Transition énergétique: l’hydrogène vert comme une technologie prometteuse

Le ministre chargé de l’Energie, Yacouba Zabré Gouba : « l’objectif de cette rencontre est d’explorer les opportunités de développement de projets structurants au nexus agriculture-énergie-eau ».

Le ministère de l’Energie, des Mines et des Carrières a initié un atelier d’échanges sur l’hydrogène vert pour renforcer la compréhension des décideurs et cadres techniques sur son potentiel et explorer les opportunités de développement de projets intégrés dans le cadre du nexus Agriculture-énergie-eau, mardi 10 février 2026, à Ouagadougou.

Dans un contexte marqué par les défis liés aux changements climatiques, la sécurité énergétique, la pression sur les ressources en eau et la nécessité de moderniser le secteur agricole, le Burkina s’est engagé dans une dynamique de promotion des énergies propres et durables. Ainsi, le ministère de l’Energie, des Mines et des Carrières, en collaboration avec le Centre ouest-africain de services scientifiques sur les changements climatiques et l’utilisation adaptée des terres (WASCAL) a tenu un atelier d’échanges sur la production d’énergie électrique à partir de l’hydrogène vert ainsi que la valorisation de ses sous-produits, mardi 10 février 2026 à Ouagadougou.

Selon le ministre de l’Energie, des Mines et des Carrières, Yacouba Zabré Gouba, l’objectif de cette rencontre est d’explorer les opportunités de développement de projets structurants au nexus agriculture-énergie-eau. Il a, d’ailleurs, rappelé que cette rencontre fait suite à une des recommandations stratégiques issues de la Semaine des énergies et des énergies renouvelables d’Afrique (SEERA) tenue en novembre 2025 dont le thème était : « Nexus agriculture-énergie-eau : défis et opportunités ».

Renforcer la cohérence des politiques publiques

C’est une recommandation qui devrait permettre de renforcer la cohérence des politiques publiques notamment les stratégies en cours au sein des ministères concernés en vue de maximiser les impacts socio-économiques et environnementaux. « Les participants vont dégager des pistes de solution à exploiter afin d’apporter une solution durable à l’ensemble des défis qui se posent à ces secteurs », a soutenu M. Gouba.

Selon ses explications, l’hydrogène vert obtenu à partir de la séparation de l’hydrogène et de l’oxygène par l’utilisation d’électricité renouvelable offre beaucoup de potentialités en termes d’utilisation de sous-produits comme l’ammoniac utilisé dans la production de l’engrais, et tout ce qui constitue des activités connexes en termes d’usage productif d’électricité. Le ministre chargé de l’Energie a dit attendre de ces acteurs de l’eau, de l’énergie, de l’agriculture et du monde universitaire, des recommandations à même de pouvoir nourrir les politiques publiques et développer des initiatives qui puissent intégrer l’ensemble de ces départements concernés.

Le coordonnateur régional pour les énergies renouvelables et vertes à WASCAL, Dr Bruno Korgo, a démontré que l’hydrogène vert reste un puissant vecteur énergétique, moins polluant, dont les technologies ont pénétré plusieurs secteurs, l’énergie, le transport, l’agriculture, l’industrie. Car, a-t-il expliqué, ces technologies se sont affirmées comme étant un moyen de dé-carboniser ces secteurs. De ce fait, dans sa communication articulée autour des opportunités de cette énergie verte pour le développement énergétique et agricole au Burkina Faso, M. Korgo a mis en exergue les différents secteurs d’application de cette énergie afin d’en tirer profit, les ressources nécessaires ainsi que les défis à relever pour y arriver.

Kadi RABO

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