Le Fonds de soutien patriotique (FSP) a su tenir sa place dans le dispositif de lutte contre le terrorisme au Burkina Faso. Grâce à cet acte de foi collective, décliné en contributions diverses, les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) sont formés et équipés. Les résultats probants renforcent la crédibilité du FSP et suscitent l’engouement des populations, faisant de ce fonds une arme redoutable dans la lutte contre le terrorisme.
Les Burkinabè adhèrent à l’élan du président du Faso dans sa vision de la reconquête du territoire national et de la construction d’un Burkina Faso souverain. Le meilleur baromètre de ce patriotisme est l’engouement autour du Fonds de soutien patriotique (FSP). Par exemple, sur un objectif de 150 milliards de FCA en 2025, les Burkinabè ont massivement contribué au FSP, permettant de mobiliser au total 212,86 milliards de F CFA. Un montant symbole fort de l’autodétermination financière issu non seulement de la poche, mais aussi et surtout du cœur des Burkinabè. Du fonctionnaire qui consent une retenue sur son salaire, au commerçant qui reverse une part de ses bénéfices, du citoyen de la diaspora qui envoie sa contribution, à l’agriculteur qui offre le fruit de sa récolte, chaque geste en faveur du FSP est un acte de résistance et une déclaration d’amour à la Patrie. Selon le secrétaire général du ministère de l’Economie et des Finances, Vieux Abdoul Rachid Soulama, par ailleurs président du Comité de gestion du FSP « l’engouement des Burkinabè pour le FSP est aujourd’hui évident.
En effet, dès la mise en place du fonds en 2023, beaucoup de Burkinabè ont volontairement souscrit à travers des fiches de contributions parce qu’ils ont compris l’appel du chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré invitant tous les citoyens à se mobiliser, comme un seul homme, pour la reconquête du territoire et le développement de notre pays ». Le président du Comité de gestion du FSP précise que cette souscription est une façon pour les Burkinabè de manifester leur patriotisme et d’exprimer leur adhésion à l’appel du chef de l’Etat, en marquant leur engagement dans cette lutte. A
l’en croire, cet engouement s’explique aussi par le fait que certains Burkinabè sont engagés au front, tandis que d’autres sont ici. Alors, ceux pour qui les Forces de défense et de sécurité (FDS) se battent, se doivent aussi de manifester leur bonne volonté. C’est dans ce sens-là que ceux qui ne peuvent pas aller sur le terrain apportent leur contribution pour soutenir ceux qui y sont engagés. Le moins que l’on puisse dire est que les résultats de la reconquête du territoire sont visibles sur le terrain. Rencontré sur l’un des fronts, au milieu de ses hommes, en tenue de combat, le commandant de la Brigade des Volontaires pour la Défense de la Patrie, le colonel Mahamady Sawadogo, est formel : « (…) sur les axes, nous sommes aujourd’hui en mesure de prendre la route en toute sécurité.
C’est la preuve que les troupes gagnent du terrain. Dans les semaines et mois à venir, vous verrez que les résultats seront encore plus perceptibles. Et avec le retour progressif des populations, il y a des éléments concrets qui nous prouvent que les Forces combattantes sont en train de reprendre la main. C’est tellement visible sur le terrain que cela nous réjouit ». Le colonel Sawadogo exprime par ailleurs une profonde reconnaissance à l’endroit du fonds de soutien patriotique et affirme que « si le FSP n’existait pas, il fallait le créer ». Sous le regard fier et admiratif de ses hommes, le commandant souligne que « ce fonds permet de prendre en charge les VDP à 100%, sur les plans de leurs primes, leur santé, leur alimentation et les équipements.
Quand vous voyez un VDP formé et équipé de la tête au pied, dites-vous que c’est grâce au FSP. Les VDP ne sont pas pris en charge par le budget de l’Etat. C’est exclusivement ce Fonds qui permet de maintenir leur niveau opérationnel ». Pour ce faire, il a tenu à remercier le peuple burkinabè qui accepte de consentir d’énormes efforts afin que ce fonds soit toujours ravitaillé. A ce propos, la note d’espoir du VDP en chef est que « les tendances montrent une progression des ressources du fonds, et cela nous réjouit ». Il invite les Burkinabè à continuer de croire en leurs forces combattantes : « C’est parce qu’il y a une bonne gestion de ce fonds que le peuple continue de nous faire confiance.
