
Le ministère de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, organise du 3 au 6 février 2026, à Koudougou, un atelier-bilan et de dynamisation des Centres d’éducation de base non formelle (CEBNF).
Des directeurs provinciaux et régionaux en charge de l’éducation non formelle, chefs de circonscription de base, représentants des ONG, des partenaires techniques et financiers, se réunissent du 3 au 6 février 2026, dans la cité du Cavalier rouge, en vue d’analyser le fonctionnement actuel des Centres d’éducation de base non formelle (CEBNF) d’une part et d’identifier les principaux défis et de formuler des recommandations pour leur amélioration durable d’autre part. Selon le directeur général de l’éducation non formelle, Jean Noël Tagnabou, après 30 ans de mise en œuvre de ces centres, il était de bon ton, que les acteurs de l’éducation revisitent les fondamentaux et questionnent les méthodologies de mise en œuvre et les curricula qui entrent en ligne de compte.
« Le CEBNF de nos jours est une dynamique très importante, pour assurer la continuité éducative au regard du contexte actuel du Burkina », a-t-il soutenu. C’est la raison pour laquelle, les participants se pencheront au cours de cet atelier, sur les contenus de formation, les formateurs, la gouvernance des CEBNF et leur certification. M. Tagnabou a noté que de nombreux défis restent à relever au niveau de ces centres parmi lesquels, le mode de recrutement, l’outillage technique et la couverture du territoire.
« Au niveau du recrutement, ce sont des agents issus des centres de formations privés qui sont réquisitionnés comme formateurs. S’il est vrai que certains sont véritablement formés pour assurer la formation, nous n’avons aucun moyen de contrôle pour nous assurer qu’eux tous sont bien formés et qu’ils assurent correctement le travail », s’est-il inquiété. Il a également signifié que l’emploi du formateur au métier est entré dans une certaine précarité, parce qu’il est payé selon lui, sur un modèle de vacation.
Trois millions d’enfants ont besoin de formation
Le directeur général de l’éducation non formelle a par ailleurs précisé que des bilans de la formation professionnelle sont faits périodiquement par un groupe technique, appelé formation technique et professionnelle et il a souhaité que le MEBAPLN s’approprie ce dossier, pour avoir une situation claire des personnes bénéficiaires de ces formations, afin de pouvoir échanger avec les partenaires techniques et financiers qui les accompagnent.
Pour M. Tagnabou, beaucoup d’acteurs sillonnent les mêmes centres de formations, alors qu’à son avis, trois millions de jeunes au Burkina, ont besoin de formation dans divers métiers. Il a indiqué que l’UNICEF qui a déjà fait un constat sur le terrain a reconnu que certaines situations méritent d’être remédiées. L’administrateur de programme/UNICEF Burkina, Thierry Rouamba, a convenu que l’éducation étant un domaine de souveraineté nationale, le fonds compte accompagner le gouvernement à travers des activités structurantes pour un développement durable au pays des Hommes intègres.
Afsétou SAWADOGO





