, qui sera adopté par l’Assemblée générale du Conseil présidentiel d’orientation et de suivi (CPOS) dans les prochains jours. Selon M. Sawadogo, ce sont des projets d’envergure dans les secteurs stratégiques comme les infrastructures, l’énergie, l’agriculture, l’éducation, la santé, qui ont été négociés. D’un coût global de 9 000 milliards F CFA pour des maturités de 15 à 30 ans, ces différents projets vont contribuer à l’édification de la nation burkinabè, a-t-il précisé. Ils s’inscrivent dans le cadre de l’opérationnalisation du volet investissement du nouveau référentiel national de développement, le plan RELANCE. Un accent particulier sur la mobilisation des investisseurs nationaux pour la conduite de ses projets PPP ; quant aux investisseurs internationaux, ils viendront en complément aux nationaux, a confié le directeur exécutif du BN-GPB.
Un levier stratégique pour booster la croissance
Malgré les acquis enregistrés, la mise en route de certains projets a connu un retard, compte tenu d’un certain nombre de contraintes. Elles ont pour noms : non-transmission des offres techniques et financières dans les délais par certains ministères, insuffisances dans la gestion des projets PPP par les sectoriels, non mise en place des cellules PPP dans certains départements, insuffisance d’évaluations préalables nécessaires à la validation du choix de l’option PPP pour la contractualisation, absence de financement pour la conduite et la maturation des projets, etc.
Tout en appelant les parties prenantes à surmonter ces contraintes et à passer à l’action, le Premier ministre a indiqué que, conformément aux orientations du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, l’ambition du Burkina Faso est de se donner les moyens de financer, mais aussi de concevoir et de gérer de manière performante des infrastructures structurantes dans les secteurs clés de développement. « Dans un contexte économique mondial difficile, l’Etat ne peut plus se limiter à la seule commande publique classique pour satisfaire les besoins de son fonctionnement. Le Partenariat Public-Privé s’avère un levier stratégique indispensable pour combler le déficit d’infrastructures et booster la croissance », a-t-il souligné.
Engagé dans la quête de sa pleine souveraineté, le pays des Hommes intègres a donc besoin d’investissements structurants dans les domaines porteurs comme les transports, l’énergie, les aménagements hydro-agro-pastoraux, les infrastructures et les industries. « Ces investissements garantissent une croissance économique forte, résiliente, inclusive, durable et créatrice d’emplois décents au profit des populations. Pour la réalisation des projets structurants, le Plan RELANCE accorde une place prépondérante au Partenariat public-privé (PPP) », a conclu le chef du gouvernement.
Mahamadi SEBOGO
Windmad76@gmail.com





