Géopolitique: Jean Tiéwendé Balima analyse les enjeux des relations américano-burkinabè de 1961 à 2020

A l’université Joseph-Ki-Zerbo de Ouagadougou, le doctorant, Jean Tiéwendé Balima a soutenu sa thèse unique de doctorat en histoire économique et relations internationales sur le thème : « Les relations américano-burkinabè de 1961 à 2020 : des enjeux géopolitiques à la coopération au développement », jeudi 26 février 2026, à Ouagadougou. Son travail a été sanctionné par la mention « très honorable ».

Etudiant à l’école doctorale langues, sciences humaines et communication, spécialité : « histoire économique et relations internationales » à l’université Joseph-Ki-Zerbo de Ouagadougou, Jean Tiéwendé Balima a soutenu sa thèse unique de doctorat, le jeudi 26 février 2026. L’étude a porté sur le thème : « Les relations américano-burkinabè de 1961 à 2020 : des enjeux géopolitiques à la coopération au développement ».

Selon le doctorant, l’objectif était d’analyser l’évolution de la coopération sous l’angle géopolitique et économique et son incidence sur le développement à travers ses instruments, ses procédures et ses domaines d’intervention. En effet, « l’analyse a mis en exergue l’évolution des relations politiques entre ces deux pays. Cette relation Nord-Sud est faite par une succession de périodes de réchauffement et de froid diplomatique », a-t-il relevé. Les domaines d’intervention, a-t-il poursuivi, concernent l’assistance économique. « Elle se caractérise par l’octroi de l’Aide publique au développement (APD) conditionnée parfois par les principes de la politique étrangère des USA.

C’est un total cumulé d’un milliard 758,86 millions de dollars US (environ 879 milliards 043 millions F CFA) qui ont été injectés de 1961 à 2020. Le taux d’absorption de cette aide par le Burkina Faso est passée de 28,6 % pour la période 1961-1980 à 104,6 % pour la période 2001-2020. Une performance qui s’explique principalement par l’amélioration continue de la gouvernance de l’aide par le Burkina Faso », a-t-il renchéri. En sus, il y a le domaine du commerce et l’assistance technique (les volontaires, les équipements). « D’une Organisation non gouvernementale (ONG) en 1961, l’effectif est passé à 54 en 2020 », a-t-il ajouté.

A l’entendre, la coopération américaine a permis d’engranger des acquis en faveur de la croissance économique, du développement social, du renforcement de l’Etat de droit et du rayonnement international du Burkina Faso. « Cependant, ces acquis sont inhibés par plusieurs insuffisances que sont les conditionnalités de l’APD qui sont perçues plus comme des formes d’ingérence que des indicateurs de performance et les tensions contemporaines.

A ce niveau, il s’agit de la complexité des méthodes de lutte contre le terrorisme (responsabilité des USA dans l’expansion du terrorisme au Sahel), la question de la vente d’armes et la violation des droits humains », a-t-il précisé. Pour réussir cette étude, le doctorant a dit avoir utilisé deux approches à savoir l’approche documentaire et l’approche mixte pour les enquêtes de terrain, (qui combine à la fois des sources orales, les entretiens directs et l’enquête sur échantillon). Le jury a jugé le travail recevable et lui a attribué la mention « très honorable ».

 

Fleur BIRBA

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