
Le ministre d’Etat, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division Célestin Simporé, représentant le Premier ministre, a présidé la cérémonie d’ouverture des premières journées de dialogue Défense, Sécurité Finances et Diplomatie, le mardi 17 février 2025, à Ouagadougou.
L’exécutif burkinabè veut d’une action coordonnée entre les acteurs des départements de la Défense nationale, de la sécurité, des finances et de la diplomatie afin de poser les bases d’une cohérence capable d’assurer au pays un développement durable. Les premières journées de dialogue Défense, Sécurité Finances et Diplomatie, placées sur le thème : « diplomatie et contexte géopolitique et sécuritaire : synergie pour une optimisation de la défense et de la protection des intérêts nationaux », visent à garantir une mutualisation des efforts dans la construction d’un Burkina Faso prospère.
Le ministre d’Etat, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division Célestin Simporé, représentant le chef du gouvernement, a présidé le mardi 17 février 2026, à Ouagadougou la cérémonie d’ouverture de ces premières journées prévues se tenir sur deux jours. Selon le général Simporé, le but de ces journées est d’optimiser la défense et la protection des intérêts du Burkina Faso. « Ces journées de dialogue viennent également consolider les initiatives d’appropriation des réformes majeures adressées aux missions diplomatiques et aux postes consulaires dans la défense des intérêts de notre chère patrie », a-t-il fait savoir.
Anticiper les menaces
Le ministre d’Etat a également souligné que le monde est en perpétuelle mutation et les Etats aussi. « Nous évoluons aujourd’hui dans un monde tumultueux, marqué par des situations géopolitiques très changeantes et de nouvelles alliances qui se dessinent. Du coup, on ne peut bâtir une diplomatie forte si l’on n’est pas fort militairement. Aussi, on ne peut non plus construire une force solide sans une économie viable », a éclairé, le ministre chargé de la Guerre. C’est pourquoi il a invité les acteurs à une synergie durable entre défense, sécurité intérieure, économie et diplomatie.
Pour le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean-Marie Traoré, ces deux jours de dialogue permettront aux cadres des secteurs concernés d’échanger afin de bâtir une capacité nouvelle de défense stratégique, unifiée et coordonnée pour défendre les intérêts du Burkina Faso et protéger sa souveraineté. Il a fait comprendre qu’une synergie est nécessaire dans un monde en pleine reconfiguration au niveau des relations entre Etats. « Dans ce monde nouveau, seuls les Etats et les espaces stratégiquement organisés survivent et s’imposent. Les autres subiront. Le Burkina Faso, lui, a fait son choix d’être un Etat qui agit, un Etat qui anticipe, qui défend ses intérêts partout où ils se jouent », a‑t‑il déclaré.
Le ministre des Affaires étrangères a annoncé la mise en place d’un cadre permanant de dialogue entre les parties concernées à travers ces premières journées de dialogue. « Ce cadre ne sera pas un simple mécanisme administratif. Il sera un instrument de puissance, un instrument d’anticipation, de cohérence et de souveraineté. Il permettra d’anticiper les menaces avant qu’elles ne deviennent des crises, d’aligner notre diplomatie sur nos réalités sécuritaires, d’organiser nos ressources financières vers nos priorités stratégiques et surtout de parler au monde d’une seule voix et d’une voix souveraine », a précisé, le patron de la diplomatie burkinabè. Les participants à ces journées sont composés des gradés des forces de sécurité intérieure, de la Gendarmerie nationale, de l’armée et des acteurs de premier plan de la diplomatie burkinabè.
Wanlé Gérard COULIBALY




