L’Association compassion vie pour l’enfance (ACVE) avec le soutien de SEL France, a organisé Du 17 au 22 novembre 2025, un atelier de formation portant sur la saponification, la fabrication de kôkô donda et la fabrication de granulés de jus à Ouagadougou. Réunissant une soixantaine de participants dont 15 personnes déplacés internes (PDIs), ont été initiées à des savoir-faire essentiels leur permettant de créer des activités génératrices de revenus, dans un contexte où l’autonomisation économique demeure un enjeu crucial pour de nombreuses familles.

Dans son discours d’ouverture de la cérémonie de la quatrième édition, le Pasteur Pierre Nikiema, président de L’Association compassion vie pour l’enfance (ACVE), a rappelé la mission sociale de l’organisation qui est d’offrir aux femmes et aux jeunes des outils concrets pour améliorer leurs conditions de vie. Pour lui, cette formation ne se limite pas à une simple transmission de techniques artisanales ; elle représente une véritable passerelle vers l’entrepreneuriat local. « Nous voulons que chaque participant reparte avec une compétence utile, immédiatement exploitable, et capable de transformer son quotidien », a-t-il déclaré. Il a également insisté sur la volonté de l’AVE d’accompagner durablement les bénéficiaires dans leur parcours d’autonomisation en leur octroyant des kits et une somme de 15 000 FCFA pour certains et 50 000 FCFA pour d’autres.

La formation en saponification a été assurée par Madame Thérèse Bako/Kanzié, experte reconnue dans la fabrication du savon. Avec pédagogie, elle a guidé les participants à travers toutes les étapes du processus : choix des ingrédients, manipulation sécurisée de la soude caustique, formulation des recettes, ajout de parfums et de colorants, moulage et séchage. Les femmes ont pu expérimenter la fabrication du savon kabacourou, tout en apprenant les bonnes pratiques d’hygiène et de sécurité. Cette approche pratique a permis aux participants d’acquérir non seulement des connaissances théoriques, mais aussi une véritable maîtrise technique, condition indispensable pour se lancer dans la production artisanale ou semi-industrielle.

En parallèle, l’atelier a proposé un module sur la production de granulés de jus, animé par Madame Sarata Ouédraogo/Kankyono, formatrice en agroalimentaire. Elle a présenté les procédés de transformation des fruits locaux en granulés solubles, une technique de plus en plus prisée pour la conservation, la facilité de transport et la valorisation des produits agricoles telques le gingembre, le bissap, le citron… Les participants ont appris à sélectionner les matières premières, à respecter les normes de qualité et d’hygiène, à réaliser les mélanges et à assurer le séchage et l’emballage. À travers des démonstrations pratiques, elles ont réalisé plusieurs variétés de granulés issus de fruits couramment disponibles sur le marché, ouvrant ainsi la voie à de nouvelles opportunités commerciales.
Parmi les bénéficiaires, Tiemtoré Rafiatou a exprimé sa satisfaction et son enthousiasme à l’issue de la formation. « Cette formation m’a beaucoup apporté. Je maîtrise maintenant des techniques que je ne connaissais pas, et je me sens capable de produire du savon et des granulés de jus pour démarrer une petite activité. Je compte aussi partager ce que j’ai appris avec d’autres femmes de ma communauté », a-t-elle confié, soulignant l’impact concret de l’initiative.

La clôture de l’atelier a été marquée par des encouragements renouvelés du Pasteur José Kaboré, le vice-président du conseil regional de Boulmugou Nord des Assemblées de Dieu, qui a invité les participants à mettre en pratique les compétences acquises et à persévérer dans leur démarche entrepreneuriale. Pour l’Association compassion vie pour l’enfance, ce type de formation constitue un pilier essentiel de son action sur le terrain, car il contribue à la création de micro-entreprises, à la valorisation des ressources locales et au renforcement de l’autonomie économique des femmes.
À travers cette initiative, l’ACVE démontre une fois de plus son engagement à soutenir les communautés et à promouvoir un développement inclusif fondé sur l’apprentissage, le partage de compétences et l’entrepreneuriat durable.
Hubert BADO






