
Le conseil d’orientation du Fonds de soutien patriotique (FSP) a tenu sa première session ordinaire, le mardi 31 mars 2026, à Ouagadougou.
Le Fonds de soutien patriotique (FSP), créé le 22 janvier 2023, entame sa quatrième année d’existence en 2026. Comment se porte-il ? Pour répondre à cette préoccupation, le conseil d’orientation dudit fonds a tenu sa première session ordinaire en vue de faire le bilan des 3 ans d’existence, ce mardi 31 mars 2026, à Ouagadougou.
Selon le premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, qui a présidé les travaux, cette session a permis d’examiner les rapports de l’exercice 2025 et le rapport du premier trimestre de l’année 2026. Pour lui, le FSP fait partie des choix stratégiques adoptés par le Burkina pour faire face au terrorisme.
En quatre ans d’existence, le FSP s’est imposé comme un instrument de la lutte contre le terrorisme en témoigne les performances financières enregistrées de 2023 à 2025. Les ressources mobilisées au cours des trois années écoulées s’élèvent à plus de 496 milliards de FCFA pour une prévision globale de 400 milliards de FCFA, soit un taux de réalisation de 124,24 %. Cette performance, a expliqué le chef du gouvernement, est accompagnée d’avancées significatives sur le plan opérationnel, notamment le financement des dépenses de fonctionnement des volontaires pour la défense de la patrie, l’acquisition d’équipements stratégiques, la réalisation d’infrastructures structurantes.
« Les enseignements issus des trois années de mise en œuvre confirment qu’un mécanisme souverain, impulsé au plus haut niveau de l’Etat, reposant sur une gouvernance crédible et soutenue par une forte mobilisation citoyenne, constitue un levier structurant de résilience nationale », a-t-il indiqué. Le ministre de l’Economie et des Finances a confié, par ailleurs, que les résultats du premier trimestre de l’année 2026, confirme la consolidation de cette trajectoire ascendante. Les ressources en 2026, mobilisées à la date du 29 mars 2026, sont de 45 298 610 827 FCFA soit une progression de 22,65 % par rapport à la même période de l’année précédente, 2025 sur une prévision de 200 milliards CFA en 2026.
« Ce qui montre que nous sommes toujours sur la bonne tendance de bien suivre les orientations. Nous devons travailler à faire en sorte que les ressources identifiées puissent être collectées et travailler toujours à renforcer la gouvernance des fonds et le consolider au profit de la prise en charge des forces combattantes », a exhorté le ministre de l’Economie et des Finances, Aboubakar Nacanabo .
Fleur BIRBA
Célestine KINI (stagiaire)





