
L’Agence burkinabè de la cinématographie et de l’audiovisuel (ABCA) a organisé une rencontre d’échanges avec les acteurs de la sphère cinématographique, vendredi 24 juillet 2026 à Ouagadougou.
Une année après son installation, l’Agence burkinabè de la cinématographie et de l’audiovisuel (ABCA) fait le point de son parcours. A cet effet, elle a réuni les professionnels du cinéma autour d’un cadre d’échanges pour présenter les acquis enregistrés au cours de cette première année et recueillir leurs préoccupations en vue d’améliorer ses actions. Selon le directeur général de l’ABCA, Alex Moussa Sawadogo, cette rencontre constitue un devoir de redevabilité envers les acteurs qui travaillent nuit et jour pour faire avancer le cinéma burkinabè.
Parmi les acquis majeurs présentés, figure la mise en place d’un fonds permanent destiné à accompagner les producteurs et les réalisateurs. « Faso Films Fonds, renouvelé récemment, devrait être lancé prochainement afin de renforcer le soutien à la création cinématographique nationale. Il est aussi ressorti des échanges que l’ABCA a engagé des actions de proximité à travers des projections de films dans plusieurs régions et provinces du Burkina Faso. Cette initiative vise, selon le Alex Moussa Sawadogo, à faire découvrir les productions nationales à un public plus large et favoriser les échanges avec les acteurs locaux du secteur.
La rencontre a aussi permis aux professionnels de partager leurs difficultés et de formuler des recommandations. Pour Alex Moussa Sawadogo, ces préoccupations seront examinées afin d’améliorer la gouvernance de l’institution. « Il y a des recommandations qui sont justifiées et nous allons les prendre en compte dans la gouvernance de l’ABCA », a-t-il assuré. Ainsi, l’Agence burkinabè du cinéma et de l’audiovisuel ambitionne de favoriser une meilleure diffusion des productions burkinabè à travers le numérique.
Face à une population de plus en plus connectée, l’ABCA envisage aussi la mise en place d’une plateforme permettant aux Burkinabè d’accéder aux films nationaux et aux réalisateurs de mieux valoriser leurs œuvres. L’actrice burkinabè, Kadi Traoré, s’est réjouie de la possibilité offerte aux professionnels d’exprimer leurs préoccupations, notamment celles liées au précédent fonds de soutien. « Je suis satisfaite de la rencontre parce qu’on a pu se parler franchement.
Nos préoccupations ont été exprimées et nous espérons qu’elles seront prises en compte pour le prochain fonds », a-t-elle confié. Pour elle, l’ABCA s’inscrit dans une dynamique de modernisation du secteur cinématographique burkinabè. Elle a estimé que les différentes initiatives engagées devraient permettre aux professionnels de mieux produire, distribuer et faire connaître leurs œuvres. « Il ne reste plus qu’à nous mettre au travail, pour faire notre part », a-t-elle conclu.
Abdoulaye BALBONE
Lydia Esther BILLA (Stagiaire)




