En prélude à la Journée internationale des droits de la femme commémorée le 8 mars de chaque année, le ministère de la Famille et de la Solidarité a lancé ce mois dédié à la gent féminine par une grande marche sportive, donnant ainsi une nouvelle orientation à la commémoration.
Ouagadougou a vibré le matin du mardi 3 mars 2026 au rythme des pas de marcheurs. Organisée par le ministère de la Famille et de la Solidarité, l’activité sonne comme le lancement de la commémoration de la Journée internationale des droits de la femme le 8 mars prochain. Partie de l’immeuble Baoghin pour un parcours d’environ quatre kilomètres, la marche a rassemblé membres du gouvernement, responsables administratifs, organisations féminines et citoyens venus nombreux.
L’activité était présidée par la ministre en charge de la femme, le lieutenant-colonel Passowendé Pélagie Kabré qui a salué une mobilisation placée sous le signe de l’engagement collectif. Placée sous le thème « Bâtir une paix durable au Burkina Faso : quelles contributions des femmes et des filles à la promotion du vivre-ensemble ? », l’édition 2026 se veut résolument tournée vers l’action. Dans son allocution, la ministre a insisté sur la nécessité de rompre avec l’image d’un 8-Mars essentiellement festif.
Désormais, a-t-elle souligné, il s’agit d’en faire un cadre de réflexion, de mobilisation et d’initiatives concrètes en faveur des droits des femmes et de leur pleine participation au développement national. Pour le ministre Kabré, « le 8-Mars, c’est la femme au travail ». Elle a laissé entendre que dans le contexte actuel, la priorité est donnée à l’autonomisation économique des femmes et à leur contribution à la cohésion sociale et à la consolidation de la paix.
Un agenda ambitieux est ainsi annoncé pour 2026, avec la réalisation d’infrastructures de production et de transformation des produits locaux, l’aménagement de jardins maraîchers au profit des femmes et l’organisation d’activités valorisant les femmes bâtisseuses. Au-delà de l’effort physique, la marche sportive a servi de signal fort : « celui d’une commémoration repensée, axée sur des résultats mesurables et un impact durable dans toutes les régions du pays ». En donnant le coup d’envoi du mois de la Femme par le sport, les autorités entendent inscrire le 8-Mars 2026 dans une dynamique nouvelle : « moins de symboles, plus d’actions pour une femme pleinement actrice de paix et de développement au Burkina Faso ».
Yves OUEDRAOGO
Barry Moumouni (Stagiaire)






