
Le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, a échangé avec les acteurs du monde rural des provinces du Boulgou et du Kouritenga, dans la région du Nakambé, mercredi 16 septembre 2026.
Le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié était en tournée de suivi de la campagne agropastorale et halieutique dans la région du Nakambé. Il a mis à profit son séjour pour échanger avec les acteurs du monde rural à Tenkodogo et à Koupéla, respectivement dans les provinces du Boulgou et du Kouritenga, le mercredi 16 septembre 2026. L’objectif de cette démarche est d’écouter ces derniers, de recueillir leurs préoccupations en vue de dégager des réponses adaptées.
A Tenkodogo, le chef du département en charge de l’agriculture a salué les résultats satisfaisants enregistrés au terme de la première phase de l’Offensive agro-pastorale et halieutique. Selon lui, ces performances n’auraient pas été possibles sans l’engagement des acteurs du monde rural et les efforts consentis dans les différentes filières. Il les a félicités pour le travail accompli et les a exhortés à maintenir le cap. « Le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a instruit de consolider ces résultats et de développer d’autres filières à travers une deuxième phase, dénommée Offensive agro-pastorale, hydraulique
et halieutique 2026-2028 », a-t-il confié.
Cette deuxième phase, a précisé le ministre d’Etat, vise à consolider les acquis enregistrés dans les huit filières retenues lors de la première phase qui concernait notamment le maïs, le riz, le poisson, le bétail, la viande, la volaille, la pomme de terre et le blé.
« Dans cette deuxième phase, le volet hydraulique sera pris en compte, au regard des insuffisances observées en termes d’irrigation, mais de la nécessité de satisfaire à un devoir régalien de donner l’eau potable aux populations. Elle va également s’étendre à 18 filières avec un accent particulier sur la production du manioc, qui entre de plus en plus dans les habitudes alimentaires des Burkinabè », a-t-il détaillé.
La bataille pour la souveraineté
Le commandant Ismaël Sombié a rappelé que la quête de la souveraineté nationale ne se limite pas seulement à la défense du territoire, mais passe aussi par la capacité du pays à assurer son alimentation. C’est pourquoi, il a ainsi invité les acteurs à être des travailleurs résilients pour construire de manière durable une souveraineté totale du Burkina Faso.
A Koupéla dans le Kouritenga, le ministre d’Etat a, une fois de plus, encouragé et appelé les producteurs et productrices à la mobilisation. Il a indiqué que la part consacrée au secteur rural est passée de moins de 7 % à plus de 11 % du budget national, avec à la clé, 14 771 hectares réalisés durant ces
quatre dernières années. Aussi, selon lui, les quantités d’engrais mises à la disposition des producteurs à prix subventionné sont passées de 20 000 tonnes à plus de 60 000 tonnes par an.
Dans le domaine de l’élevage, des efforts sont faits pour rendre les vaccins plus accessibles aux éleveurs, avec une subvention annoncée à hauteur de 80 %. Reconnaissants par rapport aux investissements faits par le gouvernement, les producteurs des deux provinces ont tout de même exposé leurs difficultés. Il s’agit du problème d’accès à l’eau, du manque de financement, de l’insuffisance des équipements de production, mais aussi des difficultés liées à la certification, à la conservation et à l’écoulement des produits.
Face à ces préoccupations, le ministre Sombié a assuré que des dispositions seront prises pour les intégrer dans la programmation de son département. A l’issue des échanges, la délégation a poursuivi sa tournée sur deux sites rizicoles. A Nabenkiensem dans la commune de Koupéla, un périmètre rizicole de 43 hectares exploité par une coopérative a été visité. A Oumnè, dans la commune de Tenkodogo, le commandant Sombié s’est rendu dans un bas-fond rizicole de 43 hectares exploité par 268 personnes, dont 216 femmes. Il les a confié que des forages seront réalisés pour leur permettre de produire permanemment.
Adama SAWADOGO





