Quand la Révolution progressiste populaire donne un coup de fouet au secteur de l’industrie au Burkina Faso. La nouvelle trouvaille du camarade capitaine Ibrahim Traoré est un coup de massue sur la tête des sceptiques endurcis du sursaut patriotique du moment. Une révolution industrielle est en cours au Faso et il serait malsain de nier la saine volonté de l’homme de bien faire pour son pays. Le complexe industriel Textile des forces du
Burkina Faso dénommé TEXFORCES-BF vient de pousser de terre comme un gros champignon sur une étendue de 30 hectares à Logofourousso à une dizaine de kilomètres de Bobo-Dioulasso.
Au-delà de l’infrastructure, c’est tout un message d’engagement patriotique que le président donne à ses concitoyens quant au bon usage de l’épargne nationale (Caisses de prévoyance social, sociétés d’Etat et autres structures publiques) générée par ses mêmes Burkinabè. C’est aussi un pied de nez dans les entrailles de ceux qui continuent de penser que le rêve burkinabè est un mirage. L’œuvre est là et elle crève les yeux des incrédules sans scrupule qui crient chaque jour au loup en pointant du doigt les exploits sous l’angle de la frustration. Cette usine fabriquera désormais les tissus destinés à la confection des tenues des Forces de défense et de sécurité et habillera les Burkinabè.
Il suffit de penser à la corvée que le pays s’adonnait pour acquérir ses tenues militaires pour émettre un souffle de soulagement. Il suffit de penser au budget qui était alloué à cette cause pour tirer son chapeau au capitaine. Et quand on sait que le coût de l’infrastructure est de 17 milliards de francs CFA et de surcroît sorti de la poche de chaque digne fille et fils de ce pays, on ne peut pas cacher sa fierté d’être Burkinabè.
Ce complexe a été érigé « sans crédit ». On peut aboyer à satiété sur la caravane qui passe, on peut lui courir après et lui jeter même des pierres ; on peut même pousser l’ignominie en se jetant entre les roues du carrosse qui se moque éperdument des épiphénomènes des à-côtés ; rien n’arrêtera la dynamique laborieuse de ceux qui aiment ce pays et s’y engagent à fond.
Quand on a du cœur, on répond à ses détracteurs par le travail, parce que le travail ajoute toujours une plus value à l’existence. Mais à chacun son travail ; il y a ceux qui posent une pierre sur une autre pour en faire un édifice et il y a ceux dont l’idéal de vie est d’arracher ces pierres. Il y a ceux qui cultivent et sèment à la sueur de leur front pour récolter les fruits et nourrir la communauté et il y a ceux-là qui suivent les semeurs pour déterrer les semis et laisser mourir les graines de la subsistance.
Toutes les deux catégories de travailleurs sont de la même communauté et le champ appartient aux deux. Le pire c’est qu’ils mangent dans le même plat. Le paradoxe est renversant, mais c’est une dialectique qui frise la comédie, pire, c’est une tragédie qui vire au dépit. Mais nous sommes dans un panier à crabes où ceux qui tirent les autres vers le bas prétendent avoir le même idéal que ceux qu’ils combattent : le bien de la Communauté !
Bref, revenons à l’usine parce que c’est là qu’il y a du travail à faire et ceux qui y sont déjà savent bien que c’est plus valorisant que de passer le temps à fabriquer des tissus de mensonges aux motifs délavés et sans attrait. 6 millions de mailles, 6 millions de tenues, 6 millions de tee-shirts, 1 million de chaussettes sont attendus par an de TEXFORCES-BF sur la base d’une transformation de 50 000 tonnes de coton par an avec un objectif ambitieux de 100 millions de mètres de tissus et plus de 20 millions de pièces confectionnées par an.
1 300 ouvriers ont pris part à la construction et à l’installation des équipements et des centaines de jeunes Burkinabè ont déjà été formés aux métiers de l’industrie textile.
20 000 emplois directs et 60 000 emplois indirects sont déjà prévus grâce à ce joyau qui vient redonner vie à notre capitale économique. Et quand on sait que des veuves et des orphelins des FDS et VDP tombées au front sont en première ligne de cette usine, il y a de quoi retenir ses larmes. En attendant la prochaine inauguration d’usine, il y a lieu de féliciter tous les Burkinabè qui croient au changement, parce qu’ils en sont des artisans par leur contribution. C’est la preuve que la politique peut être au service des hommes pour peu qu’il y ait la volonté.
Clément ZONGO
clmentzongo@yahoo.fr






