Révolution progressiste populaire: une diplomatie active au service de la souveraineté

Le capitaine Ibrahim Traoré : « du côté de la diplomatie, le Burkina Faso a allumé une lumière et elle doit rester allumée pour toujours ».

Sous la houlette de la Révolution progressiste populaire (RPP), le Burkina Faso dispose d’une diplomatie de plus en plus active qui lui permet d’asseoir sa souveraineté au plan international.   

Dès son accession au pouvoir le 30 septembre 2022, le capitaine Ibrahim Traoré, a exprimé la ferme volonté de reformer la diplomatie burkinabè. L’objectif est désormais clair : faire du Burkina Faso un pays dont la voix compte. Il n’est plus question pour le pays des Hommes intègres de « subir » les relations internationales mais d’y participer. Cet objectif cher au président du Faso constitue l’un des piliers importants de la Révolution populaire progressiste (RPP) proclamé, le 1er avril 2025. « Le Burkina Faso ne permettra à aucune puissance de lui imposer ce qu’elle souhaite », s’est voulu clair le capitaine Ibrahim Traoré.    

C’est donc sans surprise qu’on a assisté en octobre 2025 à un refus catégorique d’une proposition de l’administration Trump d’accueillir des migrants expulsés des Etats-Unis réaffirmant son identité de « terre de dignité et non d’expulsion ».    

La déclaration de la Représentante résidente du Système des Nations unies au Burkina, Carol Flore-Smereczniak, persona non grata pour la deuxième fois a constitué également une preuve tangible que la souveraineté du pays est désormais non négociable et tout acte allant à l’encontre de cette souveraineté verra s’opposer une réaction pragmatique des autorités.    

Tout en œuvrant à la souveraineté du pays, les autorités burkinabè travaillent à asseoir un véritable « branding » du Faso à l’international. « Aujourd’hui, il n’est plus question pour nous d’aller dire à un partenaire, nous avons faim donnez- nous à manger mais plutôt de dire nous avons des terres fertiles, de l’eau et des ressources minières. Désormais, nous sommes dans une dynamique où l’on vend nos capacités et non nos défauts », a indiqué le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré.

Cette dynamique semble déjà porter ses fruits au regard des nouveaux partenariats de coopération signés par le pays. En effet, tout en approfondissant sa coopération avec certains pays comme la Fédération de Russie, la République islamique d’Iran, la République populaire de Chine, le Royaume du Maroc, la Turkiye, le Ghana et le Royaume d’Oman, le Burkina a établi des relations diplomatiques avec de nouveaux partenaires tels que le Kirghizstan. Des accords de consultations ont également été signés avec le Turkménistan, le Kazakhstan, la Hongrie et la Serbie.

C’est donc à juste titre que le capitaine Ibrahim Traoré affirmait dans son adresse aux Burkinabè à l’occasion du nouvel an que « du côté de la diplomatie, le Burkina Faso a allumé une lumière ». Tout en saluant le rayonnement du pays à l’international grâce à sa diplomatie active, le président du Faso a souligné la nécessité de « garder cette lumière allumée pour toujours ».   

A cet effet, il a annoncé une réorganisation complète du dispositif diplomatique à l’échelle mondiale de sorte à aligner l’action diplomatique du pays avec ses intérêts stratégiques et sa vision souveraine.   

Nadège YAMEOGO

  

   

  

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