Le coordonnateur de la Brigade mobile de contrôle économique et de la répression des fraudes (BMCRF), Sanibè Faho, a effectué le 11 août 2026 à Ouagadougou, une visite inopinée dans les usines de production de farine de blé, Moulin double star M2S de Gampéla et Moulin minor S.A. de Kossodo en vue de constater la disponibilité de la farine.
Des rumeurs font état d’une rupture de la farine de blé causant ainsi la fermeture de certaines boulangeries et d’une possible augmentation du prix du pain. En vue d’édifier les consommateurs, une équipe de la Brigade mobile de contrôle économique et de la répression des fraudes (BMCRF), conduite par son coordonnateur, Sanibè Faho, a visité deux usines de production de la farine de blé ce 11 août 2026 à Ouaga-dougou. Il s’est agi du Moulin double star M2S de Gampéla et du Moulin minor S.A. de Kossodo.
A Gampéla, dans le Moulin double star M2S, l’équipe a visité toute la chaine de production de la réception et le stockage du blé au conditionnement en passant par l’écrasement.
Selon le directeur d’exploitation, Mahaz Zidnaba, actuellement l’usine possède un stock de
18 000 tonnes. « Aussi, on travaille 24 heures sur 24 pour une production de 300 tonnes par jour, soit 220 tonnes de farine et 80 tonnes de son. La farine de blé est disponible car chaque jour, on fait sortir environ 200 tonnes de farine à livrer à nos clients », a-t-il précisé. Même son de cloche au Moulin minor S.A. à Kossodo.
Là, les machines tournent 24H/24 et pro-duisent 340 tonnes de farine de blé par jour. « On a eu certes quelques difficultés d’approvisionnement de la matière première dû au fret en début du mois d’août mais aujourd’hui tout est rentré dans l’ordre car nous avons un stock de 5 000 tonnes dans le silo. Il sera renforcé très bientôt par 30 000 tonnes de blé en provenance de Lomé (12 000T) et Abidjan (18 000T) », a expliqué le directeur de production de Moulin minor S.A. Bourahima Guigma.
800 tonnes de farine produites par jour
Au regard de tout cela, Sanibè Faho s’est dit rassurer par rapport à la disponibilité de la farine de blé, mais aussi de la cadence de production où des équipes produisent 24 heures sur 24, avec une production qui tourne autour de 220 tonnes par jour dans le premier moulin et 340 tonnes par jour pour le 2e moulin.
« Nous avons une production de 800 tonnes de farine de blé par jour. En principe, avec cette production et une répartition équitable faite à travers
le réseau de chaînes de distribution, on ne devrait pas avoir de rupture de pain sur le marché », a-t-il constaté. Qu’à cela ne tienne, a poursuivi le coordonnateur de la BMCRF, les investigations vont se poursuivre pour éviter que les distributeurs auprès de ces deux moulins ne puissent pas spéculer sur les marchés. « Nous avons la liste de l’ensemble de ces clients, à leur tour aussi, ils vont nous expliquer le processus de répartition, soit au niveau des boulangeries ou de leur clientèle », a promis Sanibè Faho.
Fleur BIRBA
Aissatou DIARRA
(Stagiaire)





