
L’Institut national de la statistique et de la démographie a tenu sa première session ordinaire du conseil national de la statistique de l’année, le 11 septembre 2026, à Ouagadougou, sur le thème : « Les statistiques publiques au service de la mise en œuvre du suivi-évaluation et de la redevabilité du Plan de relance 2026-2030 ».
L’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD) veut renforcer le rôle des statistiques publiques dans la conduite des politiques de développement. C’est dans cette perspective que s’est tenue le vendredi 11 septembre 2026 à Ouagadougou, la première session ordinaire de l’année du Conseil national de la statistique (CNS).
Placée sur le thème : « Les statistiques publiques au service de la mise en œuvre du suivi-évaluation et de la redevabilité du Plan de relance 2026-2030 », la rencontre a réuni des représentants des ministères, ainsi que les différents acteurs du système statistique national.
Cette première session ordinaire de l’année a permis d’examiner le rapport statistique national 2025 et de valider le projet de Programme statistique national 2027. La rencontre a été l’occasion de mettre en avant la volonté du Burkina Faso de disposer de données produites et maitrisées au niveau national. Le président du CNS est le ministre de l’Economie et des Finances. Il a été représenté à cette session par le Secrétaire général (SG) du département Vieux Abdoul Rachid Soulama.
Selon lui, dans la mise en œuvre du 5e Schéma directeur de la statistique (SDS)2026-2030 dont le coût global est estimé à 96,689 milliards F CFA, l’enjeu est de parvenir à un système statistique moderne, performant et fiable.
L’activité statistique en progression malgré les défis
Il a présenté cette orientation comme un choix de souveraineté, permettant au pays de produire lui-même les informations nécessaires à la compréhension de ses réalités et à l’orientation de ses politiques publiques. Vieux Abdoul Rachid Soulama a souligné que malgré un contexte sécuritaire difficile, les activités statistiques ont enregistré une progression en 2025. « Le taux d’exécution est passé de 65,6 % en 2024 à 67,8 % en 2025 », a-t-il révélé.
Un projet de Programme statistique 2027 évalué à 10,6 milliards F CFA
Cette performance, a poursuivi le SG du ministère en charge de l’économie, s’accompagne également d’une reconnaissance internationale dans le domaine de l’open data. En effet, le Burkina Faso s’est classé premier en Afrique de l’Ouest et deuxième à l’échelle du continent dans le classement mondial de l’open data, avec un score de 77 points sur 100, a-t-il indiqué.
« Ces résultats reflètent un engagement collectif dont je remercie l’ensemble des acteurs du système statistique national », a-t-il clamé. Vieux Abdoul Rachid Soulama a invité l’ensemble des acteurs à maintenir leurs efforts, poursuivre l’innovation dans la production et l’utilisation des données, et faire des statistiques un véritable outil d’aide à la décision et un levier du développement durable.
Face à l’évolution des besoins en matière d’information statistique, l’INSD entend également s’appuyer sur les nouvelles technologies pour moderniser ses méthodes de
travail. Le directeur général de l’INSD, Toubou Ripama, a énuméré quelques innovations.
Il s’agit de la création de l’observatoire national d’innovation statistique, du déploiement d’un centre d’appel dédié aux enquêtes par téléphone, de la prise en compte de l’intelligence artificielle, de la digitalisation des outils de collecte, ainsi que de la modernisation des plateformes de diffusion des donnés.
Pour Toubou Ripama, ces différentes actions traduisent la volonté de l’INSD de construire un système statistique davantage adapté aux réalités et aux besoins futurs du Burkina.
Le projet de Programme statistique national 2027, soumis à l’examen du CNS, est évalué à 10,6 milliards F CFA.
L’Etat burkinabè va prendre en charge 52,7 % du financement selon le directeur général de l’INSD. « Cela traduit l’appropriation nationale croissante de notre système, tout en rappelant la nécessité de poursuivre la mobilisation des ressources pérennes et de partenariats diversifiés », a-t-il indiqué.
Galedie Kétoura SIMPORE
Issouf SANKARA
(Stagiaire)





