
La revue annuelle du cadre sectoriel de dialogue « éducation et formation », s’est tenue, le mardi 10 mars 2026, à Ouagadougou.
Le projet du plan sectoriel de développement de l’éducation et de la formation 2026-2028 élaboré en vue d’opérationnaliser le niveau du secteur de l’éducation et de la formation rentre dans la mise en œuvre du plan Relance 2026-2030. Dans la validation de ce projet, les membres du cadre sectoriel de dialogue et partenaires du ministère de l’Enseignement de base de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, de concert avec le ministère en charge de l’Enseignement supérieur, de la Formation professionnelle et de celui de la Jeunesse et de l’Emploi ont tenu une session de validation, mardi 10 mars 2026, à Ouagadougou.
Le ministre chargé de l’Enseignement de base, Sosthène Dingara, par ailleurs président du cadre sectoriel du dialogue éducation et formation, a signifié que la revue sectorielle constitue un moment privilégié de dialogue, de concertation et de redevabilité. « Elle nous offre l’opportunité de dresser le bilan des actions menées, d’identifier les défis et de convenir des orientations stratégiques pour améliorer la qualité, l’équité et la pertinence de notre système éducatif et de formation », a-t-il expliqué. Il a noté que le Plan d’action sectoriel de développement de l’Education et de la formation (PASD-EF) 2026-2028 constitue l’outil opérationnel de mise en œuvre du plan relance 2026-2030 dans son secteur de planification. Pour lui, l’objectif global visé est de contribuer à la réalisation du plan relance à travers la programmation et l’exécution d’actions prioritaires du secteur.
Un taux d’exécution physique de 93,19%
Le ministre a déclaré que les documents soumis aux échanges visent à évaluer les acquis de la période 2021- 2025, à analyser les progrès réalisés et à mettre en lumière les défis qui persistent pour envisager une mise en œuvre cohérente et efficace du plan relance 2026-2030. M. Dingara, en termes de bilan, a rappelé qu’au 31 décembre 2025, un taux moyen d’exécution physique du CSD-EF de 93,19% pour un taux d’exécution financière de 88,24% ont été enregistré. A la même période en 2024, ces taux étaient respectivement de 78,85% et de 89,98%.
Par ailleurs, il a relevé des acquis majeurs sur la période 2021-2025 par les quatre ministères membres du CSD-EF. Il s’agit, entre autres, de la dotation en kits scolaires à 564 800 élèves des zones des déplacées internes, de l’ouverture de 700 nouvelles structures préscolaires. A ces chiffres, il a également ajouté l’immersion patriotique de 95,52% des admis au baccalauréat, la sensibilisation de 59 681 jeunes sur l’engagement patriotique et la participation citoyenne. Aussi, la formation de 7 341 Personnes déplacées internes (PDI), veuves des Forces de défense et de sécurité (FDS) à des métiers. Le ministre de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique, Moumini Zoungrana a notifié que les perspectives permettront de mettre l’accent sur l’insertion professionnelle des jeunes.
Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE (Collaborateur)





