Une vingtaine de responsables de médias, de journalistes et de communicateurs du Burkina Faso prennent part du 8 au 27 août 2026 à Beijing, en République populaire de Chine, à un séminaire de formation. A l’issue de ce séjour, l’objectif des deux parties est d’approfondir la coopération sino-burkinabè dans le secteur des médias.
La coopération entre la République populaire de Chine et le Burkina Faso est au beau fixe, depuis le rétablissement des relations diplomatiques entre les deux pays en 2018. Ils ne cessent depuis lors de renforcer leur partenariat dans divers secteurs et celui des médias n’est pas en reste. C’est à cet effet que 23 Burkinabè, composés de responsables de médias, de journalistes et communicateurs, ont été invités par le gouvernement de la République populaire de Chine à une session de formation du 8 au 27 août 2026 à Beijing. Lors de la cérémonie d’ouverture de ce séminaire de formation, le 8 août dernier, les organisateurs ont loué le développement constant des relations sino-burkinabè depuis leur rétablissement en 2018.
« La confiance politique s’est renforcée, les résultats de la coopération ont augmenté et les échanges sont en plein essor, écrivant un nouveau chapitre de solidarité, de coopération gagnant-gagnant et d’amitié », a insisté le sous-directeur régional de l’Administration nationale de la radio et de la télévision, Yang Yong. Ainsi, lors de leur séjour de 21 jours en Chine, les hommes de médias burkinabè seront éclairés, à travers des conférences, sur des modules tels que « Politiques et situation de Chine ainsi que son développement dans le domaine des médias », « Impacts des technologies numériques sur les médias », « Technologies des nouveaux médias » et « coopération et pratique ».
Lors de la conférence inaugurale, le sous-directeur régional de l’Administration nationale de la radio et de la télévision, Yang Yong, a indiqué que la Chine compte à ce jour
2 512 stations de radios et de télévisions dont 2 sont implantées au niveau central, 30 dans les provinces, 333 dans les villes et plus de 2000 dans les comtés.
« Toutes ces stations sont publiques. Mais, il y a 3186 producteurs de l’audio-visuel en ligne dont la plupart sont des privés », a-t-il précisé. Comme dans la plupart des pays du monde, Yang Yong a reconnu qu’en Chine, les médias traditionnels éprouvent d’énormes difficultés face à l’émergence des nouveaux médias. Iqiyi, Tencent, Tiktok…ont en effet le vent en poupe. « Les médias traditionnels ont donc de moins en moins d’influence, de téléspectateurs et de recettes », a-t-il affirmer, tout en déclarant que ces médias ont été dans l’obligation d’enrichir leur contenu.
Des défis communs
Les défis sont énormes aussi bien pour les médias chinois que burkinabè, a souligné le directeur général adjoint de la China broadcasting international economic and techincal cooépartion (CBIC), He Dongbo. D’où selon lui, l’importance de ce séminaire de formation. « Nous estimons qu’à l’heure où la vague numérique transforme le monde, la coopération sino-burkinabè dans le secteur des médias ne se limite pas à un transfert de technologie, mais constitue un enrichissement mutuel de civilisation et une recherche de bénéfice partagé », a-t-il souhaité. Aussi, les journalistes et communicateurs burkinabè ne se contenteront pas seulement des panels et des débats dans les salles de conférence de Beijing durant tout leur séjour.
Des visites de terrain sont prévues dans la province du Hunan, au Sud du pays. « Sur le
terrain vous constaterez vous-même la vitalité innovante des technologies audiovisuelles chinoises et la richesse de notre patrimoine culturel révolutionnaire », a promis le directeur général de la CBIC aux séminaristes burkinabè. Il s’agit, a-t-il poursuivi, d’aider les journalistes et communicateurs burkinabè à appréhender l’importance du développement numérique et à tirer des enseignements utiles pour la transformation de leurs médias. « Nous sommes convaincus que c’est en apprenant les concepts dans les salles de conférence et en observant le développement sur le terrain que l’on peut vous aider à comprendre une vraie Chine multidimensionnelle et complète », a conclu He Dongbo. En attendant, les membres de la délégation burkinabè ont rallié lec 10 août Changsha, la capitale de la province du Hunan où ils ont entamé le lendemain la visite de terrain et, leur hôte promet leur en mettre plein les yeux sur le savoir-faire technologique chinois durant leur séjour de 5 jours dans la région natale de Mao-Zedong.
Sié Simplice HIEN depuis Beijing





