
Le ministre de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique, Moumouni Zoungrana, a rencontré, le lundi 2 mars 2026, à Dédougou, les acteurs du système éducatif des régions du Bankui et du Sourou. Cette rencontre a permis au ministre d’écouter leurs préoccupations, renforcer la concertation et solliciter leur accompagnement pour la réussite des réformes engagées dans le secteur de l’enseignement secondaire et de la formation professionnelle.
L’exécutif burkinabè entend améliorer la qualité du système éducatif et à l’adapter aux réalités nationales. C’est dans cette dynamique que le ministre de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique, Moumouni Zoungrana, depuis sa prise de fonction à la tête de ce département, a pris son bâton de pèlerin pour, non seulement solliciter l’engagement de ses collaborateurs dans les structures déconcentrées, mais aussi recueillir leurs préoccupations.
Le lundi 2 mars 2026, à Dédougou, le ministre Zoungrana était à cet effet, face aux acteurs des régions de Bankui et du Sourou. Face aux responsables administratifs, enseignants, encadreurs pédagogiques et partenaires sociaux, le ministre a insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective afin de relever les nombreux défis auxquels le secteur est confronté. « Je suis venu pour vous écouter et solliciter votre accompagnement pour la réussite de notre mission commune. Ainsi, je vous invite à vous mettre en ordre de bataille pour gagner le pari de l’éducation, conformément aux orientations des plus hautes autorités du pays », a situé le ministre sur l’objet de sa visite dans les régions de Bankui et du Sourou.
Présentant la situation éducative régionale, le directeur régional de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique, Raoul Sanon, a indiqué que la région compte 2 004 classes ouvertes dans l’enseignement général, pour un effectif de 87 643 élèves. A cela s’ajoutent 131 classes dans l’enseignement technique et professionnel, accueillant 2 747 apprenants. Il a également signalé la présence de 9 414 Elèves déplacés internes (EDI) dans les établissements scolaires, une donnée qui illustre la pression supplémentaire exercée sur les infrastructures et les ressources humaines.
Une amélioration progressive
Malgré ces difficultés, des avancées notables ont été enregistrées, aux dires du directeur régional. « La réouverture, en cette année scolaire, de 45 établissements fermés ces dernières années, constitue un signal fort d’espoir pour les communautés éducatives », a souligné M. Sanon. Selon lui, cette évolution traduit une amélioration progressive du contexte sécuritaire dans certaines zones et témoigne de la volonté de l’Etat de garantir le droit à l’éducation pour tous. Le ministre Moumouni Zoungrana, lui-même issu du monde de l’éducation, a salué dans son adresse la résilience et l’engagement des acteurs éducatifs.
Conscient des contraintes sécuritaires et organisationnelles auxquelles font face les enseignants et les encadreurs sur le terrain, le chef du département de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique a appelé à la patience, à la compréhension et à un engagement renouvelé. « Ne cédez pas au découragement. Donnons-nous la main et menons la lutte ensemble », a-t-il exhorté, tout en rendant un hommage appuyé aux forces combattantes pour leur contribution à la sécurisation du système éducatif. Le ministre a, par ailleurs, insisté sur la responsabilité collective des acteurs dans la transformation des apprenants, afin qu’ils deviennent des citoyens utiles à la construction nationale.
« Honorer notre métier et notre corps est une exigence pour bâtir une école burkinabè plus performante », a indiqué Moumouni Zoungrana. A l’issue des échanges, la délégation ministérielle a visité des stands d’exposition mettant en valeur les productions des apprenants, témoignant des efforts consentis dans le cadre de l’initiation aux métiers. Plus tôt dans la matinée, le ministre avait rendu une visite de courtoisie au chef de canton de Dédougou, pour lui témoigner la reconnaissance du gouvernement pour son rôle dans la promotion de la paix et de la cohésion sociale.
Yacouba BELEM





