Journée internationale de l’identité : la sécurisation des diplômes au cœur de la VIIe édition

La sécurisation des diplômes académiques et professionnels est au cœur de la commémoration de la VIIe édition de la Journée internationale de l’identité.

Le ministère de la Sécurité, à travers l’Office national d’identification a commémoré la Journée internationale de l’identité, le 16 septembre 2026, à Ouagadougou, sur le thème : « Intégration de l’identification de base et de la biométrie dans la gestion et la sécurisation des diplômes académiques et professionnels »

Plus qu’un simple document, un diplôme académique matérialise un parcours, consacre un mérite, atteste d’une compétence et reconnait la valeur du travail accompli. C’est pourquoi, lorsque son authenticité est compromise par la fraude ou la falsification, le principe de l’égalité des chances est fragilisé, le mérite dévalorisé et la confiance dans les institutions atteinte. Convaincu de l’enjeu lié à la sécurisation des diplômes académiques et professionnels, le ministère de la Sécurité a placé la problématique au cœur de la commémoration de la VIIe édition de la Journée internationale de l’identité, le 16 septembre 2026, à Ouagadougou.

Cette année, la célébration s’est tenue sur le thème : « Intégration de l’identification de base et de la biométrie dans la gestion et la sécurisation des diplômes académiques et professionnels ».
Aux dires du ministre de la Sécurité, Mahamoudou Sana, la sécurisation des diplômes et des qualifications est une exigence de bonne gouvernance et un acte de protection du mérite et de l’avenir de la jeunesse. « C’est garantir que chaque titre corresponde effectivement à son détenteur, que chaque compétence puisse être authentifiée et que chaque parcours soit reconnu à sa juste valeur », a-t-il poursuivi.

L’objectif des réflexions qui seront menées lors de cette commémoration est donc, a indiqué le ministre de la Sécurité, de tracer les grandes orientations politiques et institutionnelles dans l’optique d’instaurer un cadre national d’interopérabilité et de confiance centralisé, qui préserve les prérogatives académiques des établissements tout en garantissant une chaîne de production et de vérification infalsifiable.

« Il nous appartient de dégager la vision globale, les choix stratégiques, le cadre normatif et les engagements politiques nécessaires pour faire de la biométrie et d’une infrastructure dédiée des leviers efficaces de sécurisation de nos diplômes », a-t-il déclaré. Mahamoudou Sana a annoncé que le gouvernement attend des conclusions claires et des recommandations de haut niveau, à même d’éclairer les décisions futures de l’exécutif.

En attendant, il a indiqué que des mesures sont déjà prises au niveau du département en charge de la sécurité, afin de sanctionner tout comportement allant à l’encontre de la libre circulation des personnes et des biens au sein de l’espace confédéral. « Nous avons pris toutes les mesures pour que ces comportements cessent, particulièrement au niveau de nos frontières, parce qu’il est inadmissible que des instructions soient données de renforcer la libre circulation, et que des agents se livrent encore à des tracasseries routières.

70 dossiers en examen pour sanctions

Nous avons déjà radié, nous allons poursuivre », a-t-il prévenu. Il n’est plus question selon Mahamoudou Sana de sensibiliser ou de former. « Nous allons passer désormais à des actes de sanction, parce que nous pensons que seules les sanctions pourront faire effet sur le comportement de ces agents qui portent atteinte malheureusement à l’éthique et à la déontologie de leur corps », a-t-il estimé. Il a confié que plus de 70 dossiers d’agents de la police et de la gendarmerie nationale sont déjà en examen à son niveau pour sanctions à prendre.

« En instituant une carte d’identité biométrique et un passeport AES, les chefs
d’Etat des trois pays ont posé les bases d’un espace de confiance partagé, fondé sur une identification fiable des citoyens, la facilitation de leur mobilité et le renforcement de la sécurité collective. Il faut que ceux qui gèrent les frontières sachent que la question de la libre circulation des personnes et des biens n’est pas une option, c’est une obligation », a-t-il martelé. En plus de la cérémonie officielle, la commémoration de la Journée internationale de l’identité s’accompagne d’opérations spéciales d’enrôlement.

« Nos équipes sont mobilisées à travers toutes les régions pour enrôler le maximum de
Burkinabè et nous avons mis en place un processus qui permet de délivrer les cartes dans un délais plus court », a confié le directeur général de l’Office national d’indentification, Arzouma Daouda Parfait Louré. Il a invité ceux qui n’ont pas encore une identité à saisir cette opportunité pour s’en procurer. « L’identité est un droit fondamental et le socle pour les autres droits. Sans identité vous ne pouvez rien faire », a insisté le DG de l’ONI.

Nadège YAMEOGO
Wend-tinbnoma Christelle KALKOUMDO
(Stagiaire)

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