Agriculture et changement climatique: des formateurs outillés pour une agriculture plus résiliente

A la fin de la formation, les maitres formateurs ont reçu leur attestation.

La cérémonie de clôture de la formation des maitres formateurs en approche champs écoles agropastoraux et les bonnes pratiques agro écologiques résilientes face au changement climatique s’est tenue le vendredi 11 septembre 2026 à Ouagadougou.

L’agriculture au Burkina Faso fait face à différentes contraintes liées au changement climatique. Conscient de cette situation, le Ministère de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques (MARAH), en collaboration avec l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), a initié une formation à l’endroit des acteurs du domaine. En effet, 22 maitres formateurs en approche Champs écoles agropastoraux (CEAP) et les bonnes pratiques agro écologiques résilientes face au changement climatique ont été outillés pendant 60 jours à Koudougou autour du thème « Amélioration de la résilience climatique des systèmes de production agro pastorale au Burkina Faso ».

La cérémonie de clôture de cette formation s’est tenue le vendredi 11 septembre 2026 à Ouagadougou. Selon la représentante du ministre chargé de l’Agriculture, Estelle KoÏta, la variabilité des précipitations, la dégradation accélérée des sols, la raréfaction des ressources en eau et en pâturage affectant directement la productivité et la vulnérabilité des communes rurales sont des réalités qui appellent des réponses innovantes, endogènes et durables portées par des acteurs outillés et pleinement engagés.

« Ce projet traduit la volonté constante du gouvernement de renforcer durablement la capacité d’adaptation de nos producteurs face aux aléas climatiques, tout en préservant les bases productives de nos systèmes de production agro pastorale », a-t-elle poursuivi. Estelle koÏta a aussi félicité tous les acteurs engagés pour la mise en place et la réussite de cette formation.

Selon le directeur général des productions végétales, Zemba Prosper, cette formation a permis d’avoir des compétences, afin de former d’autres agents pour la mise en œuvre de toutes les réformes agricoles pour un essor du secteur. Il a remercié la FAO et le Fonds mondial pour l’environnement et le climat qui ont financé l’ensemble des activités
et concouru à cette formation.

De nouvelles connaissances acquises

Aux bénéficiaires, Zemba Prosper leur a donné rendez-vous sur le terrain pour voir la mise en œuvre de ce qu’ils ont appris. Pour le chargé de projet, Daouda Zongo, cette formation a pour objectif d’améliorer la résilience climatique de la population rurale. « Nous voulons amener les producteurs des zones rurales à mieux s’adapter aux effets du changement climatique, à travers des connaissance agricoles, animales, halieutiques et de protection de l’environnement pour une augmentation des productions », a-t-il signifié.

Selon ses explications, il s’agira de mettre en place des champs écoles agropastoraux dans les zones de formation dont le Nando, le Guiriko, le Sourou et les Bankuy. Pour sa part, le représentant des bénéficiaires, Saoura Edouard, a souligné que ces neuf sessions leur ont permis de renforcer leurs capacités à travers une approche pédagogique fondée sur les méthodes d’éducation non formelles. « Cette formation nous a permis non seulement d’acquérir des connaissances théoriques mais également des connaissances pratiques indispensables à la conception, à l’animation et au suivi des champs écoles », a-t-il dit. Pour lui, cette formation marque certes la fin d’un cycle d’apprentissage mais elle constitue surtout le début d’une nouvelle responsabilité pour eux.
La cérémonie s’est soldée par la remise des attestations aux différents bénéficiaires de la formation.

Kadi RABO
Aïssatou DIARRA
(Stagiaire)

 

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