Après dix jours de compétitions entre jeunes Burkinabè, Maliens et Nigériens, la deuxième édition des Jeux de l’Alliance des Etats du Sahel a officiellement pris fin hier, mercredi 16 septembre 2026, au Palais des Sports de Ouaga-2000. Au-delà des médailles, les organisateurs ont mis en avant les rencontres et les liens créés entre la jeunesse des trois pays. Le flambeau a été transmis au Niger, pays hôte de la troisième édition prévue en 2027.
Ouagadougou a livré hier le dernier acte des JAES 2026. Après dix jours de compétition, de rencontres et de partage entre les jeunesses du Burkina Faso, du Mali et du Niger, Ouagadougou, a refermé hier le deuxième chapitre des Jeux de l’Alliance des Etats du Sahel.La cérémonie de clôture organisée au Palais des Sports de Ouaga-2000 a mêlé solennité et animation. Défilé des disciplines sportives des trois pays, prestations d’artistes-musiciens, démonstrations de MMA et remise du flambeau au Niger ont rythmé cette dernière soirée.
Dans le message du président du Faso, président en exercice de la Confédération des Etats du Sahel, le sport a été présenté comme un trait d’union entre les peuples. Le discours du chef de l’Etat a été lu par la ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Annick Pikbougoum.
Après dix jours de compétition, le message du président retient surtout la capacité des jeunes des trois pays à se retrouver au-delà des frontières et des différences. Les rencontres sportives, selon le message, auront ainsi permis de faire vivre concrètement les liens entre les peuples de l’espace confédéral. « Ce que nous avons en commun est plus important que ce qui nous sépare », a-t-il notamment relevé dans le discours. L’accent a également été mis sur la nécessité de préserver et de valoriser les pratiques sportives et culturelles propres aux peuples du Burkina Faso, du Mali et du Niger, notamment la lutte traditionnelle et le tir à l’arc.
Le président du Faso a par ailleurs appelé la jeunesse à prendre une part active dans la construction de l’avenir de la Confédération. Aux athlètes médaillés comme à ceux qui n’ont pas obtenu les résultats escomptés, il a adressé un message de persévérance, rappelant que la défaite doit pousser à travailler et à progresser.
Le Burkina passe le témoin au Niger

Le discours de la présidente du Comité national d’organisation, la ministre Annick Pikbougoum/Zingué Ouattara, a, lui, été lu par la directrice générale des Sports, Valérie Badolo. La présidente du comité d’organisation a dressé le bilan de dix jours d’activités. Du 7 au 16 septembre, le Burkina Faso a accueilli les délégations des trois Etats autour de 11 disciplines sportives. Les compétitions ont mobilisé des centaines d’athlètes, d’encadreurs, d’officiels et d’accompagnateurs sur plusieurs sites sportifs de la capitale.
Au-delà des performances, le comité d’organisation a mis en avant le travail effectué en coulisses pour assurer l’accueil, l’hébergement, le transport, la sécurité, les soins, l’arbitrage et l’accompagnement des délégations. Les volontaires et bénévoles ont également été salués pour leur contribution à la tenue de l’événement.
Les JAES ne se sont toutefois pas limités aux terrains de compétition. Le Village Jeux AES a offert un espace d’animation, de découverte et d’échanges entre participants et populations. Des activités de formation et de sensibilisation ont également été organisées au profit de plusieurs centaines de jeunes et d’encadreurs.
Sur le plan sportif, le Burkina Faso termine cette deuxième édition avec 125 médailles, selon le classement général provisoire présenté lors de la cérémonie. Le Niger suit avec 72 médailles, tandis que le Mali en compte 54. Mais dans son discours, le comité d’organisation a insisté sur le fait que le bilan des Jeux ne devait pas être réduit au seul classement.
La cérémonie s’est finalement tournée vers 2027 avec la transmission du flambeau au Niger. Après Bamako en 2025 et Ouagadougou en 2026, Niamey sera donc la prochaine étape des Jeux de la Confédération des Etats du Sahel.
Le président du Faso a souhaité que les liens créés à Ouagadougou se prolongent au-delà du dernier coup de sifflet et que les expériences partagées donnent naissance à de nouvelles initiatives entre les trois pays.
Pengdwendé Achille OUEDRAOGO





