Projet de relèvement et de stabilisation du sahel-Burkina : un bilan à mi-parcours de 54,17%

Les participants ont été invités à mener avec rigueur des analyses avisées pour atteindre les objectifs.

Le comité de pilotage du projet communautaire de relèvement et de stabilisation du sahel-Burkina Faso a tenu sa première session ordinaire 2026, jeudi 13 août 2026 à Ouagadougou.

Après plusieurs mois d’activités sur le terrain, le Projet communautaire de relèvement et de stabilisation du sahel (PCRSS) a marqué une halte pour examiner le chemin parcouru et ajuster sa feuille de route. En effet, son comité de pilotage a tenu sa première session ordinaire 2026 le jeudi 13 août à Ouagadougou, pour faire le bilan à mi-parcours des activités de 2026. La représentante du président du Comité de pilotage (COPIL) du PCRSS Burkina, Céline Josiane Ouédraogo, a souligné que l’année 2026 constitue la cinquième année consécutive du PCRSS-Burkina qui marque un tournant décisif où rationalisation, efficacité opérationnelle et impact direct doivent guider les réflexions et les actions.

Elle a rappelé que lors de la dernière session tenue le 28 novembre 2025, un Plan de travail et budget annuel (PTBA) initial de 40,67 milliards de francs CFA avait été adopté, comportant 176 activités. « Au terme du premier semestre, les bilans établis au 30 juin 2026 font ressortir un taux d’exécution physique de 54,17 % pour un taux financier de 17,48 % », a-t-elle indiqué. Céline Josiane Ouédraogo a mis en avant plusieurs acquis qui ont transformé le quotidien des populations touchées par la crise sécuritaire. Dans le secteur agricole, elle a précisé que le PCRSS a accompagné les producteurs déplacés internes à travers la mise à disposition d’intrants agricoles, telles que des semences améliorées, ainsi que la récupération des terres dégradées à Boussouma, Korsimoro et
Gourcy.

Les progrès salués

Dans le volet de l’éducation, Céline Josiane Ouédraogo a noté la scolarisation des
enfants à travers la construction de salles de classe, la distribution de kits
scolaires et l’aménagement d’espaces temporaires d’apprentissage. « Au niveau des infrastructures hydrauliques, le PCRSS a réalisé la construction de réseaux d’adduction d’eau potable simplifié, des postes d’eau autonomes, ainsi que des forages équipés de pompes à motricité humaine », a-t-elle ajouté. Tout en saluant ces progrès, Céline
Ouédraogo a relevé les difficultés qui demeurent. Elle a cité le problème d’approvisionnement en ciment, la situation sécuritaire toujours complexe dans certaines localités et la profondeur de la nappe phréatique imposant de nombreux changements de sites pour les forations.

Pour le second semestre, la représentante du président du COPIL du PRCSS a confié que les priorités portent sur l’accélération et l’achèvement des 174 activités retenues, le respect des normes environnementales et sociales, ainsi que l’amélioration de la qualité des ouvrages. Quant au coordonnateur du PCRSS, Boulaye Sanogo, il a indiqué que ce projet a été initié par le gouvernement du Burkina Faso avec l’appui de la Banque mondiale pour soutenir les populations affectées par la crise sécuritaire et environnementale, en vue de leur relèvement et de la stabilisation des territoires.

« Globalement, nous sommes à plus de 82 % du niveau d’atteinte de la cible finale de l’indicateur composite du projet, qui sera atteint d’ici le terme de la mise en œuvre prévue pour fin 2026 », a-t-il rassuré.

Kadi RABO

Assami TIENDREBEOGO
(Stagiaire)

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.