
Vainqueur de la Tanzanie lors de la deuxième journée, le Burkina Faso joue son avenir dans la Coupe d’Afrique des nations féminine, ce mardi 4 août, au stade Moulay-Rachid de Casablanca. Face à l’Afrique du Sud, plus expérimentée, les Etalons dames n’ont besoin que d’un résultat positif pour rêver des quarts de finale. Hier, veille de cette rencontre décisive, les deux sélections ont affiché détermination et respect mutuel.
A quelques heures de l’un des matchs les plus importants de leur histoire, les Etalons dames du Burkina Faso affichent sérénité et ambition. Opposées à l’Afrique du Sud ce soir mardi 4 août, à 20 heures TU au stade Moulay- Rachid de Casablanca, les joueuses d’Issa Balboné abordent cette troisième et dernière journée de la phase de groupes avec leur destin entre les mains.
Une victoire leur ouvrirait les portes des quarts de finale, avec même la possibilité de terminer en tête du groupe en cas de match nul entre la Côte d’Ivoire et la Tanzanie. Un nul pourrait également suffire, selon l’issue de l’autre rencontre, tandis que les Sud- Africaines sont condamnées à s’imposer pour poursuivre leur aventure. En conférence de presse d’avant-match, le coach burkinabè a insisté sur l’importance de ce rendez-vous. « C’est vraiment un match très important.
Chaque équipe a son destin entre les mains. Tout va se jouer sur le terrain », a déclaré Issa Balboné, qui refuse toutefois tout excès de confiance après le succès face à la Tanzanie. Pour lui, les Banyana Banyana restent une référence du football africain malgré leurs difficultés dans cette compétition. « C’est une équipe très joueuse. Il faut faire très, très attention. C’est une nation à prendre très au sérieux », a-t-il averti. Le technicien burkinabè promet une approche lucide. Pas question de se découvrir d’entrée de jeu.
« Nous n’allons pas nous ruer sans réfléchir pour chercher la victoire à tout prix dès les premières minutes. L’Afrique du Sud a ses atouts, nous avons les nôtres », a-t-il expliqué, convaincu que son groupe possède les ressources nécessaires pour décrocher un résultat positif. Il a également rappelé que toutes les joueuses présentes sont capables d’apporter leur contribution, signe de la confiance accordée à l’ensemble de son effectif. L’attaquante Alimata Belem partage cette confiance. L’internationale burkinabè assure que la victoire précédente appartient déjà au passé.
« Nous sommes très concentrées et déterminées », affirme- t-elle. Touchée par le soutien des supporters, qu’elle considère comme un véritable « douzième homme », elle appelle une nouvelle fois le public burkinabè à accompagner l’équipe dans ce défi. Pour elle, une qualification aurait une portée qui dépasse le simple cadre sportif : « Nous sommes là pour écrire l’histoire du football burkinabè et inspirer les jeunes joueuses qui nous regardent ». Le discours des Etalons dames est porté par une même ambition, c’est-à-dire poursuivre l’aventure et inscrire une nouvelle page du football féminin burkinabè.
Issa Balboné estime que ses joueuses ont pris conscience de leur responsabilité après la défaite inaugurale. « Elles ont promis de faire rêver la Nation. Nous avons commencé à écrire notre histoire dans ce tournoi, il faut la terminer en beauté », a-t-il lancé. En face, les championnes d’Afrique 2022 abordent également cette rencontre comme une véritable finale. La sélectionneuse Desiree Ellis reconnait la valeur de son adversaire. « Le Burkina Faso n’est pas là par hasard. Nous avons vu à quel point elles peuvent être dangereuses, organisées et efficaces dans les transitions », souligne-t-elle.
Consciente que seule une victoire permettra aux Banyana Banyana de poursuivre leur parcours, elle assure que son équipe est prête à relever le défi. La gardienne Kaylin Swart abonde dans le même sens. Selon elle, l’Afrique du Sud devra puiser dans son mental et son expérience pour renverser la situation. « Notre équipe est remplie de guerrières. Demain sera une autre bataille et nous y sommes vraiment prêtes », assure-t-elle, tout en qualifiant la pression de « privilège ».
Tous les ingrédients sont ainsi réunis pour une confrontation à haute intensité entre deux équipes qui jouent leur survie dans la compétition. D’un côté, un Burkina Faso porté par l’élan de son succès face à la Tanzanie et désireux d’atteindre pour la première fois les quarts de finale de la CAN féminine. De l’autre, une Afrique du Sud, championne en titre, dos au mur mais forte de son expérience.
Pengdwendé Achille OUEDRAOGO (Envoyé spécial à Casablanca au Maroc)




