Le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a procédé, ce vendredi 11 septembre 2026 à Bobo-Dioulasso, à l’inauguration d’un complexe d’amphithéâtres modernes à l’Université Nazi-Boni (UNB). Le complexe comprend un amphithéâtre de 1 200 places, quatre mini-amphithéâtres de 210 places chacun, ainsi que six laboratoires ultramodernes pouvant accueillir une centaine d’étudiants pour les travaux pratiques.
Il dispose également d’un bloc pédagogique comprenant des bureaux, des salles de réunion et une salle de vidéosurveillance, etc. Cette infrastructure constitue la première d’une série de 12 complexes actuellement en construction, sur les 40 prévus dans le cadre de l’Initiative présidentielle pour une éducation de qualité pour tous (IPEQ).
En soit, le complexe d’amphithéâtres de l’UNB envoie au reste du monde un message de foi du Burkina Faso en ses capacités à construire son avenir par ses propres forces. « Quand nous parlons de souveraineté, nous posons des actes ». Cette affirmation du président du Faso aux étudiants suite à la cérémonie, résume à elle seule la portée de l’inauguration du nouveau complexe.
Pour le chef de l’Etat, cela témoigne de la détermination de la Révolution progressiste populaire (RPP) à bâtir une Nation forte et souveraine. En effet, cette réalisation apporte une réponse concrète aux insuffisances des capacités d’accueil et de fonctionnement des universités publiques du Burkina Faso. Elle traduit surtout une conviction qu’un pays qui aspire à la souveraineté doit être capable de former lui-même les femmes et les hommes qui porteront son développement.
Le nouveau complexe doit ainsi contribuer à fluidifier les enseignements et à créer de meilleures conditions pour la recherche et l’innovation. Le complexe d’amphithéâtres
modernes à l’UNB s’inscrit dans une politique plus large de renforcement de l’offre éducative nationale, àtravers la construction de complexes pédagogiques, d’établissements modernes et le développement de formations scientifiques, techniques et professionnelles. Au-delà des diplômes, l’objectif est de constituer une intelligentsia capable de transformer les potentialités du Burkina Faso en solutions, en emplois et en richesses.
C’est tout le sens du message présidentiel adressé aux étudiants qui appelle à une prise de
conscience. La souveraineté se construit par le travail, la connaissance, la production et la capacité à compter d’abord sur ses propres forces. L’ambition est donc de faire de nos universités de véritables pôles d’excellence, d’innovation et de production au service du Peuple.
Cette nouvelle dynamique produira tous ses effets avec la normalisation des années académiques annoncée pour la fin de ce mois de septembre par le ministre chargé de l’Enseignement supérieur, afin de redonner à l’université son rythme et toute sa place de temple du savoir, de la recherche, de l’innovation et de la formation des Burkinabè de demain ; des Burkinabè compétents, travailleurs, patriotes et profondément enracinés dans les réalités nationales. C’est une vision holistique dont les racines sont plantées désormais depuis le préscolaire et le primaire, et se poursuit au secondaire avec l’Immersion patriotique obligatoire (IPO) de tous les bacheliers.
L’université devra alors prolonger, par le savoir et la compétence, les valeurs de discipline, de responsabilité, d’engagement et de service à la Nation inculquées dès ces étapes.En somme, construire des amphithéâtres, moderniser les laboratoires et normaliser les années académiques, c’est investir dans l’avenir du Burkina Faso.
C’est faire de la connaissance une force de souveraineté et de la jeunesse le moteur d’un Faso debout, productif et maître de son destin.
Par Assetou BADOH