Tout ce que les VDP font sur le terrain aux cotés des FDS, c’est pour la reconquête totale du territoire national ». Se tenant aux côtés du colonel, un jeune capitaine, au visage grave, marqué par la sérénité et le sens de la responsabilité corrobore les propos du commandant de la B-VDP : « Nous avançons. Par rapport à la situation d’il y a deux ans, nous sommes aujourd’hui très satisfaits des moyens mis à notre disposition, notamment en termes de moyens roulants et d’armements. Nous bénéficions également d’un appui pour le carburant et les soins de santé. Nous sommes très satisfaits et nous espérons avoir plus pour faire mieux. Nous remercions le peuple burkinabè et le prions de continuer à nous soutenir pour la reconquête totale du territoire national ».
Revenant sur les motivations de son enrôlement, le VDP Sankara explique que face à la crise que traverse le pays, il est du devoir de tout citoyen en capacité d’agir de s’engager d’une manière ou d’une autre. « (…) si tu te sens capable, si tu sais que si tu deviens VDP, tu peux contribuer, si tu vois tes camarades et des vieux qui sont déjà engagés, cela doit te motiver à t’enrôler afin que ce combat-là finisse et que nos parents puissent regagner leurs terres. C’est ainsi que nous retrouverons la paix », soutient-il. Selon lui, les résultats engrangés sur le terrain sont étroitement liés aux moyens mis à leur disposition. « Le fonds instauré par le président du Faso permet à chaque Burkinabè, où qu’il se trouve, de contribuer selon ses moyens afin de soutenir le pays, les FDS et les VDP dans la conduite du combat.
Chacun donne ce qu’il peut, et c’est toute la Nation qui en bénéficie. Même depuis l’extérieur, si le pays traverse des difficultés, cela doit interpeller. Lorsqu’on est à l’aise ailleurs tandis que sa famille restée au pays peine à se nourrir ou à se déplacer, il est du devoir de chacun de faire sa part pour vaincre le terrorisme », confie un VDP, en tenue de combat, le visage dissimulé. Arme en bandoulière, encagoulée, les yeux cachés derrière des lunettes noires, une combattante VDP explique s’être engagée par conviction et lance un appel : « Que ceux qui sont en ville se lèvent afin que, main dans la main, on mène la lutte. Il existe plusieurs manières d’aider, que ça soit à travers la nourriture ou d’autres contributions, notamment à travers le FSP », assure celle que ses compagnons appellent la Yennenga.
Les effets de la reconquête se traduisent également par le retour progressif des services sociaux. En effet, un enseignant, responsable d’un établissement de trois classes confie que le collège où il officie était tombé entre les mains des ennemis de la Nation, contraignant sa délocalisation à Kaya. « Le collège est de nouveau fonctionnel depuis la rentrée scolaire 2025-2026. Après trois années de délocalisation, nous avons pu rouvrir, grâce aux efforts des FDS et des VDP. Maintenant, le collège fonctionne normalement. Tous les collègues sont mobilisés, car l’éducation constitue la deuxième ligne pour consolider les efforts des FDS et VDP. C’est dans cette dynamique que nous sommes », témoigne l’enseignant, sur un ton empreint de reconnaissance. Pour les populations déplacées internes, la joie du retour est palpable.
Réinstallée sur ses terres natales, une dame a du mal à cacher sa joie. « Je suis très heureuse d’être revenue. Depuis que nous sommes revenus, il n’y a aucun problème », affirme-t-elle, l’air rassurée, ajoutant qu’ « il y a certains qui sont revenus avant moi. Il n’y a pas longtemps que je suis rentrée ». Institué le 23 janvier 2023 par le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, le Fonds de soutien patriotique est un mécanisme de financement endogène destiné à soutenir la lutte contre le terrorisme. Il permet de financer l’équipement, la formation et la rémunération des Volontaires pour la Défense de la Patrie, supplétifs de l’armée burkinabè engagés aux côtés des FDS. Conçu comme une réponse citoyenne et fédératrice, le FSP occupe une place stratégique dans la reconquête du territoire national et favorise le retour progressif des populations déplacées.






