Développement des industries culturelles et créatives au Burkina Faso : L’impétrante Imelda Christelle Bationo analyse la contribution du journalisme culturel

Les membres du jury ont invité l’impétrante à murir davantage les contours de ses recherches.

L’étudiante Iboula Imelda Marie Christelle Bationo de l’université Joseph Ki-Zerbo a soutenu son mémoire de master en Art, Gestion et Administration culturelles (AGAC), vendredi 7 août 2026, à Ouagadougou.

Le journalisme culturel constitue un levier fondamental dans le développement des industries culturelles et créatives (ICC) au Burkina Faso. Mais dans le parcours, le professionnalisme, les activités quotidiennes et la prestance du journaliste culturel, il est de fois confronté à des difficultés réduisant son apport au développement des industries culturelles et créatives au Burkina Faso. Afin de cerner ce fléau, l’étudiante Iboula Imelda Marie Christelle Bationo de l’université Joseph Ki-Zerbo a diligenté ses recherches sur la « Contribution du journalisme culturel au développement des industries culturelles et créatives au Burkina Faso : dynamiques, pratiques, enjeux et perspectives » pour l’obtention du diplôme de master en art, gestion et administration culturelles. Après présentation de ces résultats devant les membres du jury, elle a été sanctionnée d’une note de 16/20 avec la mention très bien. Le jury était composé du président du jury Pr Dimitri Balima, du membre critique Dr Jérémie Nion et du directeur de mémoire de l’impétrante, Dr Jacob Yarabatioula. De son analyse, la diplômée Imelda Bationo a noté que le journaliste culturel réalise un travail de médiation en termes de mise en valeur des productions des arts et de la culture et aide à l’affirmation des ICC. Elle a signifié que le rôle du journaliste culturel dans ce processus n’est pas ignoré du public. Car 98,7 % des enquêtés estiment que le journalisme culturel peut contribuer au développement économique par le biais des ICC. Pourtant, la majorité des réponses, soit 72 %, indique que la culture est insuffisamment valorisée dans les médias, tandis que 67,3 % pensent qu’il y a une diffusion insuffisante des ICC.

La nouvelle diplômée en master en AGAC, Imelda Christelle Bationo a analysé la contribution du journalisme culturel au développement des industries culturelles et créatives au Burkina Faso.

Elle a ajouté que l’analyse des entretiens avec les professionnels fait ressortir d’énormes contraintes. En effet, plusieurs journalistes culturels interrogés ont confié n’avoir pas fait une formation initiale spécialisée dans le domaine des arts et de la culture. Aussi, l’activité du journalisme se limite à la description sans critiques ni d’enquêtes approfondi sur le sujet. Ce qui fait que la profondeur et le contenu des articles perd en valeur ajoutée. Elle a relevé que les contraintes économiques et matérielles constituent des limites importantes du journaliste culturel. L’impétrante a donc émis des propositions en vue d’améliorer le secteur. Entre autres, la formation et la spécialisation des journalistes culturels, le renforcement des desks culture dans les rédactions.

                                              Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE

                                               Collaborateur

 

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