Jeux de l’AES 2026 : le Burkina Faso domine le Kung-Fu Wushu

La ministre des Sports, Annick Lydie Djouma Pikbougoum/Zingué Ouattara, remet la distinction au lauréat, au terme d’une compétition où le Burkina Faso s’est hissé au sommet.

Le Burkina Faso s’est imposé comme la grande nation du Kung-Fu Wushu à la finale de la deuxième édition des Jeux de la Confédération des Etats du Sahel, tenu le 13 septembre à Ouagadougou. Au terme des épreuves techniques (Taolu) et des combats (Sanda), disputés les 12 et 13 septembre, au Palais des sports de Ouaga 2000, les Etalons terminent en tête avec 14 médailles d’or, 6 d’argent et 2 de bronze, soit 22 médailles. Le Mali occupe
la deuxième place avec 17 médailles et le Niger troisième avec 9 médailles.

Le Kung-Fu Wushu burkinabè a frappé un grand coup à l’occasion des finales de la deuxième édition des Jeux de la Confédération des Etats du Sahel, le dimanche 13 septembre 2026, à Ouagadougou. Au terme des épreuves techniques (Taolu) et des combats (Sanda), disputés les 12 et 13 septembre, au Palais des sports de Ouaga 2000, le Burkina Faso s’est hissé au sommet du classement général avec 14 médailles d’or, 6 d’argent et 2 de bronze, soit 22 médailles.

Derrière, le Mali totalise 17 médailles, dont 7 en or, 9 en argent et une en bronze, tandis que le Niger ferme le podium avec 9 médailles, dont une en or, 5 en argent et 3 en bronze. La moisson burkinabè a particulièrement été impressionnante dans les épreuves techniques. Avec 12 médailles d’or, 5 d’argent et aucune médaille de bronze, les Etalons ont largement dominé le Taolu.

Plusieurs athlètes se sont particulièrement illustrés. Chez les hommes, Oumarou Ganga, Kalifa Marvin Dixon Millogo, Adams Abdoul Rahouf Salogo et Yannick Jaurès Ilboudo ont remporté plusieurs titres dans leurs différentes spécialités. Chez les dames, Rîîm Vanessa Simporé s’est également distinguée, notamment en Gunshu. Cette domination traduit le travail effectué depuis la base par les clubs et les encadreurs, mais aussi la progression du niveau technique des athlètes burkinabè.

Présente pour présider les finales, la ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Annick Lydie Djouma Pikbougoum/Zingué Ouattara, s’est dit satisfaite du spectacle offert par les combattants des trois pays. « C’est toujours ce sentiment de satisfaction général et particulièrement pour cette discipline qui nous a montré vraiment de belles œuvres, de belles prestations », a-t-elle déclaré. Pour la ministre, les athlètes burkinabè, maliens et nigériens ont démontré leur potentiel au cours de ces JAES.

« Nous avons vu les combattants des trois pays qui se sont donnés à fond, qui nous ont montré vraiment le niveau technique qu’ils ont », a-t-elle relevé. Au-delà des résultats, la ministre voit dans cette compétition une occasion de détecter et d’accompagner les talents.
« Nous avons beaucoup de talents et nous ne demandons que cela justement à travers cette activité que nous menons depuis le 7 septembre », a-t-elle souligné.

Annick Lydie Djouma Pikbougoum/Zingué Ouattara reconnait toutefois qu’il reste des insuffisances à corriger. Les athlètes devront, selon elle, poursuivre le travail afin de franchir un nouveau cap et prétendre à de meilleures performances sur les scènes continentale et mondiale. Elle a, par ailleurs, félicité les différentes fédérations ainsi que la commission technique pour la qualité du travail accompli.

Redoubler d’efforts

Pour le président de la Fédération burkinabè de Kung-Fu Wushu, maitre Inoussa Sawadogo, cette deuxième édition des JAES constitue une réussite pour le Burkina Faso. « Avec cette deuxième édition des Jeux de l’AES, on peut dire que le pari est déjà gagné avec les athlètes du Burkina Faso», s’est-il réjoui.

Le président fédéral a salué la prestation des athlètes, mais aussi l’engagement des juges, des arbitres, des encadreurs et de l’ensemble de la Fédération. Il a également adressé ses remerciements au ministère des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi ainsi qu’aux autorités des trois pays membres de l’AES. Si le résultat d’ensemble est satisfaisant, Me Inoussa Sawadogo estime que le travail est loin d’être terminé. « Même que nous sommes vainqueurs là-dessus, le travail ne fait que commencer », a-t-il insisté.

Sur le plan technique, le directeur technique national de la Fédération burkinabè de Kung-Fu Wushu, Me Siaka Coulibaly, attribue cette performance au travail réalisé dans les clubs. « C’est parce qu’ils ont bien travaillé depuis la base que nous avons engrangé ces premières places », a-t-il expliqué, rendant hommage aux différents encadreurs qui accompagnent les athlètes au quotidien.

14 médailles d’or constituent, selon le technicien, une grande satisfaction. Le Burkina Faso a notamment « écrasé la concurrence » dans les compétitions techniques. Mais Maitre Siaka Coulibaly refuse de céder à l’autosatisfaction. Les combats, a-t-il estimé, ont montré certaines limites qui devront être corrigées. Le Mali a notamment devancé le Burkina Faso dans le nombre de médailles d’argent en Sanda. « Je pense que nous allons vraiment travailler davantage pour pouvoir titiller d’abord la sous-région », a-t-il indiqué.

Après cette belle performance à domicile, la Fédération burkinabè entend désormais capitaliser sur les acquis des JAES. Plusieurs rendez-vous sont déjà dans le viseur, notamment les championnats ouest-africains, le championnat d’Afrique et les échéances mondiales.

Sur le plan national, les regards sont également tournés vers la Coupe de Son Excellence Monsieur l’Ambassadeur de la République populaire de Chine au Burkina Faso, prévue en décembre, selon le directeur technique national.

Pengdwendé Achille OUEDRAOGO

 

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