Adaptation au changement climatique dans le domaine de la santé : les acteurs s’imprègnent des résultats de trois études

Le DG de l’INSP, Seydou Barro (milieu), a apprécié à sa juste valeur la collaboration dans la conception et la mise en œuvre des trois projets de recherches.

Le Centre de recherche en santé de Nouna (CRSN), en collaboration avec le Centre de recherche de l’université de Heidelberg et ses partenaires, organise un atelier de dissémination des résultats de trois projets de recherches en lien avec le changement climatique et la nutrition en Afrique Subsaharienne, les 20 et 21 janvier 2026, à Ouagadougou.

Dans l’optique de répondre aux questions de santé publique et de changement climatique, le Centre de recherches en santé de Nouna (CRSN), en collaboration avec le Centre de recherches de l’université de Heidelberg et ses partenaires de la France, de la Suisse et du Kenya, tient un atelier de dissémination de résultats sur le « changement climatique et la santé en Afrique subsaharienne », sur la « nutrition durable en Afrique subsaharienne » et sur « Changemaker », les 20 et 21 janvier 2026, à Ouagadougou. Selon le directeur du Centre de recherches en santé de Nouna (CRSN) de l’Institut national de santé publique (INSP), Dr Ali Sié, l’objectif de cet atelier est d’abord d’analyser, au niveau de la communauté, le niveau de vie des populations et leur adaptation au changement climatique.

La rencontre vise aussi, a-t-il poursuivi, à mettre en place des interventions d’adaptation en phase avec leurs conditions de vie. Enfin, l’atelier a pour but de faire la modélisation basée sur les données collectées, afin de prédire et prendre des décisions adéquates. « Le changement climatique influence beaucoup sur certaines pathologies, notamment le paludisme dans sa transmission », a-t-il souligné. M. Sié a ajouté que sur le plan nutritionnel, le changement climatique entraîne des effets divers, notamment des inondations alternant avec des sécheresses et des vagues de chaleur, influençant sur la productivité agricole et par conséquent la nutrition.

Le D G de l’INSP, Seydou Barro, a salué et remercié les participants et partenaires ayant contribué aux trois projets de recherches sur les enjeux de santé liés au climat, à la nutrition et aux maladies. « J’apprécie à sa juste valeur cette collaboration dans la conception et la mise en œuvre de ces trois projets de recherches car, c’est ensemble que nous trouverons les meilleures solutions pour nos populations », a-t-il révélé. M. Barro a souligné également le rôle stratégique de l’INSP dans la mission d’assurer la veille sanitaire, la recherche et l’expertise scientifique, ainsi que l’importance des collaborations internationales et du soutien des partenaires techniques et financiers.

Pour le chargé d’études, M. Sangoun Diolompo, représentant le Secrétaire général du ministère de la Santé, cet atelier vise à transformer ces résultats en actions et politiques publiques concrètes, adaptées au contexte national. La coordinatrice principale des trois projets, Pr. Ina Danquah, a relevé l’importance de l’atelier. « Nous voulons établir les liens de causalité entre les changements climatiques, les facteurs hydrologiques, agricoles et économiques et la malnutrition, le stress thermique au sein de la population rurale au Burkina Faso », a-t-elle expliqué.

 

Abdoulaye BALBONE
Ahmed Abdoul Aziz HEBIE
(Stagiaire)

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