Gestion des crises et catastrophes : l’ISEPC outille 41 cadres de 17 pays africains

Cette session a permis de consolider les liens entre l’ISEPC et les différents pays représentés.

L’Institut supérieur d’études de protection civile (ISEPC) a clôturé, vendredi 11 septembre 2026, à Ouagadougou, la huitième session de formation internationale en gestion des crises et catastrophes.

Après deux semaines d’apprentissage, d’échanges d’expériences et d’exercices pratiques, à l’Institut supérieur d’études de protection civile (ISEPC), les participants à la session 2026 de la formation en gestion des crises et catastrophes ont reçu leur attestation, vendredi 11 septembre 2026. Organisée avec l’appui du Programme des nations unies pour le développement (PNUD), cette session a réuni 41 cadres et responsables venus du Bénin, du Niger, de la Guinée équatoriale, de la Tunisie, du Gabon, du Rwanda, du Cameroun, du Togo, du Kenya, de la Guinée, du Tchad, de la République démocratique du Congo, du Congo-Brazzaville, du Mali, des Comores, de la République centrafricaine et du Burkina Faso.

La formation a porté sur les mécanismes de prévention, de préparation, de réponse et de relèvement face aux crises et aux catastrophes. Le directeur des enseignements et des programmes de l’ISEPC, le commandant Arsène Badolo, a salué la qualité et la diversité des participants composés des autorités administratives, des cadres et experts des pays amis et opérationnels intervenant dans la chaine de secours.

« Cette pluralité a permis d’atteindre les objectifs escomptés, à savoir un riche partage d’expérience, la connaissance d’une cellule de crise et des plans d’urgence, la maitrise de la communication en temps de crise ainsi que la mise en œuvre d’une dynamique de coopération interservices, », a-t-il indiqué. Si les exemples et les cas concrets semblent être tirés des réalités du Burkina Faso, a-t-il poursuivi, l’unicité de l’Afrique et la similarité de leurs défis et préoccupations font que les solutions peuvent guider les stagiaires dans leurs pays respectifs.

« Les connaissances n’ont de valeur que si elles sont partagées, testées et constamment mises à jour », a insisté le commandant Badolo. Il a exhorté les impétrants à préparer leurs équipes, à questionner les certitudes et à conserver le sang-froid face aux
situations imprévues. Le délégué de la promotion, Thomas Yampa, par ailleurs, gouverneur de la région du Yaadga, a exprimé la reconnaissance des participants à l’endroit des formateurs et de la direction de l’ISEPC.

Mieux cerner les enjeux liés à la prévention

Il a relevé que la formation leur a permis de mieux cerner les enjeux liés à la prévention, à la préparation, à la réponse et au relèvement face aux crises et catastrophes. Ils ont également pris conscience, selon lui, de l’importance de l’anticipation et de la coordination dans la réduction des conséquences humaines, sociales, économiques et environnementales des catastrophes.

«Cette formation nous a rappelé une réalité essentielle: la gestion des catastrophes ne commence pas au moment où survient la crise. Elle commence bien avant, par la connaissance des risques, la prévention, la préparation, la sensibilisation des populations et le renforcement des capacités », a déclaré Thomas Yampa. Il a ajouté que les acquis constituent pour eux des outils précieux à mettre au service des communautés et de leurs différents pays respectifs.

Pour sa part, le directeur général de l’ISEPC, le lieutenant-colonel Zouno Gérard Bambara, a estimé que la gestion efficace d’une crise ne repose jamais sur l’action d’un seul acteur. Elle exige, selon lui, la coordination, l’anticipation, la circulation de l’information, la complémentarité des compétences et, surtout, une forte capacité à travailler ensemble.

« La diversité des participants à cette session a précisément constitué l’une de ses principales richesses », a-t-il soutenu. Ainsi, le lieutenant-colonel Zouno Gérard Bambara a invité les stagiaires à considérer cette formation comme une nouvelle étape dans leur parcours professionnel et dans leur engagement au service des
populations.

Le représentant résident adjoint par intérim du PNUD au Burkina Faso, Dieudonné Kini, a félicité l’équipe pédagogique pour la qualité de l’encadrement. Il a souligné la pertinence des thématiques abordées dans un contexte marqué par la persistance de crises multidimensionnelles, notamment sécuritaires, climatiques, sanitaires et humanitaires.

Pour le représentant du PNUD, le renforcement des compétences des acteurs constitue un investissement dans la sécurité, la stabilité et le développement durable des pays africains. Il a réaffirmé l’engagement de son institution à accompagner le gouvernement burkinabè, l’ISEPC et les autres partenaires dans les efforts de réduction des risques de catastrophe et de renforcement de la résilience des communautés.

Wendaabo Cathérine KOURAOGO
Gloria BEOGO
(Stagiaire)

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