La promotion 1996 de 950 Instituteurs adjoints de l’Ecole nationale des enseignants du primaire (ENEP) célébré, samedi 5 septembre 2026, à Ouagadougou, ses 30 années d’engagement au service de l’éducation burkinabè.
Au cours des trois dernières décennies, les membres de la promotion 1996 des instituteurs adjoints de l’école nationale des enseignants du primaire ont contribué à former et façonner des milliers de citoyens burkinabè. Pour célébrer ces 30 ans au service de la Nation, les membres de cette promotion se sont retrouvés pour dresser le bilan de leur carrière et réaffirmer leur attachement à l’école et aux valeurs qui fondent le métier d’enseignant, samedi 5 septembre 2026, à Ouagadougou.
Placée sur le thème « 30 ans d’engagement au service de l’école burkinabè : l’expérience de la promotion 1996 des 950 instituteurs adjoints au cœur des innovations pédagogiques, des savoirs endogènes et de l’initiation aux métiers », la célébration a été marquée par plusieurs activités, à savoir l’inauguration de la case de l’enseignant, une plantation d’arbres, une visite du musée national, ainsi qu’une soirée récréative. Le représentant de la promotion, Abdoul Karim Toé, a indiqué que le choix du thème s’inscrit dans le contexte des réformes engagées dans le secteur de l’éducation.
Pour le président du comité d’organisation, Seydou Sawadogo, cette célébration représente une étape dans leur histoire. « A travers la case commémorative que nous avons inaugurée, les arbres que nous avons plantés et les liens que nous continuerons d’entretenir grâce à nos plateformes d’échanges, nous avons posé des actes qui témoigneront de notre passage et de notre engagement pour les générations futures », a-t-il souligné. Abdoul Karim Toé a invité les membres de la promotion à préserver l’esprit de solidarité, de fraternité et de service qui les a caractérisés au cours de ces années.
Une école en pleine transformation
Selon le représentant du ministre de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique, représentant les parrains de la cérémonie, Barthélémy Badiel, les méthodes d’enseignement se sont modernisées. Face à ces transformations, les enseignants ont dû constamment s’adapter, intégrer de nouvelles pratiques pédagogiques et maîtriser de nouveaux outils, tout en demeurant fidèles à leur mission fondamentale qui est de former des citoyens responsables, compétents et attachés aux valeurs de la Patrie.
« Vous, membres de la promotion 1996, avez traversé toutes ces transformations avec professionnalisme. Vous avez su évoluer avec votre temps sans jamais renoncer aux valeurs qui fondent le noble métier d’enseignant », a-t-il salué. Barthélémy Badiel a estimé que le thème de la célébration, répond pleinement aux défis actuels du système éducatif. Pour lui, l’innovation pédagogique ne se limite pas à l’utilisation de nouveaux outils.
« Elle consiste aussi à savoir transmettre autrement, à valoriser les savoirs de nos communautés, à rapprocher l’école des réalités nationales et à préparer les jeunes aux métiers dont notre pays abesoin », a-t-il notifié. En tant que parents d’élèves, les parrains
ont reconnu les sacrifices consentis quotidiennement par les enseignants, leur patience
et leur dévouement, parfois dans des conditions difficiles.
La representante du ministre de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales (MEBAPLN), patron de la cérémonie, Brigitte Sawadogo, a rappélé que ces instituteurs adjoints certifiés, avant dernière promotion avant l’arrêt de ce corps en 1997 ont été répartis entre Bobo Dioulasso et Loumbila pour une formation d’un mois.
« Partis du grade d’instituteur adjoint, nombre d’entre vous sont devenus directeurs d’école, conseillers pédagogiques, inspecteurs, chefs de circonscription d’éducation de base, des cadres de l’administration éducative ou responsables au sein des structures centrales et déconcentrées du ministère en charge de l’éducation ou encore reconvertis dans d’autres secteurs de l’administration burkinabè. Cette réussite témoigne de la valeur du mérite de la formation continue et de la persévérance », a-t- elle renchéri.
Wendaabo Cathérine KOURAOGO
Zourkanaï SANOGO
(Stagiaire)




