L’association d’amitié et de coopération sino -burkinabè a organisé un colloque international, samedi 12 septembre 2026, à Ouagadougou.
Alors que le Burkina Faso affine les orientations de sa dynamique souverai-niste, la coopération sino- burkinabè s’invite au cœur des réflexions. L’association d’Amitié et de coopération sino -burkinabè (AC-SIB) a ouvert les travaux de la Ve édition de son colloque international annuel, samedi 12 septembre 2026, à Ouagadougou. L’évènement a été placé sur le thème : « Processus de modernisation à la chinoise : enseignements et perspectives pour la Révolution progressiste et populaire ».
Pour le président national de l’AC-SIB, Abdoul Razahagou Dené, cette rencontre offre l’opportunité d’analyser les mécanismes qui ont permis à la Chine de passer d’un pays en développement à une puissance mondiale majeure. « La chine a su bâtir son développement en comptant sur ses propres valeurs culturelles et historiques », a-t-il indiqué. Selon lui, sous le leadership du président du Faso, le Burkina va gagner à adapter cette expérience à ses réalités nationales. Il a précisé que le concept clé mis en avant par l’AC-SIB est qu’il n’existe pas d’itinéraire unique vers la modernisation.
« La Chine a tracé sa voie sans renier sa culture ni son système socio- politique », a-t-il dit. Abdoul Razahagou Dené a aussi étayé que cette approche résonne directement avec la vision politique actuelle du Burkina Faso, axée sur l’endogénéité, le compte sur soi,
la préservation des valeurs culturelles et de la souveraineté nationale face aux modèles préétablis. « En tirant des leçons de l’expérience chinoise, le Burkina Faso pourrait gagner du temps et condenser des décennies de progrès en seulement 10 à 30 ans », a-t-il poursuivi.
Le parrain de cette édition, El hadj Issa Kafando, a salué l’initiative qui, pour lui, s’inscrit dans la vision de souveraineté et d’indépendance économique prônée par la Révo-lution progressiste populaire (RPP). Il a également rappelé qu’il n’est jamais trop tard pour s’inspirer des meilleures pratiques interna-tionales, afin d’offrir des perspectives concrètes à la jeunesse burkinabè.
Le parrain a félicité le président du Faso pour son choix de renforcer la coopération avec la Chine qu’il qualifie de décision patriotique et judicieuse. La diplomatie chinoise, représentée par la ministre conseillère de l’ambassade de Chine au Burkina Faso, Li Qi, a réaffirmé l’engagement de son pays à soutenir le peuple burkinabè.
Elle a rappelé que la lutte contre la pauvreté et la modernisation sont des défis partagés. « L’apprentissage se fait dans les deux sens. La pauvreté n’est pas une fatalité et ce que la Chine a réussi à accomplir par la mobilisation et l’unité, d’autres nations peuvent aussi le réaliser », a-t-elle mentionné. Li Qi a affirmé que le volet éducatif constitue l’un des piliers les plus dynamiques de la relation bilatérale. « Le franchissement du cap du millier de boursiers et séminaristes qui seront formés en Chine va témoigner d’une volonté de transférer des compétences techniques directes », a-t-elle laissé entendre.
Au programme de ce colloque, ont figuré trois sous-thèmes majeurs. Ils ont porté sur les stratégies d’éradication de la pauvreté, la modernisation industrielle et les perspectives d’échanges culturels et éducatifs, qui comptent déjà près de 1000 boursiers et séminaristes burkinabè qui seront formés en Chine.
Soumaïla BONKOUNGOU
Wend-tinbnoma Christelle KALKOUMDO
(Stagiaire)






