
Le ministre de l’Energie, des Mines et des Carrières, Yacouba Zabré Gouba, a inauguré une nouvelle centrale thermique d’une capacité de 26,4 MW, le vendredi 7 août 2026 à Bobo-Dioulasso. Réalisée pour un coût de près de 34 milliards de francs CFA entièrement financé sur fonds propres, cette infrastructure vient renforcer les capacités de production de la Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL).
Le Burkina Faso se rapproche un peu plus de sa souveraineté énergétique. En effet, après l’inauguration, le 21 juillet dernier, de la centrale thermique d’urgence de 50 MW à Pabré, le ministre de l’Energie, des Mines et des Carrières, Yacouba Zabré Gouba, vient de mettre en service une nouvelle centrale thermique à Bobo-Dioulasso, le vendredi 7 août 2026. D’une capacité de 26,4 MW, elle a été entièrement financée sur fonds propres à hauteurs de 33, 893 milliards de francs CFA. Sa mise en service va contribuer à améliorer l’offre d’électricité et à répondre à la demande croissante en énergie.
Les travaux qui ont duré 15 mois ont été réalisés par l’entreprise PPI-SA. Selon le Directeur général (DG) de la Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL), Souleymane Ouédraogo, cette centrale est constituée de trois groupes électrogènes équipés de moteurs MAN de 18 cylindres en V, développant chacun une puissance de 8,8 MW, soit une puissance installée totale de 26,4 MW. L’infrastructure comprend également des installations de stockage d’une capacité totale de 1 330 m³ destinées au combustible, à l’eau et des produits issus des vidanges, ainsi qu’un système d’évacuation de l’énergie composé de trois transformateurs.
La centrale fonctionne principalement au fioul lourd. Le diesel sert, quant à lui, de combustible de démarrage et de secours. « Le projet ne se limite pas aux groupes de production. Il comprend également un bâtiment principal, une salle de commande, un bâtiment auxiliaire, un poste HTA, un réseau de tuyauterie ainsi que différents ouvrages annexes », a ajouté le DG. A l’en croire, l’ensemble de ces équipements doit permettre d’assurer les conditions nécessaires à l’exploitation de la centrale.
Offrir une alimentation plus stable aux unités industrielles
L’apport de cette nouvelle unité modifie la capacité de production du site de Bobo 2. Celle-ci passe de 60 MW à 86,4 MW, soit une augmentation de 26,4 MW correspondant à la puissance de la nouvelle centrale. Pour le ministre de l’Energie, des Mines et des Carrières, Yacouba Zabré Gouba, la réalisation de cette centrale s’inscrit dans la stratégie nationale de renforcement des capacités de production électrique, conformément à la vision portée par le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré. « Cette mise en production constitue une grande victoire pour notre économie, notre souveraineté et surtout notre développement », a-t-il laissé entendre. Selon lui, les fonds investis dans cette infrastructure proviennent exclusivement de l’effort national.
Cela traduit la volonté du Burkina Faso de compter sur ses propres ressources pour financer des infrastructures stratégiques. « Cette nouvelle capacité permettra de réduire les interruptions de fourniture, d’offrir une alimentation plus stable aux unités industrielles et économiques de la région, de soutenir la création d’emplois et d’améliorer les conditions de vie des populations », a indiqué le ministre en charge de l’énergie. A entendre le ministre, la mise en service de Bobo 2 ne constitue pas la dernière étape de cette série d’investissements.
Le gouvernement prévoit la poursuite des projets de production électrique dans plusieurs localités. Il a, de ce fait, annoncé que cette dynamique va se poursuivre avec l’inauguration prochaine des centrales thermiques de 25 MW à Koudougou et de 25 MW à Kaya, qui vont venir renforcer davantage les capacités nationales de production.
Noufou NEBIE Bénèdicte
Eudocsie TOE (Stagiaire)




