L’Association des critiques de cinéma du Burkina (ASCRIC-B) a organisé, du 8 au 12 septembre 2026, dans la capitale, la Semaine de la critique cinématographique de Ouagadougou (SECRICO).
L’Association des critiques de cinéma du Burkina (ASCRIC-B) veut outiller les professionnels des médias pour qu’ils puissent assurer une meilleure couverture de la prochaine édition du Festival panafricain du cinéma de Ouagadougou (FESPACO). C’est pourquoi,
elle a organisé du 8 au 12 septembre 2026, la VIIIe édition de la Semaine
de la critique cinématographique de Ouagadougou (SECRICO) au profit d’une cinquantaine de journalistes et des membres de l’association. Placée autour du thème : « Les Etalons d’or de Yennenga, éléments d’émulation dans le cinéma burkinabè », cette édition
a refermé ses portes le 12 septembre 2026.
L’objectif de l’ASCRIC-B est d’outiller les bénéficiaires à l’analyse et à l’écriture adaptées au cinéma. Pour apprendre à décoder la « grammaire du cinéma », les participants ont revisité, au cours de la semaine, trois productions cinématographiques burkinabè ayant obtenu l’Etalon d’or. Il s’agit de « Tilaï » du regretté Idrissa Ouédraogo en 1991, de « Buud Yam » de Gaston Kaboré en 1997, et de « Katanga, la danse des scorpions » de Dani Kouyaté en 2025. En sus des projections, cinq communications ont été animées par un panel d’universitaires et de cinéastes.
L’art de la critique
Selon le président de l’ASCRIC-B, Abraham N. Bayili, la critique, l’analyse filmique, la lecture des œuvres et la connaissance de l’histoire du cinéma burkinabè sont des compétences susceptibles d’améliorer la qualité des contenus journalistiques.
« Lorsque vous devez produire, le minimum c’est de donner le titre du film et
sa catégorie », a-t-il interpellé. Pour lui, un bon critique doit impérativement inscrire l’œuvre dans la filmographie globale de son auteur. Et de prévenir qu’il y a des pièges courants à éviter, notamment l’usage abusif du synopsis de
production.
« On ne raconte pas un film lorsqu’on fait une production médiatique. Si vous racontez le film, le lecteur n’aura plus de raison d’aller le voir », a-t-il conseillé.
Le président de l’ASCRIC-B a émis le souhait de susciter un amour profond et quotidien pour le septième art afin d’inciter les rédactions burkinabè à ouvrir des plages culturelles et des chroniques régulières permanentes en radio, en télévision et en presse écrite. « Nous sommes la capitale du cinéma africain.
Si nous pouvons avoir des colonnes régulières pour le cinéma, cela va vulgariser davantage le métier, sa pratique et celle de la critique cinématographique », a-t-il souligné.
Le journaliste Abdel Aziz Sawadogo, de la Radiodiffusion Télévision du Burkina (RTB Radio) participant, a salué la tenue de cette formation qui aura un impact réel sur le travail. « Nous avons suivi des films, nous avons posé des questions pour mieux comprendre et nous avons appris à écrire des critiques professionnelles », a-t-il soutenu. Pour lui, les différentes communications lui ont facilité la compréhension de la critique du cinéma.
Julien ZOUNGRANA
Rasmatou OUEDRAOGO (Stagiaire)






